Les vignes de Blauzac, près de la colline de la Librotte

Terroir

  • Le café : Histoire, légendes, citations et diffusion

    Deuxième partie du dossier d'UzEssentiel sur le café

    Ethymologie

    En arabe classique, le qahwah désigne une boisson stimulante. Le dérivé turc, kahve, donne le nom : café.

    Légendes autour du café

    La plus connue est sans doute celle des moines du monastère Chehodet, au Yémen. Un jour, un moine rencontre un berger dont le troupeau est toujours plein d’allant. Chèvres et chameaux mangent en effet des baies aux vertus toniques. Le moine décide alors d’utiliser ces baies pour préparer une boisson énergétique.

    L’archange Gabriel vient en aide au prophète Mahomet, fatigué, et lui tend une potion envoyée tout spécialement par Allah, le qawa. Mahomet se sent alors prêt à reprendre son chemin.

    De nombreuses légendes nous font ainsi voyager de Moka au Yémen jusqu’aux hauts plateaux d’Abyssinie, de Syrie jusqu’en Egypte, et au Vietnam.

    Citations

    D’après Courteline, « on change plus facilement de religion que de café », alors que le chansonnier Pierre-Jean Vaillard disait : « Je sais maintenant pourquoi les Anglais préfèrent le thé. Je viens de goûter leur café ».

    Selon l’auteur et dessinateur Scott Adams, « le chef, c’est celui qui peut prendre la dernière goutte de café sans avoir à en refaire ».

    Pour Honoré de Balzac, « le comptoir d’un café est le parlement du peuple », alors que pour Talleyrand, « le café est noir comme le diable, chaud comme l’enfer, pur comme un ange, doux comme l’amour ».

    Diffusion

    Le café subit de nombreuses sanctions au cours des siècles. Il est ainsi interdit par le sultan de la Mecque, le bey du Caire, en 1511, le grand Vizir Köprülü en 1656, le landgrave Frédéric de Hesse en 1773, Charles X d’Angleterre pour… 10 jours, mais aussi par les mormons.

    Mais le café gagne peu à peu le respect de tous.

    Sous le règne de Soliman le Magnifique (1520/1566), de nombreux établissements proposent le breuvage. Le café semble être particulièrement apprécié auprès de la société cultivée, et est jusqu’à être surnommé le lait des penseurs.

    En Italie, le premier établissement dédié à cette boisson semble avoir ouvert ses portes en 1640 à Venise. En 1763, on le déguste dans 218 établissements.

    Quelques dates : 1644, arrivée en France grâce à des marchants marseillais en provenance d’Orient. En 1671, il est désormais possible d’y goûter tout en jouant aux cartes et en discutant affaires dans certaines tavernes. Bientôt, Lyon, Toulouse, Bordeaux, et Paris suivent l’exemple. Il paraît même que Louis XIV aime à se préparer lui-même son propre café.

    1652, le café tente de damer le pion au thé sur son sacro-saint territoire. L’Angleterre est peu à peu conquise et les salons privés lui font bonne publicité. 1670, les colons européens introduisent le café aux Etats-Unis. Il y acquiert vite une excellente réputation dès la fin du 18e s. 1679, ouvre à Hambourg le premier café, à l’initiative d’un marchand anglais.

    1683, les Ottomans quittent Vienne après une longue et douloureuse bataille, et une lourde défaite. Dans leurs campements sont retrouvés des sacs de grains de café. Un Polonais, Kolschitsky, ayant vécu en Turquie, en comprend de suite la valeur et propose peu de temps après à Vienne cette nouvelle boisson.

    En 1690, les Hollandais s’emparent de quelques plants de café à Moka, au Yémen. Français, Anglais, Espagnols, Portugais rapportent d’Arabie ou d’Afrique le précieux grain.

    Les plantations de café prennent alors leur essor. En Inde, à Cuba, mais aussi en République Dominicaine, au Guatemala, au Mexique, en Colombie, au Vénézuela, en Equateur, au Brésil, en Indonésie…

     

    A lire ou relire, notre article sur L'Atelier du Café, torréfacteur par passion, à Uzès

  • Les Reines du Bois, le rucher de Blauzac

    Dans son rucher école, Les Reines du Bois, installé à Blauzac depuis 3 ans, Nicolas Arnoux, cinquième génération d’apiculteurs, met sa formation familiale et professionnelle au service de ses abeilles, dans un environnement naturel et sauvegardé propice à l’essor de ses communautés d’abeilles.

    Les reines du boisUne formation en génétique

    Si la formation familiale a tout son poids dans le parcours de Nicolas, la formation professionnelle acquise au Centre de formation professionnel de promotion agricole de Rodilhan, puis auprès du Ceta (Centre d’Etude et Technique Agricole) de Montpellier fait peut-être toute la différence par rapport à une exploitation classique.

    Car c’est au sein de la miellerie collective et du laboratoire mis à sa disposition que Nicolas Arnoux travaille à la sauvegarde des abeilles au travers d’expériences génétiques permettant de rechercher les caractéristiques les plus remarquables de chaque espèce d’abeilles afin d’obtenir une espèce plus robuste et mieux adaptée au climat, à la pollution, etc.

    Sur les pas du moine bénédictin Adam (1898-1996), « considéré aujourd'hui comme le meilleur généticien mondial dans le domaine de l'apiculture »

    Nicolas a choisi pour son exploitation les abeilles Buckfast - une abeille peu agressive et très productive (croisement de plusieurs espèces originaires de France, de Macédoine, de Grèce, d’Egypte, de Turquie, de Maroc et de Tanzanie, que l’on doit au moine Adam), et les abeilles caucasiennes (originaires du Caucase, et que l’on retrouve aussi Turquie, en Azerbaïdjan et en Arménie).

    Partenariat actif avec les communes du Gard

    Grâce à des partenariats avec les communes qui ont adoptées des ruches, Nicolas partage sa passion pour une meilleure connaissance des abeilles.

    Il a ainsi installé une ruche sur le toit de L’Ombrière à Uzès, et à Arpaillargues. Bientôt devraient être mises en place des collaborations avec les mairies de Garrigues, de Saint-Quentin-la-Poterie, de Saint-Maximin et, bien évidemment, de Blauzac.

    Les reines du bois pot de mielUn miel fleuri

    Pour le moment, Nicolas se concentre sur un miel toutes fleurs, qui fait la part belle à la floraison sauvage de la garrigue. Un délicieux mélange riche des senteurs de la campagne gardoise.

    Le saviez-vous ? Le miel d’acacia est le seul qui ne durcit jamais

    Cette année, malgré un printemps compliqué et un été particulièrement chaud, le miel a été au rendez-vous, mais en quantité limitée. Vous pourrez le retrouver à l’épicerie de Blauzac, ou en le commandant directement à l’exploitation.

    Visites et formations

    Les reines du bois ecoleEn dehors de l’entretien des ruches et de la récolte du miel, Nicolas aime partager son expérience auprès du jeune public, par exemple lors d’interventions dans les écoles primaires et les collèges de la région.

    On apprend par exemple la vie d’une exploitation, de l’installation de la colonie à la mise en pot du miel, jusqu’au nettoyage des cadres par les abeilles. On apprend aussi qu’une ruche se change en général tous les trois ans, que la création d’une nouvelle colonie commence par la préparation de la ruche, avec l’installation de quelques cadres d’une autre ruche et d’une nouvelle reine, née en laboratoire.

    Le saviez-vous ? Une reine pond en moyenne 2 000 œufs par jour. Elle vit entre 3 et 5 ans. On la reconnaît par le petit point de couleur sur son dos, qui correspond à l’année de sa naissance : blanc, jaune, rouge, vert ou bleu

    La vie et le travail d’une abeille se « composent » de 6 phases : elle est tour à tour nettoyeuse, cirière – le maçon qui fabrique les cadres et bouche les trous, gardienne, nourrice, ventileuse et finalement butineuse

    Les reines du bois formationMais ce n’est pas tout. Nicolas organise aussi des visites de mars à juin aux Reines du Bois, à Blauzac, où vous pouvez découvrir le monde passionnant des abeilles et de la ruche, mais aussi, pour les plus audacieux, même envisager une formation d’apiculteur amateur, de quoi adopter une ruche sur son terrain, qui sait.

    Une colonie d’abeilles compte entre 50 000 et 80 000 abeilles. Chaque abeille vit entre 3 semaines à 1 mois

    D’autres formations, comme « Apprenez à élever votre ruche » ou « Adopter votre ruche » mettent la théorie et la pratique au centre de votre apprentissage. Au programme : présentation du monde agricole, les gestes élémentaires à mettre en pratique pour accueillir une ruche, l’évolution de colonies d’abeilles…

    Remerciements à Nicolas Arnoux pour sa collaboration à cet article. Visuels©Les Reines du Bois

    Plus d’informations : Les Reines du Bois, lesreinesdubois@gmail.com, Tél 06 74 13 42 78, www.lesreinesdubois.com

  • Le café, c’est tout un monde

    Coffee beans in glass picjumboLe dossier Café d'UzEssentiel.com

    Première partie Le café, c’est tout un monde

    Torréfié, moulu, le café multiplie les senteurs enivrantes et les saveurs entêtantes en fin de course, dans la tasse.

    Arabica, Robusta, Libérica, Exelsa… les variétés sont nombreuses.

    Expresso, café largo, café court, macchiato, au lait, Moka, cappucino, marocchino (espresso, cacao et mousse de lait), petit crème, viennois, vénitien (café stretto, c’est-à-dire très serré), bicherin (spécialité piémontaise semble-t-il très appréciée d’Alexandre Dumas, café + chocolat + crème de lait et liqueur au café), café turc ou grec…

    Dans le monde, le café est une boisson de prédilection, non seulement en France et en Italie, mais aussi en Espagne

    Si on lui préférait le guarana au Brésil il y a encore quelques années, le café y fait son entrée avec succès, avec notamment le délicieux et traditionnel Café do Ponto (Maison fondée à São Paulo dans les années 50), il est apprécié aux Caraïbes avec du zeste de citron, aux Mexique, avec du lait et un soupçon de cannelle, aux Etats-Unis, c’est le café filtre qui sort grand vainqueur, alors qu’en Ethiopie, berceau de la boisson, on aime lui ajouter une pincée de sel, et qu’au Moyen-Orient, ce sont des épices que l’on y met.

    L’apprécier, c’est l’adopter, ou presque

    Comment bien préparer et boire son café ? Voici quelques astuces : si la mousse est trop foncée, le café a été trop torréfié, si la mousse est tachée de blanc, c’est que le café a été trop moulu, ou bien à trop forte température.

    Le café idéal : une jolie mousse de couleur noisette, uniforme, épaisse à souhait, avec quelques reflets foncés.

    De son implantation à Ceylan, en Inde et à Java, le Coffea Arabica arrive en 1880 en Asie et en Amérique du Sud, sous l’impulsion des Français notamment (voir Les jardins suspendus, Le Havre, Le café à la conquête du monde)

    Le cafe a la conquete du monde les jardins suspendus le havre 2019Pays producteurs

    En Afrique, c’est l’Ethiopie, qui remporte la palme du plus grand producteur, devant l’Ouganda et la Côte d’Ivoire. En Asie et Océanie, le Vietnam domine tous les autres pays, loin devant l’Indonésie et l’Inde. Du côté du Mexique et de l’Amérique centrale, le Honduras, le Mexique – celui des Chiapas et de Veracruz (le café de la parroquia) sont parmi les meilleurs, et le Guatemala forme le trio de tête, alors qu’en Amérique du Sud, c’est le Brésil le champion toutes catégories, largement devant la Colombie et le Pérou (ICO, International Coffee Organisation (organisation intergouvernementale créée en 1963), récolte par pays – données mai 2021).

    Les petites exploitations familiales d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, accrochées jusqu’à 2 000 m d’altitude, ont une superficie qui dépasse rarement les 10 ha. Y sont cultivées 75 variétés de caféiers issues de 2 espèces, le Coffea arabica et le Coffea canaphora var robusta (Les jardins suspendus, Le Havre, La culture du café)

    Côté bourse ?

    Il semblerait que le café, dont les premiers importateurs sont la France, l’Italie, les Etats-Unis, l’Allemagne et le Japon, soit un des produits agricoles les plus prisés par les investisseurs, la variété la plus demandée étant l’Arabica (zonebourse.com).

    Le cafeier arabica les jardins suspendus le havre 2019Le saviez-vous ? En France, « c’est le port du Havre qui, en 1728, voit arriver les premiers grains de café en provenance des Antilles. Depuis, le trafic n’a cessé d’augmenter pour trouver son apogée au début du 20e s et en 1930. Le Havre est une place forte du négoce notamment grâce à sa bourse internationale. Elle est alors la plus importante d’Europe : ses transactions journalières fixaient les cours mondiaux des différentes variétés. Aujourd’hui,… Le Havre reste le premier port importateur (60 % du vrac) et les plus grandes maisons de négoce ont conservé leur siège social dans la ville » (Les jardins suspendus, Le Havre).

    Côté environnement

    Le café, ce sont des arbustes, des caféiers, particulièrement sensibles aux aléas climatiques. Selon une dépêche de l’AFP, l’arabica ne supportant pas les températures supérieures à 19º (contre 23º pour le robusta), il faudra peut-être se tourner vers une nouvelle espèce de caféiers. On apprend alors que « le Britannique Aaron Davis a retrouvé en Sierra Leone une espèce de café au parfum supérieur à l’arabica, et qui peut supporter 24.9º. Nommée stenophylla, elle avait été très appréciée au 19º avant de tomber dans l’oubli ».

    Côté santé

    Sucre, matières grasses, protéines, eau, alcaloïdes (comme la caféïne), minéraux (potassium, calcium, magnésium, phosphore) composent un grain de café.

    La caféïne, stimulant et psychostimulant, est découverte en 1820 par le chiniste allemand Friedrich Ferdinand Runge.

  • La boulangerie du Moutas, à Uzès

    Baguette©boulangerie du moutasAdresse bien connue des Uzétiens, la boulangerie du Moutas est installée depuis plus de 60 ans avenue Jean Jaurès, à deux pas du boulevard Gambetta.

    Reprise en 2004 par Aline et Cyril Cosmo, originaires de Lorraine, la boulangerie vous accueille du lundi au samedi, et offre tout un panel de pains et spécialités.

    Médaille d’or Militant du goût pour la fougasse aux grattons en 2019

    Pains, viennoiserie, pâtisserie…

    Véritable temple du goût et de la gourmandise, la boulangerie du Moutas est l’endroit parfait pour redécouvrir toutes les qualités du pain au quotidien et revenir sur de grands classiques.

    Petit et grand Moutas, pain bûcheron, pain aux céréales…

    Un petit aperçu ? Le pain qui porte le nom de la boulangerie, le petit ou le grand Moutas (photo©Boulangerie du Moutas) bien évidemment, à la croûte légèrement dorée et croustillante, et à la mie aérienne, mais aussi le pain d’épeautre, le pain aux céréales ou encore le bûcheron, un rustique tout en caractère, et le vistaforme, avec sa petite touche de pomme, pour les sportifs, afficionados de la diététique.

    A déguster, le délicieux pain de mie artisanal

    Medaille militant du gout 2019 fougasse aux grattons©boulangerie du moutasFougasse aux grattons©boulangerie du moutas​​​​​​​Il y a aussi les viennoiseries, et les petits plaisirs, avec une sélection de gâteaux, ou bien ces biscuits en sachets et ces belles meringues.

    ​​​​​​​​​​​​​​Une fabrication maison, à base de farine locale

    Une fabrication maison, à base de farine locale et de « matières premières sélectionnées avec rigueur », met la barre haute. Au final, l’excellence des produits de la boulangerie du Moutas mérite la fidélité des clients.

    ​​​​​​​Avec la farine classique et bio du moulin de Sauret, à Montpellier, mais aussi avec celle des moulins du Ventoux, Cyril, ouvrier boulanger dans les Vosges avant de venir s’installer à Uzès, teste de nouvelles créations

    ​​​​​​​Côté spécialités, il y a l’incontournable fougasse pour le côté salé et, pour le côté sucré, parmi d’autres, la brioche, nature, au sucre ou aux ​​​​​​​pralines…

    De même, le pâté lorrain, tout comme le pain d’épices de Noël, sans oublier les délicieux chocolats à l’effigie de Saint Nicolas, patron des écoliers, une fête très importante en Lorraine, rappellent les origines du couple.

    La bonne adresse : Boulangerie du Moutas, 5 avenue Jean Jaurès, Uzès. Ouvert du lundi au vendredi de 6h à 13h et de 15h à 19h30, le samedi, de 6h à 13h. Tél 04 66 22 29 76.

    Visuels©Boulangerie du Moutas

    Remerciements à Aline et Cyril Cosmo, pour leur collaboration à cet article.

  • L’Atelier du café d’Uzès, torréfacteur par passion

    Installé depuis 2010 à Pont des Charrettes, l’Atelier du café torréfie les grains de café pour le plus grand plaisir des amateurs de velours noir.

    Son propriétaire, Julien Hurard, a su depuis le début de l’aventure de l’Atelier du café s’entourer d’une équipe aussi passionnée que lui pour continuer de donner ses lettres de noblesse à une des boissons les plus populaires au monde.

    Du zinc du bar local au petit expresso dégusté à la maison, les cafés de l’Atelier savent créer l’addiction auprès d’une clientèle de fidèles.

    Visuel 1 torrefacteurUn torréfacteur Devigne-Janin, le plus ancien de France

    Profitant des bons et loyaux services d’un torréfacteur de 1905 (5 tonnes, 6 m de long, 3 m de large et 2,5 m de haut et fonctionnant au bois et au charbon) et remonté sur place lors de la création de l’Atelier, le torréfacteur a en effet ses habitués, sans compter des amateurs occasionnels.

    Car il est bien difficile de rester indifférent à ces senteurs venues du monde entier.

    La gamme de l’Atelier du café

    L’Atelier du café propose une gamme importante, qui ravit tous les palais : entre cafés du Guatemala, du Brésil, d’Ethiopie (Moka Harrar ou Sidamo), d’Inde, du Mexique, ou bien encore l’arabica décaféiné sans solvants, le stretto italien et, pourquoi pas, le café ès régime… Entre café corsé, doux, velouté, puissant et parfumé, le choix est appréciable.

    L’univers du café, c’est un vaste monde de senteurs, une personnalité bien à lui, et un vocabulaire propre : « chocolaté, épicé…» (Les Jardins Suspendus, Le Havre)

    Visuel 2 cafe sachetCréations, Grands crus, Origines pures

    Les Créations – à goûter le 70/30 ou le très doux Uzétien, les Grands crus – comme le Moka Sidamo d’Ethiopie, et les Origines pures – à tester l’offre découverte ou le Altura du Mexique, les tentations sont grandes à l’Atelier du café.

    3 mokas 100 % arabica, stretto 10 % robusta et assemblage d’arabica, le 70/30, où l'arabica équilibre le côté fort et amer du robusta

    Mais ce n’est pas tout. L’Atelier, c’est aussi tout l’univers du café, avec la vente de machines à café pour la maison, des capsules ou dosettes par lot de 10 et, pourquoi pas, des moutures à la demande, selon les goûts de tout un chacun. Et oui, ça aussi, c’est possible.

    Le petit plus, la section Terroir local pour accompagner votre café.

    Entretien avec Victoria, chargée de l’accueil des clients et de la communication à l’Atelier du café

    Bonjour Victoria, et merci pour cette « visite guidée » de l’Atelier.

    Visuel 6 tasse de cafe​​​​​​​Originaire d’Uzès, le propriétaire de l’Atelier du café, Julien Hurard, est revenu dans le Gard après avoir travaillé dans l’Hérault et s’est entouré d’une petite équipe locale. Pouvez-vous nous la présenter ?

    L’Atelier du café est un véritable travail d’équipe, car la torréfaction représente un labeur très demandeur.

    En dehors de Julien Hurard, 3 autres collaborateurs, dont je fais partie, complètent l’équipe et se partagent les tâches. De la préparation du café à la torréfaction, de la préparation des livraisons à la réception des clients ou de la réparation de la machinerie, il y a matière à continuer à se former et à apprendre, sans compter le côté commercial, et toujours dans un travail à flux tendu.

    Le torréfacteur Devigne-Janin est partie prenante de votre succès. Quels sont ses atouts par rapport à une machine plus moderne ?

    C’est en effet un atout indéniable pour obtenir un café de qualité, et le torréfacteur est un partenaire à part entière dans l’équipe de l’Atelier. Ses qualités ne sont plus à démontrer.

     Selon Julien Hurard, les cafés sont tour à tour « Intense & Soyeux, Sauvage & Racé, Long & Riche, Charnu & Equilibré, Massif & Puissant », ou « très fleuri en bouche »…

    Sollicité au quotidien, le torréfacteur cuit les grains pendant 20 à 25 minutes et exhale au fur et à mesure les senteurs dans tout l’Atelier. En tout et pour tout, de 8 à 10 h sont nécessaires pour torréfier les différents cafés.

    Cafe bresilSelection torrefacteur cafeVos cafés, vos producteurs ?

    L’Atelier collabore avec 2 grandes maisons d’importation à Marseille, qui sélectionnent les cafés venant de nombreux pays producteurs, dans une lignée régulière de qualité.

    Quel a été le premier café à sortir de l’Atelier, et votre dernière création ?

    Notre premier café fut le Colombie, né en juillet 2010.

    Notre dernière création, et qui rencontre toujours un franc succès lors des fêtes de fin d’année, est celle de Noël, un assemblage spécial de 5 arabicas, dont du Guatemala, mais aussi un Moka : avec un arabica d’Ethiopie.

    La bonne adresse : L’atelier du café, ZAC Pont des Charrettes, 30700 Uzès, 04 66 57 62 91, www.latelierducafe.com, ouvert de 9 h à 12 h et de 15 h à 19 h, du lundi au samedi.

  • L'oignon doux des Cévennes

     Logo origine cevennes cooperative filet 2019Produit de terroir et produit gastronomique, l’oignon doux des Cévennes se déguste de mi-août, mois où l'on commence sa récolte, à fin mars, étant « un des rares oignons doux » se conservant en automne comme en hiver ».

    Une récolte 2021 des plus prometteuses

    Selon la coopérative Origine Cévennes, qui vient de fêter ses 30 ans, 2021 promet déjà, avec une « récolte de jolis calibres qui devrait dépasser d’une centaine de tonnes la récolte 2020, jugée exceptionnelle »

    Des producteurs et un terroir exceptionnel

    En tout, ce sont 70 producteurs qui adhèrent à la coopérative, et préservent la culture de ce produit unique, « haut de gamme, et le premier oignon à avoir obtenu une Appellation d’Origine Contrôlée en 2003 et une Appellation d’Origine Protégée en 2008 ».

    De la culture de l’oignon doux des Cévennes, ancestrale, à sa récolte, tout est fait à la main

    Gard4120 france languedoc roussillon gard cevennes taleyrac recolte oignons doux des cevennes exploitation de la famille jeanduboisberrangerMalgré les inondations du 19 septembre dernier, les producteurs d’oignons doux ont su surmonter les difficultés et, avec l’aide d’agriculteurs solidaires des départements voisins, du Gard et de l’Hérault, sauvegarder leurs exploitations établies dans les 30 communes entourant le « village de Saint-André de Majencoules, siège de la coopérative » :

    L'oignon doux des Cévennes, c'est une culture ancestrale entièrement manuelle, en terrasses façonnées par l'homme, réalisée en plusieurs étapes, entre les semis de janvier à mars dans des pépinières bien exposées, le repiquage des meilleurs plants de mai à juin, la croissance de juin à août, la récolte d’août à septembre à la main, sur trois mois (avec en  moyenne 2 500 tonnes chaque année) dans le Parc National des Cévennes, entre le Mont Aigoual et les garrigues languedociennes, et finalement la préparation de septembre à mars.

    De plus, adeptes de la rotation des cultures, les producteurs d’oignons doux des Cévennes sèment des céréales sur les terrasses une fois la récolte terminée, préservant ainsi la terre et la préparant aux prochains semis d’oignons.

    ​​​​​​​Côté santé

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Culture en terrasse oignons cevennes 1​​​​​​​Riche en antioxydants, peu calorique, bon pour le cœur, source de vitamines C et B6 (passeportsanté)​​​​​​​l'oignon, et ​​​​​​​​​​​​​​notamment l'oignon doux ​​​​​​​​​​​​​​des Cévennes, ​​​​​​​​​​​​​​e​​​​​​​st parfait pour accompagner une diète légère et donner une t​​ouche goûteuse à tous vos plats (voir les recettes partagées par Origine Cévennes et le blog ​​​​​​​Les recettes de ​​​​​​​Ninette) .

    Bon à savoir

    L’oignon doux, c’est 2 000 parcelles en terrasses de pierres sèches sur 50 ha de culture.

    ​​​​​​​Une AOC depuis 2003 et une AOP depuis 2008, la labellisation « Site Remarquable du Goût » en 2011 pour les terrasses de l’Aigoual, Oignon doux des Cévennes AOP et « Sud de France ».

    ​​​​​​​La coopérative Origine Cévennes a rejoint en 2018 le collectif Nouveaux Champs, qui lui permet de ​​​​​​​​​​​​​​commercialiser une grande partie de sa production sous ​​​​​​​​​​​​​​Oignons des cevennes en terrasse 2​​​​​​​le label « Zéro Résidu de Pesticides » (ZRP).

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​La coopérative Origine Cévennes a comme origine la Sica « Oignon doux des Cévennes, fondée en 1991 ​​​​​​​par quelques producteurs ». Aujourd’hui, « elle ​​​​​​​regroupe 90 % des producteurs d’Oignons doux des ​​​​​​​Cévennes ». En France, l'Occitanie consomme 30 % de la production d'oignons doux des Cévennes. ​​​​​​​Vient ensuite le reste de la France avec 60 %, puis l’export, avec 10 %  de la production : les oignons doux des Cévennes sont prisés en « Italie, en Suisse, au Benelux et en Allemagne ».

    La date à retenir  : Foire de la pomme et de l’oignon doux des Cévennes le dimanche 24 octobre prochain

    Remerciements à Anne-Solveig Aschehoug, du service presse de la coopérative d’Origine Cévennes, pour sa collaboration à cet article. Visuels©JeanDuboisBerranger

    Plus d’informations sur Origine Cévennes, vente directe à la coopérative. Egalement à la coopérative, les 3 autres produits phare des Cévennes : la pomme du Vigan, la châtaigne des Cévennes (AOC) et la pomme de terre.

  • Les miels de Julien Belin, à Bouillargues

    Recolte miel uzCette année, le week-end du 26 au 27 juin dernier a été l’occasion pour UzEssentiel de visiter les ruches de Julien Belin, à environ 35 km d’Uzès, dont l’exploitation est installée rue la route de Rodilhan, à peu de distance de Bouillargues.

    C’était la 9ième édition de la manifestation De Ferme en Ferme, avec dans le Gard, la participation de 50 fermes, qui organisaient animations, visites guidées, etc.

    Un apiculteur à la tête de 450 ruches et de 250 ruchettes

    Ancien cadre dans le secteur bancaire, Julien Belin se reconverti dans l’apiculture après une formation ad hoc. Devenu professionnel, il lance son exploitation en 2014 et possède à présent 450 ruches (chacune composées de 10 cadres) et 250 ruchettes (composées de 6 cadres).

    De 8 à 10 variétés de miel

    En tenue de combat uzAujourd’hui, l’amateur de miel peut choisir entre les 8 à10 variétés de miel produites par l’apiculteur, dont la toute dernière, au romarin.

    ​​​​​​​Les ruches, déplacées au cours de la transhumance, fabriquent selon leur lieu de « villégiatures », du miel de châtaignier, de lavande, des montagnes. Il y a aussi le miel ​​​​​​​​​​​​​​d’acacia, provenant des ruches installées dans le Gard, le miel des montagnes pour celles installées en Lozère, ou bien encore le miel de lavande pour les ruches installées du ​​​​​​​côté de Manosque.

    ​​​​​​​Visite de l’exploitation

    En entrant dans l’entrepôt de l’exploitation, nous sommes tout d’abord saisis par la forte odeur de miel qui émane des locaux. Une odeur sucrée, entêtante, où le parfum de pain d’épices n’est jamais très loin.

    ​​​​​​​Les visiteurs suivent alors avec attention les explications de l’apiculteur présentant les ruches, la récolte du miel, la mise en bocal et la conservation du miel.

    ​​​​​​​Le miel des abeilles

    Ouverture de la ruche uzEnfumoir uz​​​​​​​​​​​​​​Entre le butinage, qui dure entre 5 jours à 1 semaine, et la « récolte », une ruche fournit de 10 à 15 kilos de miel.

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Le miel, filtré, reste dans le maturateur pendant 3 semaines, avant d'être finalement mis en pot. Les restes de cire ​​​​​​​sont quant à eux transformés en feuilles de cire pour préparer ​​​​​​​les nouvelles colonies de ruches.

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Le saviez-vous ? Le miel de châtaignier est un des miels qui a besoin de plus de temps pour cristalliser.

    ​​​​​​​Le miel, c’est environ 80 % de miel pour 20 % de nectar, plus ou moins l’inverse pour ce qui est du nectar

    Découverte d’une ruche

    La visite continuant en extérieur, les visiteurs doivent s’équiper : après avoir revêtu la tenue d’apiculteur d’un jour, promenade entre les ruches Abeille uz​​​​​​​présentes sur l’exploitation, et d’une en particulier, avec l’associé de Julien Belin.

    ​​​​​​​Pour les petits comme pour les grands, démonstration d’enfumage de la ruche avant l’ouverture de la ruche et découverte des nombreuses abeilles qui la composent : la reine (que l’on reconnaît par sa taille, mais également par l​​​​​​​e point de vernis que Julien Belin dépose sur son dos : la couleur de ce point donne des informations sur la date de naissance de la reine, etc), ​​​​​​​peu de mâles (2 à 3 mille, présents d’avril à septembre/octobre), des ouvrières... Une ruche « pleine » compte quelque 60 000 individus.

    Julien Belin a choisi les abeilles Buckfast pour ses ruches. Cette espèce est le résultat d’un croisement entre plusieurs abeilles que l’on doit à un moine bénédictin allemand, « considéré comme le meilleur généticien mondial dans le domaine (https://fr.wikipedia.org/wiki/Buckfast) ». Elle reprend les qualités d’abeilles du monde entier.

    La bonne adresse : Les miels de Julien Belin, Route de Rodilhan, 30230 Bouillargues. Tél : 06 88 16 67 77. Retrouvez également les miels de Julien Belin au Mas des agriculteurs, à Nîmes.

  • Profession : Cueilleuse Semeuse

    Domaine la belle vie ducheValérie mène la belle vie. Enfin, C’est plutôt son Domaine La Belle Vie qui lui offre le cadre idéal pour faire de son activité de cueilleuse semeuse le lieu parfait pour ses cueillettes et penser à concoter ses préparations.

    Présentation

    Bonjour Valérie, quel a été votre parcours avant de vous lancer comme cueilleuse semeuse ?

    Je ne me suis jamais lancée. C'est un retour de mes proches. Enfant, je cueillais minutieusement des plantes que j'offrais, que je faisais sécher, que je cuisinais en dînette pour faire comme les grands et je replantais des boutures là où les plantes manquaient. "Toi, tu feras cueilleuse semeuse si tu ne sais pas quoi faire" me disait-on.

    Je ne vois pas cette activité comme un métier, plutôt un mode de vie. Les plantes, ça se replante. Cela a toujours été une évidence pour moi.

    Quelle a été votre formation pour devenir cueilleuse et surtout pour apprendre à « transformer » vos récoltes ?

    J'ai harcelé tous les papys et mamies de la région où j'ai grandi, au pied du Canigou, et qui marchaient avec un panier à la main. Je leur ai posé mille questions sur qu'est-ce qu'ils ramassaient, qu'est-ce qu'ils en faisaient. Et je leur demandais leurs recettes et petits secrets que je consignais dans un carnet. Recettes et secrets que j'édite en petit livret à disposition du public.

    C'est bien plus tard que j'ai étudié la botanique, l'ethnobotanique et l'herboristerie au travers des travaux de mes prédécesseurs dans le domaine.

    J'étudie toujours, chaque jour, sur la plateforme de Telabotanica, où nous sommes quelques milliers de botanistes amateurs et professionnels à partager nos observations, savoir-faire, doutes et piste de réflexion.

    Domaine la belle vieEtes-vous seule à faire le cueillage, avez-vous des associés ?

    Je cueille seule depuis 30 ans.

    Comment vous partagez-vous entre Uzès, et vos différents lieux de cueillage et de semage?

    Je marche plus de 200 km par mois. Pas d'une traite bien sûr. Mais je cumule les kilomètres à la recherche de plantes remarquables. J'entends par là une plante qui affiche tous les signes d'une excellente santé et qui se trouve dans un lieu le plus sain possible.

    Vous récoltez en France, mais aussi en Suisse. Dans quels autres pays allez-vous aussi ? Quelles sont les régions que vous affectionnez le plus ?

    Je suis partie jusque dans la forêt du Nordeste brésilien pour rencontrer un vieux monsieur qui vivait avec la maladie de Parkinson en pleine forêt et subvenait seul à ses besoins grâce à une plante que j'ai voulu connaître.

    Sinon, l'Uzège, quelques lieux de Suisse, et quelques autres dans les Pyrénées sont mes lieux préférés.

    Combien de temps prend la cueillette, le semage? Cela dépend des plantes, des fleurs ?

    Je le présenterai de façon inversé : combien de temps offre la cueillette et le semage....une vie si on veut.

    Domaine la belle vie huilesComment conservez-vous les plantes, fleurs ? Pouvez-vous nous expliquer les différents stades de « transformation » ?

    Ma production est très modeste. J'y tiens. J'ai un petit séchoir à plantes (5 kg max).

    Les stades de transformation sont le sujet de mes stages. Un peu long à raccourcir en quelques lignes.

    Quels sont les produits que vous obtenez à partir de vos fleurs (huiles essentielles, …) ? D’ailleurs, récoltez-vous seulement les fleurs, ou parfois aussi, des feuilles ? Certains de vos produits se rapprochent-ils des fleurs de Bach ?

    En premier, un bon repas : sushis, tartes, gâteaux, sirops.

    Je fais également pour un petit nombre de clientes des macérâts et des tisanes.

    Avez-vous des produits phares, des fleurs de prédilection ?

    Le macérât d'Immortelles et la tisane d'Artemesia Annua est ce qu'on me demande le plus.

    Domaine la belle vie fleursQuelle est votre clientèle ?

    Ma clientèle en général vient de mes stages de formation à la cueillette des plantes sauvages comestibles. Quant elles ont vu, goûté, senti mes plantes, elles me demandent leurs bienfaits. C'est une petite clientèle, essentiellement féminine, quelques hommes, et souvent très fidèle.

    Partagez-vous votre expérience aux travers de cours, stages, conférences, formations ?

    Je ne fais que ça toute l'année. J'interviens en milieu scolaire, dans des entreprises et auprès de particuliers. Il y a même quelques restaurants qui font appel à mes services pour introduire du sauvage dans les assiettes.

    Plus d'informations : Plantes sauvages comestibles, Facebook

    Visuels©Valérie-Domaine La Belle Vie

  • Aventure gustative à la brasserie La Calade, à Sanilhac

    (UK version) UzEssentiel pousse les portes de la brasserie artisanale La Calade pour une visite qui fleure bon le houblon en compagnie de Vincent Laudescher, son fondateur.

    Présentation de la brasserie

    Installée à Sanilhac depuis 2016, la micro brasserie porte le nom de cette chaussée pavée typique de la Provence.

    Vincent Laudescher y travaille dès 2015 sur plusieurs assemblages avant de se lancer un an après avec une production confidentielle qui trouve son public.

    La Calade, c’est avant tout une aventure personnelle. De sa formation en boulangerie, Vincent a gardé le goût de la recherche et des créations. Jouant avec les mélanges, les assemblages, les nouveautés et n’hésitant pas à explorer des combinaisons parfois surprenantes, entre houblon, seigle, alcool, fruits (figues, mangues, etc), les produits de La Calade gagnent en popularité.

    « Fabrication de bières vivantes, sans conservateur, sans additif, ni filtrées, ni pasteurisées »

    Il est possible de retrouver les bières de La Calade à Uzès, par exemple à Namaspamousse, le Marchand de vins, mais aussi à la Maison d’Uzès, au restaurant La Famille… mais aussi à Argilliers au restaurant Le Tracteur, à Castillon du Gard au Vieux Castillon ou à Nîmes, au Mas des agriculteurs. Proche d’Aigues-Mortes les bières sont appréciées au Mas des Jeux.

    Screenshot 2 blanche citron basilicEn juin : Le brassin estival 2021 de la Calade sera une Blanche citron Basilic

    Cet été, le brassin estival très prometteur « Blanche citron Basilic » au basilico genovese est une savante harmonie entre l’agrume acidulé et la fraîcheur de la plante aromatique.

    Sa base, une weizen allemande à laquelle ont été ajoutés des zestes de citron bio de Sicile et du Basilic genovese frais…

    On y retrouve en effet les accents de 2 bières blanches, la Wiezen bavaroise, douce et très pétillante, et la traditionnelle Berliner Weisse, qui la rejoint en assemblage, au caractère plus acidulé.

    La Blanche citron Basilic Made in Calade rappelle un peu le cocktail Twist. Vincent en a eu l’idée après avoir dégusté une glace citron basilic. De là, un long travail d’élaboration Img 20210527 092926 presentation des bieresImg 20210527 101318 tropical moonshineet d’expérimentation pour arriver à la cuvée de la rafraîchissante Blanche citron Basilic.

    Entre Blonde, Ambrée, Dark et Spirit

    Que choisir parmi les bières de Vincent ? Il y a la Blonde Lager, la Blonde Pale Ale, l’Ambrée IPA, qui s’inspire de l’anglaise Indian Pale Ale, dont les producteurs avaient trouvé le moyen de conserver les bières en vue de leur voyage aux Indes, la Dark Calade, une stout à la couleur noir profond, à grand caractère… Et chacune avec une étiquette au graphisme très années 30.

    Quoi d’autre ? Il y a les cuvées spéciales, comme la Blonde Hans, la Milk Stout au style irlandais certain tout en profitant du côté sweet du milk, et la Irish Dark Side.

    Et puis les Spirit Sisters, des bières au caractère bien trempé, élevées pour l’une en fût d’armagnac, et pour l’autre en fût de cognac. Le parfum délicat mais persistant des spiritueux imprégnant en profondeur ces bières donne, au final, un bouquet unique.

    Pour finir, l’eau de vie de malt Tropical Moonshine à la distillation artisanale qui en fait toute la différence.

    Bon à savoir : D’ici peu, un whisky, que l’on devine à la couleur ambrée, viendra compléter la gamme. On a hâte.

    La bonne adresse : Brasserie La Calade, 7 chemin des Grandes Aires, Sanilhac. Tél 06 46 19 21 43, brasserielacalade@gmail.com

  • La cerise du Gard

    (UK version) Même si la ville de Remoulins a perdu son statut de capitale de la cerise suite aux inondations de 2002, la cerise demeure encore et toujours un produit gardois.

    Fruit pulpeux à la belle couleur rouge se récoltant de fin mai à mi-août, il en existe 600 espèces (dont environ 200 en France)

    Griottes, bigarreaux, burlat, Napoléon… toutes les cerises sont délicieuses et prêtes à s’accommoder à de nombreuses recettes.

    Le saviez-vous ?

    La célèbre chanson de la fin du 19e s Le temps des cerises a été composée en 1866 par le chansonnier parisien Jean-Baptiste Clément, originaire de Montmartre.

    Quand nous chanterons le temps des cerises, Et gai rossignol et merle moqueur, Seront tous en fête

    Souvent associée à la Commune de Paris (1871), elle a eu la chance d'être interprêtée par de nombreuses voix célèbres depuis sa création, comme Yves Montand ou, plus proche de nous, Lambert Wilson.

    Recettes

    Pour préparer les repas d’été estivaux, testez et approuvez le rafraîchissant gazpacho aux cerises

    Sa base est celle d’un gazpacho traditionnel, mais avec une touche sucrée et raffinée apportée par le fruit de saison

    Environ 500 g de tomates bien mûres, la moitié de cerises, 1 oignon, 4 ou 5 cuillères à soupe de l’huile d’olive, un peu de sel, 1 poivron vert, 2 ou 3 cuillères à soupe de vinaigre, 1 quart de l d’eau, de 50 à 100 g de mie de pain.

    Laver les tomates, le poivron et les fruits dénoyautés, les couper en dés, les mixer avec l’oignon, la mie de pain (selon la consistance souhaitée), la pincée de sel (à discrétion) et l’huile d’olive.

    Ajouter l’eau au fur et à mesure (selon la consistance souhaitée). Si vous ne consommez pas tout le gazpacho sur le moment, et qu’il a tendance à s’épaissir, vous pouvez ajouter un peu d’eau avant de servir à nouveau.

    Clafoutis aux cerises

    1 verre de lait, environ 200 g de farine, 100 à 150 g de sucre, 300 g de cerises (à dénoyauter), 1 cuillère à soupe de rhum (ou de kirsch), 2 œufs

    Préchauffer le four à 200º.

    Verser la farine dans un saladier. Y ajouter le sucre. Faire un puits et y verser les 2 œufs. Délayer l’appareil avec le lait (en ajouter un peu si nécessaire). Ajouter en tout dernier les cerises dénoyautées.

    Verser dans un moule beurré et enfourner environ 30 mn.

    Mousse au mascarpone et cerises

    1 pot de mascarpone, 5 cuillères à soupe de fromage blanc (allégé éventuellement, pour en faire un dessert tout léger), 1 cuillère à soupe de crème fraîche légère épaisse, du sucre (à discrétion les cerises étant déjà bien sucrées), 1 vingtaine de cerises dénoyautées (en garder quelques-unes, dénoyautées ou pas, pour la décoration).

    Déposer le mascarpone, le fromage blanc et la crème fraîche dans un saladier. Battre au fouet rapide quelques minutes tout en ajouter le sucre. Ajouter les cerises et mélanger à la spatule en bois.

    A l’aide d’une cuillère à soupe, verser le mélange dans des ramequins et décorée de quelques cerises. Laisser au réfrigérateur et servir bien frais.

    Cake aux cerises

    200 g de farine, 180 g de cassonade, 3 œufs, 40 g de beurre ou de margarine, 300 g de cerises dénoyautées, 1 cuillère à soupe de rhum

    Préchauffer le four à 180 º.

    Mélanger les jaunes d’œufs avec le beurre et le sucre, puis ajouter la farine.

    Battre les blancs en neige et ajouter à l’appareil précédent.

    Ajouter les cerises légèrement farinées et verser dans un moule à cake beurré.

    Enfourner pour environ 1 h à 180º.

    Bon appétit !

  • Les Vignerons Engagés

    Logo 2019 fr quadri jpeg(UK version) Les Vignerons Engagés est une association fondée en 2010.

    Des quelques caves pionnières désireuses de « mettre en commun démarches qualité ou environnementales », l’association regroupe aujourd’hui plus de « 6 000 vignerons et salariés de cave, et plus de 90 AOP ».

    Les vignerons engagés aujourd’hui ?

    En tout, ce sont plus de 31 800 ha, 1 bouteille vendue toutes les 5 secondes dans plus de 50 pays, 4,2 % de la surface du vignoble français et 3.8 % de la production annuelle de vin français, 30 IGP et 90 AOP.

    Retour sur la Bio des Vignerons Engagés :

    2007, base de l’association au travers de la gestion durable envisagée par quelques caves coopératives

    2010, Vignerons en développement durable (les Vignerons Engagés)

    2011, Trophée de l’agriculture durable

    2014, 1ères rencontres Vignerons Engagés

    2016, les caves particulières rejoignent les Vignerons Engagés

    2017, partenariat entre les Vignerons Engagés et la coopération agricole autour du programme Destination Développement durable,

    2018, refonte du cahier des charges selon la norme ISO 26000,

    2019, Les Vignerons Engagés cocréent le collectif de la Troisième Voie des Filières Agricoles Responsables

    Vdd 227 sur 448Un label de la vigne au verre

    Vignerons Engagés est le seul label de la vigne au verre (RSE) qui prend en compte l’ensemble du cycle de vie du produit autour de 4 axes : Agir en faveur de l’environnement, Garantir une chartre qualité de la vigne au verre, Soutenir le territoire et le patrimoine local, et Offrir le juste prix pour le consommateur et le producteur.

    Référence internationale reconnue dans plus de 100 pays pour le développement durable, le label RSE s’appuie sur la norme ISO 26000 Responsabilité sociétale.

    8 régions françaises aux Vignerons Engagés

    En France, 8 régions participent aux Vignerons Engagés : la vallée de la Loire, la Champagne, la Bourgogne, la vallée du Rhône, la Provence, le sud-ouest, le Bordelais et le Languedoc Roussillon.

    Vdd 338 sur 4483 entreprises viticoles gardoises

    On y retrouve 3 entreprises viticoles gardoises :

    La Cave Saint Maurice, « le Piémont des Cévennes », fondée en 1924. Labellisée Vignerons Engagés depuis 2014, l’exploitation compte 200 vignerons et s’étend sur 1 800 ha. Grenache, Syrah sont les fleurons de la cave.

    Les Vignerons de Tavel et Lirac (photos), « l’alliance des crus » sont, quant à eux, une exploitation née en 1937. Dans l’association depuis 2016, ils comptent 90 vignerons et gèrent des parcelles sur plus de 850 ha où l’on retrouve Mourvèdre et Picpoul.

    Pour finir, Les Vignerons Créateurs, « l’Excellence en terres gardoises », est une exploitation récente, née en 2009. Actuellement en conversion Vignerons Engagés, elle regroupe 140 vignerons et produit grenache et syra sur 1 300 ha.

    Charte Vignerons Engagés, mécénat, circuits courts

    Tous les Vignerons Engagés gèrent leur exploitation selon la charte Vignerons Engagés. Elle implique de « favoriser l’écoconception » (réduire les déchets à la source) et la lutte contre le changement climatique notamment.

    Le lien des Vignerons Engagés avec le territoire est important, avec la création ou le maintien d’un lien social, au travers par exemple d’activités œnotouristiques ou du soutien au mécénat.

    De plus, comme la crise sanitaire actuelle fait se recentrer l’intérêt de la société pour les circuits courts, la vente en caveaux est mise en avant, favorisant ainsi l’emploi local. Avec 2 500 000 bouteilles vendues dans les exploitations participantes, le gain en visibilité est notable.

    Le processus de labellisation

    Le processus de labellisation se déroule en 5 étapes : Adhésion et formation au développement durable, Diagnostics vigne et cave, Mise en œuvre des actions de développement durable sur 18 mois, puis Audit sur 2 à 5 jours selon la taille de l’exploitation et Amélioration et le suivi : Tous les 18 mois a lieu un audit de suivi pour « constater les améliorations sur les différentes actions menées.

    Vdd 429 sur 448Le collectif de la Troisième Voie

    Les Vignerons Engagés, c’est aussi le Collectif de la Troisième Voie des filières agricoles responsables.

    Le collectif « fédère et promeut les initiatives d’agriculture responsable dans toutes les filières agricoles ». Dans l’air du temps, oui, mais pas seulement. Car c’est une véritable prise de conscience de tous les acteurs sur le terrain et de la société en général.

    Avec l’Association Demain la Terre, l’Association Bleu-Blanc-Cœur, le GIE de Filière CRC, les Vignerons Engagés prônent l’agriculture responsable et durable. Un défi au quotidien, porté par de plus en plus de personnes du monde rural et industriel et soutenu par une large partie de la population. En tout, ce sont 10 000 agriculteurs, viticulteurs, éleveurs et, « à l’horizon 2023 » l’espoir « de représenter 20 % de la production agricole française ».

    Les rencontres Vignerons Engagés

    Les rencontres Vignerons Engagés sont depuis 2012 le rendez-vous incontournable des professionnels et des adhérents du label pour discuter de tout ce qui touche au développement durable.

    Sur 2 jours, conférences, ateliers, et plus de 300 participants de tout secteur. L’occasion de rencontrer les vignerons et de discuter avec eux des enjeux de leur exploitation.

    Remerciements à Iris Borrut, Directrice des opérations aux Vignerons Engagés, pour sa collaboration à la rédaction de cet article.

  • Ô Potager

    Logo o potager(UK version) C’est sous un soleil radieux que nous visitons aujourd’hui, aux côtés de Clarisse et Adrien, Ô Potager, leur potager aquatique, autrement dit, leur exploitation de cultures en hydroponie.

    Une reconversion professionnelle

    Créé par le couple en 2018, Ô Potager s’est installé sur un lopin de terre d’un hectare, sur la route D981, tout proche de Saint Maximin. Après des études de commerce pour Adrien et des postes dans le prêt-à-porter pour Clarisse, l’appel de la terre a été le plus fort.

    Une solide formation

    ​​​​De stages en exploitation et de formations sur le terrain auprès de précurseurs dans les fermes hydroponiques, Clarisse et Adrien ont su se forger une solide expérience pour monter leur propre structure, tout en ne cessant jamais d’apprendre auprès des professionnels locaux. Un savoir-faire qui a fait ses preuves, car depuis sa création, Ô Potager rencontre un succès non négligeable, auprès des restaurateurs comme des particuliers.

    Potager 3Ô Potager, c’est quoi ?

    Ô Potager, c’est tout d’abord une immense serre, d’une superficie de 1 000 m2. La structure, aérienne, profite au maximum aux plantations qui poussent dans le respect de l’agriculture biologique : tomates majoritairement – 70 variétés (rouges, vertes, roses, jaunes…), mais aussi plusieurs sortes de moutarde, du cresson, une foison de plantes aromatiques, dont de surprenants basilic violet et thaï, du cerfeuil, de la ciboulette… le tout sur une savante installation en sous-sol de canalisations, qui apportent eau et nutriments nécessaires à la bonne croissance de toute cette arche de Noé verdoyante, odorante et… appétissante. Croquer dans une feuille de moutarde est un délice qui réveille les sens je vous l’avoue ! 

    Les cultures d’Ô Potager s’épanouissent ainsi de février à novembre, de la serre au terrain extérieur, entre semis, préparation de la terre et ​​​​​​​pousse. Dès la fin avril, voire début mai, commence la vente sur place des produits récoltés, avec les toutes premières fraises élevées en plein champ.

    Le petit plus de cette année ? Le parterre de fleurs comestibles, juste à côté de l’entrée de la serre. Ces fleurs seront aussi belles à voir que bonnes à manger : Soucis, pensées, capucines… Que de promesses culinaires !

    Mais aussi des agrumes, pour une prochaine récolte de citrons verts ou de clémentines. On a hâte.

    ​​​​​​​Petits plants en preparation​​​​​​​Boutique printanière et estivale

    Du lundi au samedi, et le dimanche matin, rendez-vous à la boutique éphémère juste devant la serre pour profiter au maximum des fraises charlotte, du basilic, des salades, ​​​​des tomates, des pommes de terre, des carottes (de couleur jaune, violet…), des oignons, des aubergines, des betteraves ou des radis….

    Des partenariats 3*

    Les chefs locaux ne se sont pas trompés en choisissant Ô Potager comme collaborateur régulier.

    Des établissements comme La Maison d’Uzès, le Comptoir du 7, Les 3 canards ou le 80 jours, Le Petit Jardin, le Ten ou le Cercle rouge, sur Uzès, se régalent ainsi des produits de Clarisse et Adrien. La Table 2 Julien à Montaren-et-Saint-Serviers, l’Hostellerie du Moulin à Remoulins et, plus proche d’Ô Potager, le restaurant Au tracteur à Argilliers sont aussi parmi les clients fidèles.

    De plus, les plantes aromatiques sont vivement appréciées par Parfum du sud, installé à Vers Pont du Gard, où elles sont cuisinées fraîchement cueillies, dans des tapenades, des crèmes d’ail…

    Fleurs de ciboulette et abeille​​​​​​​Un repos, ou presque, bien mérité

    De novembre à décembre, c’est le temps du repos pour la terre, mais pas pour le couple. L’exploitation et les installations d’hydroponie sont dûment nettoyées, les plantes coupées mises au compost, et la serre tout comme les terres environnantes, s’étendant sur 1 ha, préparées pour l’hiver et la prochaine saison.

    Le temps pour Ô Potager de rentrer dans un sommeil tout relatif, avant de repartir de l’avant, avec d’autres variétés de plantations, comme ces citronniers et mandariniers qui poussent, à l’abri de la serre, devant le champ voisin. Nul doute que dans l’avenir, Clarisse et Adrien sauront nous ravir et nous surprendre avec de délicieuses combinaisons de produits.

    La bonne adresse : Ô Potager, D 981 (un peu après Saint Maximin), Comptoir ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 13 h et de 14 h 30 à 19 h 30, le samedi de 9 h à 19 h 30 non stop et le dimanche de 9 h à 13 h. Tél : 07 85 59 77 57, potageraquatique@gmail.com

  • Vive la fraise !

    Alors que la saison de la fraise commence tout juste, avec les premières gariguettes sur les marchés, petit retour sur son histoire haute en couleur.

    Histoire de la fraise

    Connue depuis la plus haute antiquité, la fraise nous ravit par son rouge lumineux et son parfum enchanteur.

    La fraise appartient à la famille des rosacées, et plus spécifiquement au genre « fragaria », un nom qui vient du latin fraga (fraise) et fragum (fragrance), en raison de l’odeur si particulière du fruit, comme l’explique le botaniste et naturaliste suédois Carl von Linné. Fragaria est également à l’oirigine du nom italien de la fraise, fragola.

    Tout au début de son histoire, la fraise ne se trouvait qu’en Amérique, en Asie, et dans les zones sub-montagneuses d’Europe occidentale. Les Romains, qui aiment la fragaria vesca (la fraise des bois), l’utilisent en masque de beauté.

    Ce n’est qu’à partir du 15e siècle que les horticulteurs français, anglais, allemands puis italiens commencent à s’intéresser à elle.

    A la Renaissance, le fruit séduit son public. Dégustée avec de la crème, du vin, elle sait se faire apprécier des gourmets. Le jardinier de Louis XIV, La Quintinie, l’introduit même dans son potager.

    Les fraises que nous connaissons aujourd’hui, rebondies et joufflues, ne sont introduites en France qu’en 1713, par un officier de marine au nom prédestiné, Frézier.

    La fraise de Nîmes, IGP depuis 2013, de mi mars à fin juin

    ​​​Les espèces de fraises sont nombreuses. On les connaît ainsi sous des noms plus poétiques et fleuris les uns que les autres : La Gariguette (première fraise de printemps de France.... dont la culture en pleine terre donne au fruit sa typicité liée au terroir : précocité, équilibre, sucre-acidité) et la Ciflorette (toutes deux Label Rouge et seules fraises françaises cultivées en pleine terre et sous abri), la Pajaro, la Cigaline, la Cireine, la Darselect, la Royal de Carpentras, la Reine de la Vallée et tant d’autres.

    Si ses vertus séduisent les Romains, saviez-vous que ce joli fruit rubicon a des propriétés thérapeutiques reconnues ?

    Puissante alliée pour lutter contre le cholestérol, elle est riche en sels minéraux et en vitamines, et concurrence même l’orange pour la vitamine C. Ses racines sont diurétiques et astringentes, et elle est conseillée dans le traitement des maladies rénales, des rhumatismes et de l’arthrite. Riche en fer, c’est un aliment précieux en cas d’asthénie. Possédant dans son patrimoine génétique de la quercitine, il est bon d’en manger pour lutter contre les radicaux libres, si et seulement si sa culture n’a subi aucun traitement.

     

    Recettes

    Mousse aux fraises

    1 tasse de blancs d’œufs, 1 tasse de sucre, 3 pots de crème fraîche, 1 tasse de fraises mises à macérer dans 3 cuillères à soupe de sirop de sucre, 1 cuillère à soupe de gélatine dissoute dans une tasse d’eau, ½ tasse de gélatine goût fraise.

    Battre les blancs en neige avec le sucre, ajouter les gélatines dissoutes tout en continuant de fouetter le mélange.

    Ajouter la crème et les fraises.

    Décorer avec de la crème Chantilly ou des morceaux de fraises.

     

    Tarte aux fraises crème pistache

    Alliance parfaite et surprenante entre la fraise et la pistache avec cette recette de Cathy, du blog Les recettes de Ninette.

    Pour la pâte sablée : 250 g de farine, 125 g de beurre bien mou mais pas fondu, 2 jaunes d'oeufs, 110 g de sucre, 1 cuillère à soupe d'eau

    Pour la crème pâtissière aux pistaches : 1 oeuf, 40 g de sucre 1 cuillère à café de maïzéna, 1 cuillère à café de farine, 20 g de pâte à pistache,150 ml de lait

    Pour le nappage : 1 sachet de préparation pour nappage (Vahiné), 4 cuillères à soupe de sucre, 100 ml d'eau

    Préparer la pâte sablée. Mélanger la farine et le sucre, faire un puits et y mettre les jaunes, l'eau et le beurre en dés. Pétrir avec les mains jusqu'à former une boule. L'étaler entre deux feuilles de papier sulfurisé puis déposer dans le moule à tarte. Bien piquer à la fourchette et faire cuire au four préchauffer 15 mn environ th6. Laisser refroidir.

    Préparer la crème à la pistache. Mélanger l'oeuf, le sucre, la farine et la maïzéna au fouet à main, rajouter la pâte à pistache puis le lait petit à petit. Faire cuire au micro-onde 1 mn par 1 mn. Dès que la crème est bien épaisse, la laisser refroidir. Etaler la crème sur la pâte à tarte puis disposer les fraises coupées en deux harmonieusement.

    Préparer le nappage. Délayer le sachet avec l'eau et le sucre. Porter à ébullition sans cesser de remuer puis aux premiers bouillons retirer du feu. Laisser tiédir 3 mn puis badigeonner les fraises à l'aide d'un pinceau, verser ce qu'il reste sur la tarte. Laisser prendre au réfrigérateur au moins 1h.

     

    Cocktail aux fraises

    Faire macérer pendant 1 h un kilo de fraises coupées en dés dans du sucre.

    Y ajouter du cognac, et laisser macérer 1 autre heure.

    Verser le tout dans un grand saladier, et ajouter 1 ou 2 bouteilles de champagne.

    Déguster !

    Pour une variante espagnole, remplacer le cognac par du vin de jerez.

     

    Le Rossini

    Pour une variante italienne, faire un batido de fraise avec du champagne ou un frizzante, un vin pétillant italien. Testé… et approuvé !

  • Les asperges du Gard

    Asperge des Sables ou bien asperge Célestine de Camargue ? Violette ou sauvage ? Laquelle de ces asperges préférez-vous ?

    Comme elle se récolte dès début mars en Camargue, puis en Uzège et en basse vallée du Rhône, et que nous la retrouvons sur les étals du marché jusqu’au début de l’été, vous pourrez faire votre choix en testant ses variétés.

    Un atout pour la santé

    Faible en calorie, riche en magnésium, potassium, fer et antioxydants, en pigments caroténoïdes, en vitamines C et B9…, l’asperge se consomme de préférence légèrement ébouillantée, pour apprécier au maximum ses valeurs nutritives et gustatives.

    L’asperge du Gard fait les délices des amateurs de bonne cuisine. C’est un produit délicat et gastronomique par excellence. Blanche ou verte, elle se consomme idéalement en entrée, mais ne déteste pas quelques incursions en accompagnement des plats principaux.

    Recettes

    Tartare d’asperges : De la belle botte d’asperges que vous avez préparée, équeutée et pelée, conservez la partie entre la queue blanche et la partie à déguster. Ces morceaux seront coupés en dés, puis cuits quelques minutes à l’eau bouillante salée. Egouttez. Moulinez les morceaux avec de l’huile d’olive, des aromates et un peu de sel (pourquoi pas une touche de sel de céleri en lieu et place du sel traditionnel). Préparez des toasts et présentez le tartare sur des tartines.

    Asperges vertes all’italiana : Faire bouillir de l’eau légèrement salée. Y plonger les asperges vertes entières quelques minutes. Les rincer à l’eau froide. Servir tièdes ou froides, avec un filet d’huile d’olive et quelques grains de gros sel.

    Risotto aux asperges vertes : Faire cuire du riz rond pour le risotto (20 mn environ) en le faisant tout d’abord revenir avec une échalote émincée et un peu d’huile d’olive. Y ajouter petit à petit du bouillon de légumes. Surveiller la cuisson et ajouter du bouillon si nécessaire. Déposer en fin de cuisson des dès d’asperges vertes juste ébouillantés. Servir en saupoudrant de parmesan ou de pecorino romano.

    Source et info

  • Les vins bio du Monastère de Solan

    Situé à un peu plus de 16 km d’Uzès et à 15 km de Bagnols-sur-Cèze, le Monastère orthodoxe de Solan est comme enchâssé dans le décor naturel et verdoyant des abords de La Bastide d’Engrais, sur les contreforts de la vallée de la Tavel.

    A sa visite, aventure tant spirituelle que touristique, s’ajoute la découverte de ses vins, qui relève quant à elle de l’aventure gustative.

    17 sœurs orthodoxes vivent selon les préceptes du monachisme orthodoxe et « partagent leur temps entre prière et travail de la terre »

    Rythmant leur journée de travail entre respect de la vie monastique et soins apportés à la culture du domaine, les sœurs entretiennent depuis 1992 3 hectares de potager et de verger, 5 ha de vignoble et 40 ha de forêt, placés sous la protection de Saint Gilles, patron du domaine du Monastère.

    Au fur et à mesure des années, les sœurs ont réaménagé les terres, notamment le vignoble, veillant à conserver les caractéristiques du domaine, les cépages d’origine, n’hésitant cependant pas à faire place à la nouveauté. Dans les vignes, le Pinot noir a su s’acclimater dans une terre qui n’est pas la sienne, s’accordant très bien aux assemblages, alors que le Merlot qui n’a pas été retenu.

    Une production certifiée Agriculture biologique depuis 1993

    Grâce aux précieux conseils de pépiniéristes et de cultivateurs locaux, de professionnels rencontrés lors des salons de producteurs bio, mais aussi grâce aux formations organisées par la Chambre d’agriculture du Gard, les méthodes de production du domaine ont également évolué. Tant pour le potager, le verger que pour les vignes, aucun herbicide ni produit de synthèse n’est utilisé. « Du sol à la récolte, tout est bio ».

    Ainsi, pour amender la terre, pour lutter contre les nuisibles et les mauvaises herbes, on se dirige plutôt vers le fumier, le paillage de la terre, ou bien les haies pour attirer oiseaux et certains insectes. Et si les vignes sont attaquées par le mildiou, cuivre et souffre soignent les ceps avec des extraits de plantes ou bien des roches broyées.

    Des vendanges participatives

    Lors des vendanges de septembre, le raisin est récolté quelques jours par semaine à la main, le matin, pour conserver le fruit frais et éviter un début fermentation trop rapide. Avec l’aide de bénévoles de l’association « Les Amis de Solan », de stagiaires et d’autres bonnes volontés, le raisin arrivé à pleine maturité est trié pour ne garder que le meilleur.

    Après cela, c’est la mise en bouteille qui est un autre moment phare de la production viticole. Toute la production est réalisée au monastère, par les sœurs, à différents moments de l’année, selon les cuvées : en fin d’hiver pour le rosé et le blanc, en fin de printemps pour la cuvée Saint-Martin, et en décembre de l’année +1 pour les cuvées Saint Ambroise et Saint Porphyre, qui passent un an en barriques.. En tout, ce sont quelque 25 000 bouteilles qui sont préparées.

    Une production de « 35hl/ha » et une gamme de vins très variée

    Les sœurs du Monastère de Solan proposent une gamme de vins variée, aux noms évocateurs des racines orthodoxes du Monastère, et 100 % bio : Rouge comme le Saint Porphyre, blanc comme la cuvée Sainte Catherine, rosé comme le « Mon Bien-aimé avait une vigne », méthode traditionnelle comme la délicieuse et fruitée cuvée Sainte-Sophie ou encore vin apéritif.

    Remerciements à Sœur Iossifia pour sa précieuse collaboration à la rédaction de cet article.

    A lire également, notre article sur la visite de l'église du Monastère de Solan.

    La bonne adresse : Monastère de Solan, 1942 route de Cavillargues, 30330 La Bastide d'Engrais, Tél : 04 6 682 99 12

    Retrouvez les produits du Monastère (confitures, vins, crème d’olives, vinaigres arômatisés, pâtes de fruits, mais aussi de l’artisanat, des livres, des cd) au domaine de mai à août de 11h à 18h et de septembre à avril : de 11h à 17h. Sur Uzès, il est possible de retrouver les vins du Monastère au Suisse d’Alger (place Dampmartin), les confitures à Malaïgue (face à l’esplanade, 5 Avenue de la libération), confitures, vinaigre, etc., à la cave coopérative de Saint Quentin-la-Poterie (111 avenue Pierre de Camisole).

  • La Reinette du Vigan

    (UK version) La pomme Reinette du Vigan est une espèce cévenole rustique.

    Une cévenole rustique pleine de saveur

    Gorgée de saveur, la Reinette du Vigan est délicieuse crue en quartiers, mais aussi cuite, en plat sucré/salé, poêlée avec un peu de beurre mais aussi en tarte aux pommes ou tout simplement en compote. Même sans sucre, la compote est tout simplement unique.

    Sur les marchés de l’Uzège et des Cévennes

    Les marchés de l’Uzège proposent de vastes étals de Reinettes du Vigan en saison. Se conservant parfaitement en hiver, elle se déguste tout l’hiver, même légèrement fripée, ce qui s’ajoute à son goût prononcé et sucré.

    Recettes

    Bouchées à la reine pommes Reinettes/boudin blanc truffé : découper le boudin blanc en petits dés, les faire revenir avec un peu de beurre. Pendant que le boudin rissole, mettre 1 ou 2 cuillerées de compote de pommes Reinette au fond de la bouchée à la reine et y déposer les dés de boudin. Enfourner environ 15 mn. Déguster bien chaud, accompagné d’une salade verte.

    Canette aux pommes du Vigan : Saler/poivrer la canette, et placer un bouquet garni à l’intérieur. La faire cuire au four une heure environ à 170º, tout en l’arrosant de temps en temps du jus de cuisson.  Ajouter dans le plat des quartiers de pommes Reinettes du Vigan 20 mn avant la fin de la cuisson. Servir bien chaud.

    Confiture Reinettes/poires conférence : Laissez fondre les pommes et les poires coupées en petits morceaux. Y ajoutez du sucre confiture et laissez mijoter quelques minutes. Verser dans des pots, les fermer et les retourner 5 mn pour les stériliser. Attendre 1 à 2 mois pour profiter au maximum du goût des fruits.

    Apple pie Reinettes : sur une pâte sablée, déposer une fine couche de compote de pommes reinettes, puis recouvrir de fines lamelles de pommes. Saupoudrer d’un peu de sucre. Décorer de lanières de pâtes. Mettre au four environ 30 mn à 200º. Laisser tiédir avant de servir.

    A savoir : En octobre se déroule La foire de la pomme et de l’oignon au Vigan

  • Recettes pour fans de figues

    Salade de chèvre frais sur lit de figues

    Bien nettoyer les figues et les découper en fines rondelles.
    Les présenter sur des assiettes individuelles, y déposer des tranches de chèvre frais.
    Ajouter un beau filet d'huile d'olive, un peu de gros sel, et quelques brins de ciboulette. C'est prêt !

    Tartare au chèvre et aux figues

    Découper en petits dés un chèvre bien ferme. L'aromatiser avec des épices, de la ciboulette ou du persil.
    Découper les figues en petits dés. Y ajouter quelques grains de gros sel pour donner un côté croquant salé.
    Dans un emporte-pièce, déposer le chèvre, puis les figues et ainsi de suite.
    Retirer l'emporte-pièce, décorer de brins de ciboulette ou de persil, et ajouter 1 ou 2 filets d'huile d'olive.

    Gâteau au yaourt et aux figues

    1 pot de yaourt ou de fromage blanc, 1 pot d'huile, 3 pots de farine, 2 pots de sucre blanc ou roux, 3 oeufs, 1 sachet de levure, une dizaine de figues (selon la taille).
    Mélanger tous les ingrédients, y ajouter les figues coupées en 4 ou 6 morceaux (selon la taille du fruit).
    Verser l'appareil dans un plat à manquer préalablement beurré et fariné.
    Mettre au four 45 mn environ, à 180 º.

    Cheese cake avec topping de figues

    Frais et estival, le cheese cake aux figues est aussi un délice.

    Sur une base biscuitée, réalisée avec un paquet de sablés émiettés dans du beurre fondu, déposer l'appareil du cheese cake léger (soit 125 g de philadelphia, 5 cuillères à soupe de fromage blanc, cassonade ou sucre blanc selon le goût, bien mélangés).

    Recouvrir le cheese cake d'une compotée de figues (250 g de figues découpées en petits dés ou rondelles et cuites à feu doux avec un peu de sucre ou du miel).