Les vignes de Blauzac, près de la colline de la Librotte

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Le chemin Abraham Mazel, à Uzès

A quelques minutes en contrebas du cimetière d’Uzès (chemin du Peiroulet), le chemin Abraham Mazel rend hommage à une figure protestante du Gard.

Connu pour être le premier des camisards, il naît en 1677 à Falguières, proche de Saint-Jean-du-Gard (autrefois Saint-Jean-de-Gardonnenque), dans les Cévennes, alors sous occupation des troupes de Louis XIV « qui veut interdire la liberté de culte aux protestants ».

En 1702, il « a vingt-cinq ans… et reçoit une « inspiration divine » : il doit libérer les huguenots détenus et torturés par l’abbé du Chayla au Pont-de-Montvert.».

« Le début de la révolte des camisards »¹

Le 24 juillet 1702, en compagnie de Pierre Séguier, dit « Esprit Séguier ». Abraham et ses compagnons libèrent les prisonniers et l’abbé est tué, peu après.

La période la plus violente de la révolte a lieu entre 1702 et 1704. Une paix est pourtant négociée auprès des troupes royales, mais certains des Camisards, dont Abraham, ne la reconnaissent pas et continuent de combattre.

De la tour de Constance au départ à l’étranger

Arrêté en 1705, il s’évade le 24 juillet de la même année de la tour de Constance, à Aigues-Mortes, où il est emprisonné. Se rendant aux autorités, il lui est permis de quitter la France pour la Suisse, où il devient officier dans le régiment camisard.

« Impliqué dans l'affaire de la tentative de débarquement en Savoie des camisards et des partisans savoyards », il quitte la Suisse pour l’Angleterre, à Londres, où il « participe au groupe des « prophètes cévenols ». Revenu en France en 1708, il s’installe quelque temps dans le Vivarais (aujourd’hui l’Ardèche).

Les Camisards sont battus, la guerre se termine

Après plusieurs échauffourées à l’été 1709 entre Vivarais et Cévennes, les camisards sont battus près d’Alboussière et dispersés.

Fait de nouveau prisonnier le 14 octobre 1710 après avoir été dénoncé, il est tué au Mas de Couteau, près d’Uzès, et ne verra pas la fin de la guerre des Camisards, en 1711.

A lire : https://www.humanite.fr/des-camisards-aux-maquisards-577625, « Mémoires sur la guerre des Camisards », Abraham Mazel, Élie Marion, Jacques Bonbonnoux ; préface, Philippe Joutard (https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/0015047944)

A voir : la maison natale d’Abraham Mazel, proche Saint-Jean-du-Gard (achetée en 1995 par l’association Abraham Mazel pour en faire « une maison vivante des résistances).

A visiter : l’association Abraham Mazel http://www.abrahammazel.eu/

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham_Mazel (4/02/21), Abraham Mazel, http://www.abrahammazel.eu/en-remontant-le-temps/ (Jacques Verseils)

 
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