
Rencontre artistique
Grand angle sur l’exposition FANTASY GARDEN
Donnant naissance à l’exposition FANTASY GARDEN, une série de photographies de Sylvie Bessou, exposée à l’été et à l’automne 2026 au café brocante Emotions sans modération, est un véritable lien avec le jardin de son enfance, dans le Domaine de Fontcouverte.
Dans cette collection botanique, « les fleurs sont sublimées, grâce à un savant mélange de rouge, parfois de noir, que j’affectionne tout particulièrement, comme le blanc qui accentue, je pense, la dimension cinématographique de mes images.
J'aime envisager mes photos comme une narration par l’objet, une composition souvent graphique. Les fleurs sont comme des pulsions de vie : une fleur pour poser son âme, témoin de la force dans la douceur... Les fleurs comme un refuge, la nature est omniprésente dans mes images.

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L’artiste éprouve une véritable fascination pour l'architecture des fleurs,
jouant sur leur géométrie sacrée, leur complexité et leur perfection.
Nourri par ses racines anglo-galloises et un héritage protestant
profondément ancré dans les Cévennes,
son regard se distingue par une finesse et une retenue romanesques...
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C'est ainsi que j'ai commencé par prendre des paysages en photos, pour créer des décors imaginaires. Ce qui m’intéresse le plus, c’est la poésie qui se dégage des sujets choisis, la délicatesse qui en émane, parfois tout en retenue »...
J’adore les shootings « outdoor », tourner dans des lieux sauvages dans lesquels il faut s’adapter aux intempéries, saisir le rayon de soleil, le vent, le vol d’un oiseau qui passe dans le cadre…
Sous l’objectif de Die Frau
« Die Frau - La femme - est comme le blason de Sylvie Bessou, une sorte d’éternel féminin, de guerrière aussi, qui lui permet d’y voir des figures féminines filiales et une droiture qui lui correspond bien dans le travail ».
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« Die Frau c’est une présence indicible qui teinte les projets qu’elle touche.
Il en ressort dans les images une certaine forme de sensorialité organique,
de mystique, d’étrange sensualité.
Le fil rouge de sa création ? Une quête viscérale d’atmosphère et de narration visuelle ».
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Des photos, « très solaires, très épurées » offrent des « œuvres subtiles, teintées de douceur et de poésie », aux champs de création immenses.
Mais Die Frau, c’est aussi une écoute unique, pour « retranscrire le meilleur, tirer l’image vers le haut, trouver le fil d’une histoire à raconter ».
« Je vais chercher le meilleur angle, je tente de capturer l'essence du sujet à ce moment-là. La beauté offre un large spectre et se trouve dans des endroits inattendus que je débusque avec joie » souligne ainsi Sylvie.
Pour en savoir plus sur l’artiste
Cela fait bientôt trente ans que Sylvie Bessou se consacre, sous tous ses aspects, à la photographie.
Après un Grand Prix de l’ETPA, l’école de photographie de Toulouse, celle qui devient tour à tour directrice artistique, réalisatrice et photographe aime « faire voler les étiquettes pour embrasser des sujets très différents ».
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« Je creuse à fond les sujets pour trouver un angle personnalisé,
c'est du sur-mesure, à l’instar de la haute-couture.
Recréer une histoire, trouver un fil, que les images fassent rêver, qu’elles donnent envie.
Une écriture organique, allégorique, parfois surréaliste,
capable d’autodérision et, toujours, élégante.
Concevoir, réaliser, porter le projet jusqu’à la réalisation finale : c’est ma marque de fabrique ».
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Son logo ? Un diamant, qui livre quelques pistes sur son essence. « Symbole classique fort, multi-facettes, il démontre que Sylvie cultive précieusement une polyvalence qui ne laisse pas de place à la routine ».
De directrice du pôle images d’un studio de création à son évolution vers la réalisation de clips, la photographe a en effet su construire une carrière basée sur l’image et l’identité visuelle, pour des artistes de renoms ou des marques de prestige.
Le jardin secret de Sylvie Bessou, Die For Stories
Quand vient le temps de l'entrée en scène de Die For Stories, c’est « un jardin noir, secret, la face brillante de la lune »… profondément inspiré par le fantastique, le symbolisme et le romantisme victorien qui se dévoile, comme dans la série Black Garden ou Résurrection, une référence aussi peut-être aux légendes celtes, souvenirs, qui sait, de ses lointaines origines galloises qui nourrissent son imaginaire pour un éloge des ombres... La photographe y maîtrise l'intégralité de la chaîne créative, de la réflexion conceptuelle jusqu'aux choix de fabrication en passant par des tournages en extérieur où elle aime se confronter aux éléments naturels.
Die For Stories, c'est un monde créatif qui navigue désormais volontiers entre des images solaires et un monde où l'élégance côtoie le mystérieux, le secret ».
Et nous vous le confirmons, le regard fantasque que porte l'artiste ne peut laisser indifférent, tant la recherche de la meilleure lumière, de la meilleure composition, est travaillée jusqu’à son paroxysme…
Les photographies de Sylvie Bessou ? Elles s’appréhendent posément, pour avoir la chance de plonger au cœur de sa sensibilité esthétique…
Vifs remerciements à Sylvie Bessou pour sa collaboration à UzEssentiel et pour la documentation transmise (DIE FRAU – biographie et FANTASY GARDEN – la bio de Romain Vanoverberghe, Seerve).
La bonne adresse : Retrouvez la photographe sur son site et sur Instagram Die Frau, Die For Stories.