Les vignes de Blauzac, près de la colline de la Librotte

Culture

  • Sélection automnale de lectures

    Maïté, libraire partenaire d’UzEssentiel, revient en ce début d’automne avec une belle sélection de lectures pour toute la famille.

    Suivez-le guide !

    LaborieLes enfants de Val fleuri

    Publié en 2020 aux Presses de la cité dans la collection Terres de France, Les enfants de Val fleuri, le dernier roman de Christian Laborie qui raconte l’histoire de la poterie d’Anduze arrive en poche, aux Editons Pocket.

    Suivez la « généreuse saga familiale sur plusieurs décennies autour d’un savoir-faire et d’une transmission, la poterie d’Anduze. Entre descendance, lignée indirecte, secrets de famille : qui pour perpétuer les grandes poteries de Val Fleuri ? Des années 1930 aux années 1960, les destins des familles Chassagne et Ferrière vont se déployer, s’entrecroiser, noués par les liens du sang et de l’amour. Mais aussi frappés d’un lourd secret… »

    ​​​​​​​Le pavillon des combattantes

    ​​​​​​​La romancière irlandaise Emma Donoghue nous offre ce beau livre, son sixième publié en France, aux Presses de la cité.

    Faisant partie de la rentrée littéraire 2021, Le pavillon des combattantes nous entraîne à la fin de la première guerre mondiale, sur sa terre natale.

    Carte postale​​​​​​​« 1918. Trois jours à Dublin, ravagé par la guerre et une terrible épidémie. Trois jours aux côtés de Julia Power, infirmière dans un service réservé aux femmes enceintes touchées par la maladie. Partout, la confusion règne, et le gouvernement semble impuissant à protéger sa population. À ​​​​​​​l’aube de ses 30 ans, alors qu'à l’hôpital on manque de tout, Julia se retrouve... »

    ​​​​​​​​​​​​​​La carte postale

    ​​​​​​​​​​​​​​Arrivée chez Grasset, La Carte postale est la dernière création de la romancière et scénariste Anne Berest, ou l’histoire de la recherche, 20 ans ​​​​​​​après son envoi, de l’expéditeur ​​​​​​​d’une mystérieuse carte postale, reçue en janvier 2003.

    ​​​​​​​​​​​​​​« L’Opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J’ai mené l’enquête, avec l’aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. Avec l’aide d’un détective privé, d’un criminologue, j’ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j’ai remué ciel et terre. Et j’y suis arrivée. Cette enquête m’a menée cent ans en arrière…. Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « Juif » dans une vie laïque ».

    Artifices​​​​​​​Artifices

    ​​​​​​​Dans la famille Berest, voici la jeune sœur d'Anne Berest, Claire, avec Artifices, son 8ème ouvrage, publié chez Stock.

    Nous y suivons l’enquête d’Abel, un policier mis à pied, et qui « évolue dans une atmosphère étrange depuis qu’il a été suspendu… Reclus dans son appartement, il n’a plus qu’une préoccupation : sa collection d’orchidées, dont il prend soin chaque jour », une « errance que vient interrompre ​​​​​​​Elsa, sa voisine, lorsqu’elle ​​​​​​​atterrit ivre morte un soir ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​devant sa porte. C’est cette bulle que vient percer Camille Pierrat, sa collègue, inquiète de son absence ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​inexpliquée. C’est son fragile équilibre ​​​​​​​que viennent mettre en péril des événements étranges qui se produisent dans les musées parisiens et qui semblent tous avoir un lien avec Abel »… Pour en savoir plus, direction la Maison de la presse d’Uzès pour pouvoir dévorer les quelque 300 pages du roman, sorti dans la collection La Bleue, chez Stock.

    Joseph Monier et la naissance du ciment armé

    ​​​​​​​Deuxième édition de l’ouvrage collectif parlant du parcours exceptionnel de Joseph Monier, natif de Saint-Quentin-la-Poterie, et considéré comme l’inventeur du béton armé.

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Joseph Monier et la naissance du ciment armé, aux Editions du Linteau, de « l’historien de l’architecture Bernard Marrey », auteur entre autres de Le béton à Paris (2000) et La Tour Eiffel (2001), propose ici de suivre  l'itinéraire du ​​​​​​​Saint-Quentinois «  passé de l'horticulture aux bacs à fleurs avant de découvrir ce matériau ​​​​​​​​​​​​​​révolutionnaire... Une histoire ​​​​​​​restituée dans le ​​​​​​​contexte historique et les essais des autres chercheurs de son ​​​​​​​époque : Louis Vicat pour le ciment, ​​​​​​​Joseph-Louis Lambot pour le ciment-fer ».

    ​​​​​​​Voyage aux frontieres de la vie​​​​​​​Voyage aux frontières de la vie

    ​​​​​​​Publié aux Editions du Seuil, Voyage aux frontières de la vie « tente de répondre à la question : Une vie au-delà de la Terre est-elle possible ? A la recherche de réponses dans les milieux extrêmes et dans l’espace avec l’astrobiologiste , Nathalie A. Cabrol.

    ​​​​​​​L'auteur qui, « après avoir participé à la mission Mars Exploration Rover de la NASA, dirige aujourd’hui le Centre de recherche Carl Sagan de l'Institut SETI aux États-Unis, une organisation scientifique à but non lucratif qui cherche à comprendre et expliquer l'origine de la vie dans l'univers et l’évolution de l’intelligence »… est également « exploratrice des milieux extrêmes terrestres qu’elle étudie comme analogues à Mars au début de son histoire… dirigeant des expéditions scientifiques de haute altitude dans les Andes» et plongeant "dans des lacs comme celui du volcan Licancabur à près de 6 000 mètres pour comprendre si la vie a pu apparaître sur Mars et y laisser des traces ».

    Animal

    AnimalPublié dans la collection Domaine du possible, aux Editions Actes Sud, voici Animal, chaque génération à son combat, voici le nôtre.

    ​​​​​​​« Imaginez que vous puissiez voyager sur quatre continents pour rencontrer certains des plus éminents et passionnants biologistes, climatologues, paléontologistes, anthropologues, philosophes, économistes, naturalistes et activistes, qui cherchent à comprendre pourquoi les espèces disparaissent, pourquoi le climat se dérègle et, surtout, comment inverser la tendance… Imaginez que toutes ces histoires aient un lien ​​​​​​​et qu’en faisant ce lien, se dessine une nouvelle histoire pour le futur des humains. Imaginez que cette histoire propose une réponse à la question : À quoi servons-nous ? Et bien, c’est ce voyage que vous propose ce livre. Et sans doute bien plus encore… »

    ​​​​​​​Animal est le nouvel ouvrage de Cyril Dion, cofondateur du mouvement Colibris, une association qui agit pour une vie plus écologique et solidaire, après son Petit manuel de résistance contemporaine (2017), toujours chez Actes Sud.

    Mini-flore du jardinier promeneur

    Mini floreJk rowling​​​​​​​​​​​​​​ou Mini-flore du jardinier promeneur, Mettez un nom sur les plantes qui vous entourent, pour être plus précis.

    Dans la collection D’amour et d’eau fraîche, des Editions Ulmer, la conseillère paysagiste Marine Cressy publie un ouvrage rafraîchissant qui, tout au long de ses 144 pages, ​​​​​​​passionne et instruit le lecteur sur les fleurs qui l’entourent. Les textes, comme sortis d'un cahier de notes, sont accompagnés de dessins très parlants.

    « Mini-Flore garantie zéro jardon scientifique, 100 % indispensable » dixit les éditions Ulmer, un ouvrage ludique et distrayant, et surtout très enrichissant.

    Jack & la grande aventure du cochon de Noël

    Pour les plus jeunes, mais pas seulement, J.K. Rowling entraîne les lecteurs dans « une quête trépidante » à la recherche d’un cochon perdu. Embarquement pour « une aventure magique et périlleuse au pays des Choses perdues, chez Gallimard Jeunesse.

  • Zoom sur Mon cahier d'activités nature, des conservatoires d'espaces naturels

    Mon cahier d'activitéLe réseau national des Conservatoires d'espaces naturels a créé un cahier d’activités très ludique à l’intention de la jeune classe et des familles en général.

    De quoi se divertir en famille tout en apprenant !

    Les enfants dès 8 ans pourront découvrir dans ces carnets la nature et ses habitants au travers de jeux et de nombreuses activités, comme son nom l’indique.

    Les milieux naturels « sur lesquels interviennent les Conservatoires d’espaces naturels » y sont présentés et « répartis en 5 chapitres : les eaux douces, le littoral, les forêts, la montagne et la campagne ». « Chaque chapitre s’ouvre sur un grand « diorama » et des jeux d’observation. Les pages suivantes sont consacrées à des milieux naturels plus spécifiques, avec leurs activités dédiées (labyrinthes, énigmes, mots codés, ou encore mots fléchés, rébus…) ».

    Où trouver le cahier ? Le cahier est disponible auprès du réseau des Conservatoires d’espaces naturels ou en librairie

    Remerciements à Magali Boyce, du CEN Occitanie, pour sa collaboration à cet article

    Plus d'informations : Conservatoires d'espaces naturels, Mon cahier d'activités nature

  • Sélection lecture de septembre de Maïté

    Agenda des petits riens du quotidienEnvie de commencer la rentrée en feuilletant quelques pages ?

    Découvrez ci-dessous la sélection de Maïté, la libraire partenaire d'UzEssentiel.com.

    L’Agenda des petits riens du quotidien 2022, une bible pour certains, aux éditions Edisud. Un agenda « pour commencer l’année dans la bonne humeur et la convivialité. Fleurs, plantes, légumes et fruits sont au rendez-vous de toutes les pages et se déclinent au rythme des 4 saisons, chaque mois apportant son lot de poèmes, recettes, secrets de beauté au naturel, conseils, astuces pour entretenir la maison...Chaque jour, un cocktail de couleurs et saveurs qui ensoleilleront votre année, même les mois d’hiver » (éditions Edisud). Un pur plaisir tout au long de plus de 140 pages.

    Le Calendrier lunaire 2022, de Michel Gros, chez Gallimard. Un véritable succès depuis le début de la saga, née en 1978 « à l’initiative de Pierre-Henri Meunier, un professeur fortement investi dans diverses associations et passionné de jardinage et de quoi profiter au maximum des bienfaits de la Lune » (calendrier-lunaire.fr). « Les utilisations du calendrier sont multiples et très diversifiées, du jardin à la culture en passant par le bois, les animaux, la santé ou la beauté. Il trouvera très vite une place dans ​​​​​​​​​​​​​​votre quotidien… L'outil indispensable pour vivre au ​​​​​​​quotidien avec la ​​​​​​​lune et profiter de ses bienfaits Calendrier lunaire 2022​​​​​​​tout en respectant le cycle de la ​​​​​​​vie » (éditions Gallimard).​​​​​​​

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Côté roman, le nouveau livre de Guillaume Sire, Les Contreforts, aux éditions Calmann Levy nous entraîne dans une « épopée baroque et tragique », suivant le destin d’une famille « au seuil des Corbières » (éditions Calmann Levy). Avec Les Contreforts, l’écrivain toulousain revient sur la scène littéraire, après Avant la longue flamme rouge, toujours chez Calmann Lévy, récompensé par le Prix Orange du Livre 2020 et sélectionné ​​​​​​​pour le Prix des Libraires, rentrée janvier 2020.

  • Le musée Borias, à Uzès

    (UK version) Fondé en 1910, suite à la réunion du fond des beaux-arts et de celui d’histoire locale, le musée d’Uzès occupe en premier lieu une partie de l’Hôtel de Ville d’Uzès.

    Déplacé dans l'ancien palais épiscopal, devenant ainsi voisin du Tribunal de proximité, le musée est inauguré dans sa nouvelle version en 1978.

    Histoire et origine

    A l’origine du musée, il faut rappeler l’investissement du peintre alésien José Belon (1861/1927), formé aux Beaux-Arts de Paris et qui souhaitait alors faire participer ses amis artistes pour des dons d’œuvres.

    Vient ensuite l’initiative du poète Albert Roux (1871/1935). Paysan gardois avant tout, natif de Sanilhac et amoureux de sa région, le poète qui écrivait en occitan contes, légendes et histoires était vivement inspiré par l’œuvre de Frédéric Mistral.

    La création en 1896 du Museon Arlaten d’Arles par Mistral l’interpelle, car le musée fait la part belle aux œuvres provençales, en mettant à contribution la population locale pour aider à la conservation du patrimoine de la région, une culture locale qui, selon Mistral, est vouée à disparaître sous le joug de la modernité.

    De Arles à Uzès, il n’y a qu’un pas et le Museon uzétien tant voulu par Albert Roux, aiguillonné par le succès rencontré par l’Arlaten, voit le jour.

    Profitant de sa collaboration au Journal d’Uzès, l’ancêtre du Républicain, et de ses écrits sur l’histoire de la région, Albert Roux sollicite dons et prêts. Viennent alors toutes sortes de découvertes, allant des surprises improbables d’un cabinet de curiosités aux tableaux et autres trouvailles archéologiques.

    Un conservateur passionné

    Laissé quelque peu à l’abandon pendant les deux guerres mondiales, le musée municipal renaît dès 1946, sous l’action passionnée de Georges Borias (1908/1988).

    Cet enseignant auvergnat, qui arrive à Uzès après avoir occupé des postes dans différentes régions de France, s’investit totalement dans la préservation du musée. S’attachant l’aide de ses étudiants pour la restauration et le classement des fonds du musée, Georges Borias effectue un travail gigantesque.

    Conservateur du musée pendant 40 ans, Georges Borias développe le musée, et l’enrichit considérablement. Installé depuis 1978 dans les bâtiments de l’ancien palais épiscopal d’Uzès - monument historique classé depuis 1981, le musée porte, depuis la mort de son conservateur en 1988, le nom de l’enseignant. Quel plus bel hommage à son immense contribution pour la sauvegarde du patrimoine local.

    La relève du flambeau

    Martine Peyroche d’Arnaud, auteur d’une thèse consacrée à l’architecture d’Uzès pour l’Ecole du Louvre mais aussi de l’Abécédaire d’Uzès, publié aux Editions Alcide, succède à Georges Borias en tant que conservatrice.

    Rappelant dans un « beau texte comment, il y a trente ans, elle a pu monter, avec le soutien de passionnés et de la municipalité, l’exposition Histoire de papiers… une étape décisive dans l’histoire du musée » (Uzès, Musée vivant, Novembre 2020, nº 56), Martine Peyroche d’Arnaud est la femme derrière le musée que nous visitons aujourd’hui, un musée que l’on rejoint après une volée de marches qui entraîne déjà le visiteur dans un décor historique unique.

    Le flambeau passe ensuite, en 2003, à Brigitte Chimier, qui devient la nouvelle conservatrice. Diplômée d’histoire de l’art moderne, rien ne la destinait à ce poste. Et pourtant. Depuis bientôt 20 ans, la conservatrice apporte son expertise et son attachement à la culture à cette institution centenaire, travaillant de concert avec le responsable de l’accueil du public et l’association Les amis du musée.

    Brigitte Chimier s’attèle au quotidien à un véritable sacerdoce pour apporter au musée toute la reconnaissance qu’il mérite et continuer à l’enrichir grâce à des dons, legs et acquisitions, une activité qui rythme la vie du musée et permet d’augmenter le fonds de l’établissement. Tout cela sans compter avec les interactions avec les écoles, les conférences, et les visites. Le musée, c’est aussi un lieu de partage exceptionnel.

    Les dons, comme ce dessin de Charles Gide offert par Frédéric Abauzit, Président de l’Association Les amis du musée, représentant le Tour des Eaux, à Uzès, ou l’achat auprès des descendants de Catherine Gide d’un ensemble de 7 œuvres de son père André Gide et de son grand-père, le peintre Théo Van Rysselberghe

    Visite guidée du musée en compagnie de Brigitte Chimier

    Avec des animations régulières, comme la visite de l’objet du mois, ou bien les interactions avec les établissements scolaires, le musée participe activement à la vie uzétienne.

    Musee carreauxLes petites stèles des enfants de primaire, réalisées à base de mousse verte de fleuriste, s’inspirent des stèles du musée. Bravo !

    Les différentes collections qui se partagent les salles du musée retracent l’histoire d’Uzès et de sa région. Voici une petite sélection :

    Après un passage devant la vitrine d’un surprenant cabinet de curiosités, voici venue la préhistoire, l’époque gauloise – on apprend par exemple au détour d’une stèle que les Gaulois ont partagé leur expertise de la fabrique de tonneaux avec les Romains qui n’utilisaient alors que les amphores et pots en terre, le Moyen-Age - les objets proviennent de fouilles archéologiques ou de découvertes de particuliers : poteries anciennes, pierres gravées, stèles – comme celle rappelant la mémoire d’un tonnelier du 2e s découverte à Vallabrix, outils, ou bien cette étonnante collection de carreaux de pavements en terre vernissée du 14e s, acquise par l’Association des amis du Musée et le Fonds régional d’Acquisition pour les Musées, et découverte au château de Blauzac.

    Une collection d’Armoires d’Uzès

    Dans la pièce suivante, la collection d’Armoires d’Uzès, spécialité du musée Borias, rappelle l’essor économique d’Uzès grâce à l’industrie de la soie et au tissu en laine. Les nobles, mais aussi les bourgeois aimaient parer leur maison de mobilier montrant leur réussite sociale, avec notamment ces armoires joliment décorées du 17e s, ou cette chaise à porteur du 18e.

    L’existence des plus modestes n’est pas oubliée comme le prouve, par exemple, cette exceptionnelle machine à bas de soie que les marchands de soierie louaient aux travailleurs qui exerçaient chez eux leurs professions.

    Le portrait de la duchesse d’Uzès (1913) du peintre Adolphe Weïsz et La lutte d’hommes (1886), de José Belon

    Le musee la duchesseSur les murs, des portraits, dont le magnifique cadre consacré à la duchesse d’Uzès, Marie Adrienne Anne Victurnienne Clémentine de Rochechouart de Mortemart (1847/1933). Devenue veuve en 1872 du 12e duc d’Uzès, Emmanuel de Crussol d’Uzès, elle consacre alors toute son énergie et son patrimoine à la politique et, bien avant l’heure, à la défense de la condition féminine. Le portrait d’Adolphe Weisz représente à merveille la noble austérité la duchesse, en habit de deuil.

    Tout proche, un portrait de José Belon vous scrute d’un regard intense. Le bienfaiteur du musée uzétien est à l’honneur avec une de ses compositions, un grand cadre coloré, chatoyant, intitulé La lutte d’hommes, peint en plein air. On y découvre la compétition de lutte gréco-romaine qui prenait place lors des fêtes votives d’antan, à l’emplacement des vignes du domaine Saint-Firmin.

    Au sortir de la salle, après un arrêt devant les souvenirs scolaires d’autrefois, d’autres portraits ornent les murs. Des dessins, lithographies, extraits de livres reviennent ainsi sur les grands personnages qui ont rythmé la vie d’Uzès. Nous retrouvons ainsi l’Amiral Brueys, originaire d’Aigaliers et mort au combat à Aboukir en 1798, ou bien le chanoine Sconin, oncle de Racine, un dépôt de la paroisse d’Uzès.

    La collection de poterie de l’Uzège

    Le musee poterieLe musee briqueLa visite continue vers la collection de poterie de l’Uzège, témoignage majeur sur une activité qui cessa ou presque après la première guerre mondiale.

    Y sont présentes de nombreuses céramiques de Saint-Quentin-la-poterie, mais aussi de Serviers, ou bien cette étonnante collection de briques (fin 19e/début 20e s) provenant des briqueries de Saint-Victor-des-Oules, Saint-Quentin et Montaren, autrefois hauts lieux de production.

    La céramique revient sur le devant de la scène dans les années 80 à Saint-Quentin-la-poterie. Devenant peu à peu objet de décoration, elle perd son rôle de compagnon du quotidien des familles

    Les céramiques, c’est aussi l’occasion de mieux connaître la Maison Pichon, fondée en 1802, et qui travaille depuis 7 générations à l’excellente de ce produit de choix à Uzès. Grâce à la collection privée de Jean-Paul et Christophe Pichon prêtée au musée, nous suivons l’évolution des créations de la manufacture, entre recherche des formes, des couleurs, dans un éternel souci de renouveau pour suivre le changement de mode, de goût, etc.

    A voir : Certains objets portent le tampon du tout premier de la lignée, François Pichon (1804/1877), et ces soucoupes en forme de parapluies ouverts, les boîtes en « zig zag », ou l´utilisation des terres mêlées. A découvrir aussi l’insolite collection de pipes en terre, des pipes qui ont connu un grand succès dans le monde.

    André Gide et son héritage

    Le musee gideDernière salle du musée, celle consacrée à l’écrivain (1869/1951). C’est un vibrant hommage à l’homme et à son œuvre.

    « Né à Paris d’un père uzétien et d’une mère Normande, où voulez-vous, Monsieur Barrès, que je m’enracine ? » (Prétextes). En effet, le jeune André Gide passera Pâques à Uzès et l’été en Normandie, dans le Calvados.

    Photographies, articles de journaux, livres (pianiste averti, voici les Notes sur Chopin qu’il écrit sur un de ses compositeurs favoris), tableaux, on découvre peu à peu la vie d’un grand artiste, dont la famille était originaire de Lussan. On apprend ainsi que, si les hommes de la famille se destinaient tous à une carrière juridique, entre notaire, avocat, juge, André Gide a quant à lui voulu se destiner à la plume.

    A regarder de plus près le programme de la pièce de Shakespeare « Antoine et Cléopâtre » dans la traduction de Gide… ainsi qu’un 33 tours « André Gide vous parle »

    Le futur fondateur de la revue littéraire NRF, La Nouvelle Revue Française créée en 1908, découvre le monde. A 24 ans, en 1893, il voyage au Maghreb et reçoit un choc tant culturel que personnel. C’est une véritable école de la vie, à l´écart de toute influence familiale. Il consacrera plusieurs ouvrages à ces terres lointaines qui lui ont tant données et tant appris.

    Jean-Paul Sartre dira d’André Gide qu’il était « un exemple irremplaçable car il a choisi de devenir sa vérité » (Les Temps modernes), en parlant notamment du journal de l’écrivain Voyage au Congo

    Ami du poète et romancier Pierre Louys, d’Oscar Wilde, et de Francis Jammes, parmi d’autres, il peaufine son style et trouve sa voie. Il écrit La porte étroite en 1909, Corydon en 1924, Si le grain ne meurt en 1926, un Retour de l’URSS en 1936, un récit de voyage bientôt suivi de Retouches à mon Retour de l’URSS (en réponse aux critiques d’alors), ou bien encore Les caves du Vatican en 1948… Extrait :

     « Savez-vous ce qui me gâte l'écriture ? Ce sont les corrections, les ratures, les maquillages qu'on y fait.

    Croyez-vous donc qu'on ne se corrige pas, dans la vie ? demanda Julius allumé.

    Vous ne m'entendez pas : Dans la vie, on se corrige, à ce qu'on dit, on s'améliore; on ne peut corriger ce qu'on a fait. C'est ce droit de retouche qui fait de l'écriture une chose si grise et si... (il n'acheva pas). Oui ; c'est là ce qui me paraît si beau dans la vie ; c'est qu'il faut peindre dans le frais. La rature y est défendue ».

    A savoir : Le musée fait partie, tout comme le Carré d’Art et le Musée de la romanité de Nîmes ou le Musée laïque d’Art Sacré du Gard à Pont-Saint-Esprit, du réseau de Musées-Occcitanie.fr, un site créé par « l’Association des Conservateurs et Personnels Scientifiques des Musées d’Occitanie… regroupant les professionnels des Musées de France et des établissements à but culturel et patrimonial de la Région Occitanie. Le site met en valeur la richesse et la diversité des musées et de leurs collections sur un site unique regroupant plus de 130 musées, dont la majorité bénéficie de l’appellation “Musée de France ».

    L’Association des amis du musée existe depuis 1946.

    Le château de Lussan appartenait jusqu’en 1920 à des membres de la famille d’André Gide

    Visites de l’objet du mois : Découvrez chaque mois, le jeudi un objet insolite des collections du musée, avec le 21 octobre la chaise à porteurs du 18e s, le 18 novembre le collier de chien de berger, le 16 décembre le portrait de Janie Bussy, par Jean Vanden Eeckhoudt (1875/1946). De 16 h à 16 h 40, 1€50, 10 participants maximum, réservation sur musee.uzes@wanadoo.fr.

    Retrouvez Brigitte Chimier lors de sa conférence La petite histoire du Musée d’Uzès, organisée par l’université populaire de l’Uzège. 2h pour vous plonger dans son univers, lundi 31 janvier 2022. Evénement gratuit, inscriptionBrigitte Chimier est également l’auteur de nombreux fascicules pour l’Association des amis du musée d’Uzès, et du Guide des tableaux des églises d’Uzès (2006).

    A lire également les autres publications de l’Association des amis du musée d’Uzès. Parmi d’autres, Les 100 ans du musée, le bel âge 1910-2010, André Gide et Uzès, Georges Borias ou bien Poterie traditionnelle de l’Uzège.

    Remerciements à Brigitte Chimier pour sa collaboration à cet article

    Plus d’informations sur uzesmusee.blogspot.com, Musées-Occitanie.fr

  • Zoom sur le Guide naturaliste Causses Cévennes

    Causses cevennes okSélectionnée par Maïté, de la maison de la presse d’Uzès, cette seconde édition du Guide du naturaliste Causses Cévennes est un ouvrage collégial, faisant partie de la collection Les guides de terrain des parcs nationaux de France.

    Un guide de terrain

    Ce guide de terrain, de plus de 300 pages, s’adresse à toute la famille.

    Entre écosystèmes aquatiques et écosystèmes forestiers, le guide « fait découvrir l’ensemble des milieux naturels présents sur le territoire du Parc national des Cévennes, soit 168 types de milieux, ou « habitats », regroupés en 56 fiches détaillées et illustrées.

    56 fiches détaillées et illustrées

    Dans chaque fiche, la description s’accompagne d’éléments synthétiques résumant les conditions écologiques du milieu et d’informations clefs sur les espèces végétales et animales qui y sont liées.

    Alliant rigueur scientifique et démarche pédagogique, cet ouvrage de référence est le compagnon indispensable de vos balades au sein de ce territoire d’exception ».

    Le Guide du naturaliste Causses Cévennes est publié aux Editions Glénat

  • La Cèze, retour aux sources

    1ere cezeCoup de cœur de Maïté, de la maison de la presse d’Uzès, l’album La Cèze, retour aux sources, est né sous l'instigation de Denis Guillaume, maire de Tharaux et directeur de la maison d'édition Empreinte, temps présent.

    L'album nous offre les textes de l'écrivain Alexis Jenni, prix Goncourt 2011 pour L'Art français de la guerre, et les aquarelles légères et pigmentées de Bruno Nugeron, « un artiste plasticien amoureux de la nature », résident de Tharaux et déjà auteur de nombreuses esquisses de la rivière.

    La Cèze, présentation

    La Cèze, affluent du Rhône, glisse entre le Gard, la Lozère et Ardèche. Cours d’eau au charme profond, il parcourt quelque 128 km. Dans le Gard, on découvre la rivière du côté de Goudargues, Montclus ou bien Barjac, sans oublier Aiguèze ou La Roque-sur-Cèze. D’autres destinations, moins courues, moins connues, comme Bagnols-sur-Cèze ou Saint-Ambroix, recèlent pourtant de beaux trésors, entre architecture et nature.

    Nous suivons Guillaume Lempreinte dans son périple le long de la rivière, alors qu’il s’attarde sur le patrimoine architectural, industriel, etc, des villes qui s'égrènent sur ses rives. Merveilles naturelles aussi, rencontres humaines également, jusqu’aux Cévennes avec, entre autres, Aujac.

    Extraits

    Et puis regardez.

    - Quoi ?

    - L’espace…

    Avec toute cette eau lisse bordée d’arbres denses, les nuages bien dessinés, le paysage était hollandais. Il y avait devant eux le Rhône étalé et l’embouchure de la Cèze, la rivière lente qui se fondait en silence dans le fleuve… (p14)

    Ils entrèrent dans Bagnols-sur-Cèze…

    -La Cèze passe en ville ?...

    - Pas du tout. Elle a des crues brutales et fréquentes, alors la ville on l’a construite à l’écart.

    - Mais le nom ?

    - Invention de la fin du XIXe, par les Postes et Télégraphes. On a demandé très officiellement à la municipalité d’ajouter sur-Cèze pour s’y retrouver. C’était joli…(p17)

    A la fin des années 50, les Cévennes étaient un eldorado industriel, et regardez ce que c’est devenu : des villes fantômes, des cités ouvrières d’où les gens sont partis, des usines qui ne sont plus que des carcasses de briques et de ferraille….(p 58)

    Du côté d’Aujac : Dans les diaclases des talus rocheux, des pins tentaient de s’enraciner, ils pénétraient de leurs racines cette fente étroite… c’est l’héroïsme végétal, qui finira, plusieurs générations après, par briser la roche… (p 68)

    Jusqu’aux Cévennes : A partir de Saint-André-Capcèze, les vallons se refermaient, ils passèrent sur de petits ponts par-dessus des ruisseaux bouillonnants, l’eau était pressée de descendre. Levant la tête ils voyaient autour d’eux l’horizon se fermer, les crêtes faisaient cercles.

    - Vous allez arriver à trouver la source, là-dedans ?

    - Peut-être, si je savais ce que c’est qu’une source…

    - La source d’une rivière, ça n’existe pas vraiment… (p 75)

     

    L'album La Cèze, retour aux sources, est publié aux éditions Empreinte, Temps présent.

    Remerciements à Denis Guillaume, directeur des Editions Empreinte, et maire de Tharaux, pour la documentation transmise.

    « L’ouvrage, aux saveurs locales redonne aux paysages cévenols leur véritable valeur. Bruno Nugeron, un résident de Tharaux, avait déjà réalisé sur la Cêze par mal de planches d’aquarelles »Alexis Jenni (prix Goncourt 2011), un ami de Denis Guillaume, crée le texte. « Il est venu à Tharaux et, durant plusieurs jours, on s’est promené tout au long de la Cèze, de la vallée du Rhône jusqu’à la source. Je souhaitais qu’il écrive un texte qui ne fasse pas concurrence aux aquarelles, tout en les accompagnant et sans en être une illustration. » (article Midi Libre : La Cèze a trouvé ses amoureux à Tharaux entre rivière et paysages, 4/07/21, Thierry Martin).

    Alexis Jenni, auteurs de nombreux ouvrages entre romans, essais, biographies etc, a reçu le prix Goncourt 2011 pour L’art français de la guerre, et le Prix du roman historique ( Festival Les Rendez-vous de l'histoire de Blois) en 2018 pour le roman La Conquête des îles de la Terre Ferme.

  • Les lectures de l’été

    Retrouvez ci-dessous la sélection de livres fleurant bon le sud et concoctée par Maïté, de la Maison de la Presse d’Uzès, pour UzEssentiel.

    Côté nature

    La garrigue okFlaner okLa garrigue, grandeur nature, aux Editions Edisud, de Jean-Michel Renault, un passionné de nature et de dessin : presque « 3 000 photos des acteurs et de la garrigue méditerranéenne… livre botanique, d’entomologie et d’art, qui s’inscrit dans la sauvegarde de la biodiversité ».

    Atlas des garrigues, regards croisés, du Collectif des Garrigues, aux Editions écologistes de l’Euzière.

    Les garrigues, entre les vallées de l’Hérault et de la Cèze présentées, « expliquées, mises en cartes, à partir de 10 thématiques et avec le concours de plus de 100 contributeurs ».

    Aux Editions Plume de carotte, Flâner dans les vignes, l’oenotourisme au naturel, d’Audrey Baylac, auteur du blog L’atelier Bucolique, et Willy Kiezer, expert en vins naturels et biologiques.

    « Un voyage sensoriel dans le temps et à travers les territoires », au fil de 8 chapitres, pour vous familiariser « avec le langage des oenologoues et découvrir des vignobles exceptionnels parfois méconnus ». « Séjours écoresponsables, idées de balades », et plongée « dans l’univers d’un guide complet et surprenant ».

    Aux Editions Glénat, deuxième édition du Guide du naturaliste Causses Cévennes, A la découverte des milieux naturels du Parc naturel des Cévennes.

    « L’ensemble des milieux naturels présents sur le territoire du Parc national des Cévennes, soit 168 types de milieux. Un ouvrage de référence, compagnon idéal indispensable de vos balades ».

    La corniche des Cévennes de Jean-Paul Chabrol et Daniel Travier, un livre illustré des aquarelles de Camille Penchinat.

    Vous découvrirez comment « la corniche prend de l’importance à la fin du 17e s, quand elle devient une route royale pour mieux réprimer les protestants, mais aussi faciliter les échanges entre les plaines languedociennes et le Massif central ». La corniche, « route légendaire gardant la mémoire d’un foisonnant passé remontant à la plus haute Antiquité » garde des « traces de dinosaures, la mémoire de la résistance, des châteaux… » Cet ouvrage vient à la suite de 4 saisons en Cévennes, des mêmes auteurs, publié en 2019.

    AquarellesLe classique Voyages avec un âne dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson reprend le chemin des librairies avec cette nouvelle version aux Editions Alcide. Un succès intemporel et toujours assuré. Le saviez-vous ? Sa toute première publication remonte à 1879, aux Editions Kegan Paul, en Angleterre. Il arrive dans sa version française aux Editions Stock, dès 1925.

    Côté art

    Coup de cœur de Maïté : Aquarelles est un recueil empreint de poésie des peintures de Mireille Feuillie-Casalis. Uzès, le Pont du Gard et bien d’autres endroits de la région prennent vie sous le coup de pinceau inspiré et coloré de l’artiste, installée à Uzès depuis 1977.

    Côté témoignage et littérature

    ConterAux Editions Alcide, l’imposant Conter, Chanter, Raconter, la tradition orale des Cévennes. Une véritable anthologie sur plus de 500 pages.

    « Au gré des paroles rapportées et des synthèses lumineuses de Jean-Noël Pelen, on s’immerge dans la découverte et le partage d’un monde révolu, comme transporté dans le temps. Un ouvrage de référence, hommage aux générations de femmes et d’hommes qui ont façonnés les Cévennes et transmis leur singulière mémoires », et réalisé en collaboration avec « Pierre Laurence, ethnologue, et Daniel Travier, fondateur de Maison Rouge – Musée des vallées cévenoles .

    Toujours aux Editions Alcide, réédition d'un des nombreux ouvrages de l’auteur nîmois André Chamson, membre de l’Académie française dès 1956. Dans Le chiffre de nos jours, publié pour la première fois en 1954 chez Gallimard, l’auteur « raconte son enfance, entre Alès et Le Vigan, le goût de la poésie, de la peinture, les voyages à Marseille et Paris », le tout « sur un ton enlevé ».

    Les pommiers juifs du pendedis, de l’historien arlésien Patrick Cabanel, auteur de nombreux ouvrages sur le protestantisme et les Cévennes et, notamment, Conservateur du Musée du protestantisme de Ferrières. Dans ce livre, Patrick Cabanel raconte l'histoire « de deux rencontres avec les descendants de juifs ayant habité en Cévennes durant les années sombres, sur les lieux de leur séjour ». Le Pendedis ? C'est le nom d'un col cévenol qui culmine à 666 m, à une trentaine de kilomètres d'Alès. 

    La prophétie des aigles, d’Eric Teyssier, grand spécialiste de la Rome antique et auteur prolifique. La prophétie des aigles « tient en haleine jusqu’au dénouement, au cœur d’un monde romain au sommet de sa puissance » :« A Nemausus, les richissimes Solutus et Kareus s’affrontent dans une lutte sans merci pour le contrôle de la ville. Nous sommes en 96 après J.-C,… entre menaces, trahisons, séductions et poisons ».

    Aux Editions Terres de France, l’auteur gardoise Dany Rousson nous revient avec La vie cachée de Lola. Après un premier roman paru en 2014 Les Genêts de Saint-Antonin, Coup de cœur des lectrices Femme Actuelle, Dany Rousson vous entraîne sur les pas d'Angèle, « jeune retraitée », installée à Saint-Quentin-la-Poterie, qui « va apprendre toute la mémoire effacée de sa mère ». « Un roman juste et bouleversant sur la résilience et les liens du cœur ».

    Bonne lecture à tous !

  • La médiathèque d’Uzès

    Gérée par la Communauté de communes Pays d’Uzès, la médiathèque d’Uzès propose de nombreux services.

    La médiathèque, partenaire du quotidien

    Avec un vaste catalogue, réunissant les fonds de toutes les médiathèques du réseau des bibliothèques Pays d’Uzès : livres, livres audio, bd, cd, dvd, magazines et journaux ; mais aussi des ressources numériques, des playlists, et des animations et des services propres à satisfaire petits et grands, la médiathèque d'Uzès est le partenaire du quotidien des Uzétiens.Mediatheque vue uz

    Entretien avec sa directrice, Diane d’Ormesson, qui nous confie les grandes lignes et les petits secrets de la médiathèque

    Depuis quand êtes-vous aux commandes de cette institution ?

    Depuis septembre 2013. J’ai eu la chance, après avoir travaillé à la bibliothèque de Carré d’Art à Nîmes, de pouvoir prendre la direction de cette superbe médiathèque gérée à l’époque par la mairie d’Uzès.

    A partir de 2016, la médiathèque a rejoint les services de la Communauté de communes dans le cadre de la compétence lecture publique de la CCPU.

    Rapidement 3 autres bibliothèques du territoire ont également intégré l’intercommunalité : celles de Belvézet, de Montaren-Saint-Médiers et de Saint-Quentin-la-Poterie. Un réseau de bibliothèques s’est mis en place intégrant aussi 13 bibliothèques municipales de l’Uzège. Le recrutement d’une coordinatrice a permis à ce réseau de se structurer en proposant un catalogue informatisé commun, une carte unique, une navette permettant la circulation des documents de bibliothèque en bibliothèque, une communication commune, des moyens et des services mutualisés.

    La médiathèque d’Uzès, grâce à ses superbes locaux et à sa situation dans la ville centre, a continué de se développer, de créer de nouveaux espaces et services, et de présenter des expositions, d’accueillir des artistes en résidence à la chapelle, de proposer des animations et rencontres culturelles tout en travaillant étroitement avec les autres structures de lecture publique du territoire.

    Mediatheque tourisme uzMediatheque section romans uzQui composent la médiathèque à l’heure d’aujourd’hui ?

    L’équipe de la médiathèque d’Uzès se compose de 8 agents à temps plein ou partiel : la directrice, un agent administratif, et 6 agents pour l’accueil du public, le suivi des collections et l’animation des espaces : presse, adulte, jeunesse, audiovisuel, BD, numérique.

    De multiples projets : expositions, mois du film documentaire, rencontres

    La médiathèque est en ce moment sur le devant de la scène, exposant des clichés du Festival des Azimutés. Que prévoyez-vous comme autres événements ou manifestations culturelles jusqu’à décembre ?

    Nous avons beaucoup de projets d’ici décembre…

    En juin, parallèlement aux superbes expositions photo des Azimutés, c’est la thématique du rock qui a été à l’honneur sur tout le réseau des bibliothèques, en écho de la manifestation du Rock’nRoll Film Festival soutenue par la communauté de communes.

    En juillet, le végétal s’invite à la médiathèque d’Uzès avec deux magnifiques expositions : d’une part, la restitution du travail de Salomé Fauc, artiste en résidence à la chapelle en juin, qui a transformé celle-ci en une forêt luxuriante et fascinante ; et d’autre part, les toiles monumentales et colorées des fleurs du peintre Gaël Davrinche et sa série d’huiles sur papier Herbarium, exposition en partenariat avec la galerie Vachet-Delmas de Sauve.

    Le patio des enfants sera lui aussi transformé dans le cadre de la manifestation nationale « Partir en livre » avec des activités et des lectures autour de la mer et de ses merveilles : ce sera notre « Patio Plage ». Et pour les adultes, une rencontre en partenariat avec la Librairie de la Place aux herbes est prévue le 13 juillet avec l’autrice Catherine Bardon autour de sa romanesque saga « Les Déracinés ».

    En août ce sera notre pause estivale et la médiathèque sera fermée pendant tout le mois.

    À la rentrée de nombreuses actions destinées aux scolaires et aux familles seront proposées, avec tout d’abord une exceptionnelle exposition autour des livres animés du « Pape du livre Pop-Up » : Gérard Lo Monaco qui animera des ateliers et des rencontres avec le public, accompagnés d’un spectacle pour les enfants de Marina Cedro « Pop-Up Symphonie » qui sera présenté à Saint-Quentin-la-Poterie pour le public familial et à l’Ombrière pour les scolaires.

    En octobre, la chapelle accueillera une exposition ludique autour de la bande dessinée « Les Enfants de la Résistance », publiée aux éditions du Lombard et des conférences pour le public adulte sur ce même thème.

    Novembre sera consacré au Mois du Film Documentaire autour de la thématique des métiers d’art et de l’artisanat avec des expositions, des projections et rencontres en partenariat étroit avec le Lycée Polyvalent des métiers d’Art Charles Gide.

    Et enfin, en décembre, une autre réjouissante exposition familiale, ludique et humoristique, imaginée par le talentueux dessinateur Serge Bloch : « Les boîtes à rire », invitera les visiteurs à jouer et sourire (y compris de soi-même).

    Telles sont les grandes lignes de notre programme à venir, sans oublier nos animations récurrentes : lectures et projections pour les enfants, ateliers numériques, ludothèque, etc.

    Quels sont les projets phares en gestation au sein des médiathèques de la Communauté des communes d’Uzès, et en particulier celle du duché ?

    La plupart de ces thématiques sont aussi déclinées dans les autres bibliothèques du réseau : le Rock’n bibliothèques en juin, Livres en balade en septembre : grands déballages des bibliothèques, les livres animés et pop-up à la rentrée, le Mois du doc en novembre, et l’humour en décembre avec l’espiègle Mr. Chip de Serge Bloch.

    Formations en ligne, ateliers numériques, tutos...

    La médiathèque, c’est aussi de nombreuses formations en ligne, destinées notamment à l’autoformation, des ateliers numériques, des tutos. Quel est le succès rencontré par ces nouveaux supports ? Quelles sont les demandes qui vous sont adressées ?

    Notre plate-forme de VOD (vidéo à la demande) via l’offre numérique ARTE VOD et Univers Ciné rencontre beaucoup de succès, tout comme l’offre d’autoformation de la ressource Skilleos qui, grâce à son large spectre, permet à nos usagers de suivre des cours en ligne de toutes sortes : langues étrangères, soutien scolaire, bien-être, cuisine, etc.

    Et pour devenir un vrai geek, les modules vidéo de Vodeclic accompagnent les utilisateurs dans leurs usages de logiciels et outils numériques divers.

    Les enfants ne sont pas en reste avec l’application Munki qui regorge de contes, berceuses et chansons ou bien Digame qui propose un grand panel de jeux vidéo.

    Pour accéder à ces ressources numériques, des tutos, à retrouver sur notre site www.mediatheques.ccpaysduzes.fr,  accompagnent les premiers pas des usagers dans l’utilisation de ces formations en ligne. Et pour ceux qui préfèrent une présence physique, une permanence numérique a lieu tous les mardis matin à la médiathèque pour répondre aux questions ou difficultés du public, ainsi que des ateliers réguliers pour acquérir ou parfaire ses connaissances dans l’utilisation des outils numériques.

    Le saviez-vous ?

    La Communauté de communes Pays d’Uzès se compose de 33 communes.

    Les + : - l’application BibEnPoche, pour consulter sur votre portable l’offre de la médiathèque et réserver votre choix, - un important fonds patrimonial : fondspatrimonial@uzes.fr ou téléphoner au 04 66 22 24 40, - la navette qui, depuis 2019, rapproche la médiathèque des petites communes. Réservez en ligne et venez chercher dans votre médiathèque votre choix, - les médiathèques d’Uzès, mais aussi de Montaren-Saint-Médiers, Saint-Quentin-la-Poterie et Belvézet offrent l’accès à des postes informatiques, tout comme les bibliothèques de Garrigues-Sainte-Eulalie et Sanilhac-Sagriès.

    Remerciements à Diane d'Ormesson pour sa collaboration

    La bonne adresse : 41 Le Portalet, Uzès. La médiathèque est ouverte les mardis, mercredis et samedis de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, les jeudis et vendredis de 14 h à 18 h. Tél 04 66 03 02 03, www.mediatheques.ccpaysduzes.fr

  • Gérard Bellaïche, un artiste pluridisciplinaire

    Flamingo gerard bellaiche(UK version) Accueilli par Lynda et Gérard Bellaïche,UzEssentiel a découvert les œuvres d’un artiste très inspiré.

    Un jardin extraordinaire

    Depuis leur installation aux alentours de 2005 dans l’ancienne école communale de Bourdiguet, à quelques minutes d’Aigaliers, et à 20 mn d’Uzès, Gérard et Lynda Bellaïche ont profité de leur jardin pour en faire un hall d’exposition tout à fait particulier, où les nombreuses créations de l’artiste profitent de la vie en plein air pour s’épanouir en toute liberté.

    Des animaux peuplent ainsi cet espace qui leur laisse toute liberté. Certains grimpent aux murs, d’autres serpentent le long des arbres, des oiseaux tentent de s’envoler ou investissent les plates-bandes et des poissons s’ébrouent dans une eau imaginaire.

    Des coquelicots en métal titillent les géraniums, et l’ancien cerclage de tonneaux de vin trouvent une nouvelle vie dans un semblant de ressort aérien…

    Un artiste formé auprès de maîtres

    Elève durant plus de 20 ans du peintre, graveur et sculpteur hollandais Pierre de Grauw, qui s’inspirait de thèmes bibliques - et dont il revendique la forte influence dans son propre parcours, Gérard Bellaïche a aussi profité de l’enseignement de la graphiste Marie-Pascale Deluen, qui était animée par sa recherche du monde végétal.

    Gerard bellaiche inariTrouvant sa voie toute personnelle, Gérard Bellaïche a su prendre le meilleur de chacun et trouver sa signature dans un élan enthousiaste et parfois même audacieux.

    Les terres gardoises ont su aiguillonner l’imagination du sculpteur, qui allie sa culture personnelle entre Tunisie et France, et celle engrangée pendant ses nombreux voyages en Afrique, en Inde…

    Ses sculptures, qui régalent les yeux et interrogent sur l’art, sont un voyage dans l’imaginaire et le quotidien de l’artiste depuis sa reconversion à la fin de sa vie professionnelle.

    Désormais bien établi dans sa seconde carrière, Gérard Bellaïche choisit avant tout la transmission du savoir, de son savoir, principalement auprès des plus jeunes, un auditoire qui a tout à apprendre et qui sait écouter.

    Secondé par sa femme, qui gère organisation et relationnel, Gérard partage son parcours tant en France qu’en Angleterre, d’où est originaire Lynda.

    De ses expositions à la vie artistique anglaise, Gérard s’est imprégné du lien fort qui unit les britanniques à la nature, s’initiant à une approche tout en nonsense, décalage et humour typique d’outre-Manche.

    Aux côtés, par exemple, de la veuve du réalisateur  Stanley Kubrick, peintre et musicienne, l’artiste apprend une autre manière d’être et d’envisager la matière et sa relation par rapport au désir de l’autre : le public.

    Des associations artistiques

    Président fondateur de l’association Art Mature qui regroupe des sculpteurs de Bagneux et propose des cours collectifs, membre de l’association des artistes de Meudon Courand’Art, qui organise le marché de l’art, Gérard Bellaïche participe dans l’Uzège à d’autres organisations artistiques.

    Sculpture gerard bellaicheMétalmorphosis…

    Prônant le Récup’art et le Recycl’art qui ont à présent plus que le vent en poupe, Gérard s’attache à témoigner d’un passé pas si éloigné et à le relier à un présent qui cherche ses racines.

    En entrant dans la galerie, on déambule entre des créations qui s’inspirent tour à tour de la nature, de l’histoire (comme cette stèle en bois qui simule la pierre et surmontée d’une Enigma) ou bien des histoires du peuple noir, dans ces sculptures sur bois digne des Arts premiers…

    L’influence de Gauguin n’est pas loin non plus dans cette sorte de linteau en bois ou bien celle Modigliani dans ces figures longilignes et poignantes, et le Japon transfère de sa majestueuse sérénité toute philosophique dans cette geisha, ce samuraï ou bien ce fier Inari…

    Portraits gerard bellaicheUn autre regard : les portraits

    Que dire des portraits qui vous regardent et vous dévisagent ? Sur les pas des anthropologues Levi-Strauss ou Jean Rouch, Gérard et sa femme se lancent dans des expéditions au cœur de l’Afrique ou de l’Inde, ses terres de prédilection, mais aussi au Cambodge ou au Pakistan pour saisir le moment juste qui montre fragilité, regard intense, instant unique à immortaliser sur pellicule. Des clichés vibrants rythment ainsi la visite de l’exposition qui, presque du sol au plafond, orne tout l’espace de la pièce et nous guide vers la table de travail de l’artiste.

    Les couleurs sont souvent chatoyantes, le moment fixé sur le film capturé à l’instant précis.

    Envie d’en savoir plus, visitez le site de Gérard Bellaïche puis son atelier à Bourdiguet.

    La bonne adresse : Atelier de Gérard Bellaïche, (ancienne école du village) 6 rue de l’école Bourdiguet, 30700 Aigaliers. Visites sur rv uniquement : 0466572641, Metalmorphosis

  • La Chair et le sens

    Couv la chair et le sens pl1hdAuteur spécialiste du monde taurin, ancien matador français, et artiste aux multiples talents (peintre, photographe, etc), André Viard revient sur la scène littéraire en juin avec cet ouvrage passionnant.

    « Depuis que l'homme entreprit de raconter son histoire, le taureau en fait partie »

    Le fondateur du magazine Terres taurines et de l’Observatoire national des cultures taurines nous offre ici un essai de presque 600 pages, richement documenté, qui nous entraîne dans les arcanes du monde taurin et des liens étroits qui unissent l’animal à l’homme depuis le début des siècles.

    « La chair et le sang du taureau, synonyme de vie et symbole de la bravoure, la force… vertus que l’homme veut s’approprier »

    Préfacé par le professeur et archéologue français Henry de Lumley, président de l’Institut de paléontologie humaine, La Chair et le sens expose une thèse : « La corrida moderne est l’aboutissement de pratiques pluri millénaires communes à tous les peuples de la culture indoeuropéenne et du pourtour méditerranéen ».

    Du « Taureau, symbole du dieu de l’orage, maître de la foudre et dispensateur de la pluie fertilisante », indissociable de l'humain « dans l’art du paléolithique, déifié au Img 2172néolithique et présent dans les panthéons antiques »jusqu'à « l’image de la tauromachie associée à l’image de la chrétienté », on suit l’auteur dans les pas de l’animal, traversant alors cultures et continents.

    La Chair et le sens, de André Viard, est publié aux Editions Au diable vauvert, et vient de sortir en librairie.

    Remerciements à Nathalie Paino, aux Editions Au diable vauvert, pour la documentation transmise

  • Hercules 1959

    Sortie en librairie le 15 avril 2021 du dernier livre d’Antoine Martin.

    1959, veille du grand basculement des années soixante*

    Ouvrage posthume de l’écrivain disparu récemment, Hercules 1959 est, au fil de ses 384 pages, une sélection d'histoires truculentes, 12 travaux revisités par l’auteur et des personnages aux parcours rocambolesques.

    A la fois satirique et profondément empathique, le regarde d’Antoine martin est celui d’un moraliste à l’humour ravageur*

    Hercules 1959, savante alchimie entre des protagonistes qui volent la vedette aux héros du celluloïde du péplum Les travaux d’Hercule, et une séance à succès du cinéma Rialto, en cette année qui précède 1960.

    Hercules 1959 est publié aux Editions Au diable vauvert*

  • Prosper Mérimée et le pont du Gard

    Descente du Gardon(UK version) C’est en juillet 1834 que Prosper Mérimée (1803/1870) alors âgé de de 31 ans est nommé inspecteur général des Monuments historiques.

    Dès lors, il n’a de cesse de parcourir la France et de rendre visite au patrimoine architectural national pour le mettre en valeur, et surtout le protéger.

    La sauvegarde des sites anciens

    Visitant Carcassonne, des sites religieux comme le baptistère de Saint-Jean de Poitiers, Notre-Dame de Laon ou bien la basilique de Vézelay, de nombreux châteaux, comme Chaumont et Chambord, Prosper Mérimée étudie les richesses de France en danger et rédige des rapports circonstanciés. Il « organise un embryon d’administration entièrement dévoué à la sauvegarde des sites anciens, jetant ainsi les bases de la préservation du patrimoine en France et de son institution phare : les Monuments Historiques ».

    Une liste des Monuments historiques de France est établie dès 1840, suite aux circulaires reçus des préfets concernant les monuments réclamant protection.

    Les sites du Gard

    Dans le Gard, plusieurs sites sont répertoriés comme le pont romain d’Ambroix (Ambrussum) du 1er s qui, à cheval entre l’Hérault et le Gard, enjambe la Vidourle, les arênes d’Arles, mais aussi Nîmes et son riche patrimoine. Les arènes, la maison carrée, la porte d’Auguste, les thermes antiques, la porte de France et la Tour Magne, du 1er s, sont mis en exergue.

    Saint-Gilles fait également partie de la liste, avec son abbatiale du 12e s si chère aux pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, le pont du Gard du 1er s. Ce haut lieu du tourisme voit aussi sa sauvegarde menacée. Une première campagne de restauration est alors envisagée.

    Aujourd'hui, le Gard compte 140 monuments classés et quelque 440 inscrits au patrimoine

    En 2020, le département du Gard compte presque 140 monuments classés et quelque 440 inscrits. Notons ainsi la présence à Uzès du château du Duché et de la cathédrale Saint-Théodorit, parmi d’autres richesses de la commune, ou bien le château du 12e s de la commune de Beaucaire.

    La base de données Mérimée

    Le travail de Prosper Mérimée a rayonné dans le temps. La base de données Mérimée patrimoine monumental et architectural français, de la préhistoire à nos jours, créée en 1987, est disponible en ligne depuis 1995.

    A savoir : le pont du Gard est inscrit au patrimoine de l’Unesco en 1985, suivi en 1998 par  l’abbatiale de Saint-Gilles.

    Source : http://www.merimee.culture.fr/,

    https://www.culture.gouv.fr/Espace-documentation/Bases-de-donnees/Fiches-bases-de-donnees/Merimee-une-base-de-donnees-du-patrimoine-monumental-francais-de-la-Prehistoire-a-nos-jours
     

  • Disparition de l’écrivain gardois Antoine Martin

    Le romancier Antoine Martin vient de quitter la scène littéraire française le 5 avril 2021, quelques jours avant la sortie de son nouvel opus Hercules 1959, «un chef-d’oeuvre d’humour au 25e degré, l’humanité comme une série B sans effets spéciaux !», programmée pour le 15 avril prochain aux éditions Au diable vauvert.

    Né dans la province d’Alicante en Espagne, l’auteur gardois était aussi traducteur en espagnol, catalan et italien.

    Une carrière prolifique

    Lauréat du Prix Hemingway 2009, ès Littérature et Tauromachie, pour sa nouvelle Le frère de Perez, Antoine Martin a de nombreux titres à son actif.

    Petite sélection de livres

    20 ans miniUn aperçu ? En 1992, sortie du Sapeur Pompée et la grande échelle Maryse, en 2008 voici La cape de Mandrake, une série de nouvelles décalées sur la tauromachie, puis trois livres sur l’humanité, appelés fragments : le 1er fragment est Le Chauffe-eau en 2012, le 2ième Juin de culasse en 2014 et le dernier Conquistadores en 2015.

    Remerciement aux Editions Au diable vauvert pour le visuel de la couverture d'Hercules 1959

  • Le pont du Gard du peintre Hubert Robert

    Le peintre parisien Hubert Robert (1733/1808) a réalisé, dans sa série des monuments historiques, un tableau du Pont du Gard, en 1787.

    Dessinateur, graveur et professeur de dessin, Hubert Robert, grand amateur et créateur de jardin (il est notamment dessinateur des Jardins du Roi et aménage le hameau de la reine par exemple), est un spécialiste des paysages.

    Esprit visionnaire, cet artiste… embrassa les genres distincts du paysage poétique, vues urbaines à la topographie inventive souvent proche du caprice architectural, des études archéologiques ¹

    Après un premier apprentissage chez le sculpteur René-Michel Slodtz, dit Michel-Ange Slodtz, Hubert Robert se rend en Italie en 1754 à l’invitation de l’ambassadeur de France à Rome, le futur duc de Choiseul, pour parfaire sa formation.

    Pensionnaire à l’Académie de France à Rome, il se lie d’amitié, avec Fragonard, autre pensionnaire et appréciant l’histoires et les paysages. Ensemble, ils découvrent Rome et ses alentours et les dessinent avec plaisir.

    De retour en France en 1765 après son étape italienne, Hubert Robert est reconnu comme « peintre d’architecture », et un des plus grands créateurs d’imaginaire poétique du XVIIIe siècle². Premier conservateur au Museum central des arts de la République, fondé en 1793, qui deviendra le Louvre en 1848, Hubert Robert le quitte à sa retraite, en 1802.

    Emprisonné à la révolution française en 1793, il continue son travail de témoignage en dépeignant la vie en prison. Libéré en 1794, et reprenant ses activités au Louvre, on retrouve aujourd’hui ses œuvres tant en France qu’à l’étranger : Musée d’art et d’archéologie de Valence, Musée Carnavalet, Louvre, au Palais de Pavlosk, en Russie, au Musée des Beaux-Arts de Montréal, National Gallery of Arts à Washington, aux Etats-Unis, etc.

    Plus encore que les époques qui l’ont précédé, le XVIIIe siècle a témoigné d’un véritable engouement pour les ruines³

    Dans sa série de 4 tableaux des Principaux Monuments de la France des vestiges de la Gaule commandée en 1786 pour un salon du château de Fontainebleau, il peint Le Pont du Gard et l’Intérieur du Temple de Diane à Nîmes, L’Arc de triomphe et le théâtre d’Orange et La Maison Carrée, les Arènes et la Tour Magne à Nîmes.

    Le Pont du Gard servait autrefois d’aqueduc pour fournir les eaux à Nîmes. Musée du Louvre 4

    Le Pont du Gard, huile de belles dimensions (2,42m/2,42m), est le seul de la série à avoir occupé pendant un certain temps la place qui lui était réservée, à Fontainebleau.

    Transféré au Louvre en 1822, il y rejoint les trois autres toiles qui viennent d’y être léguées par la famille du peintre.

    Source : ¹, ², ³ Communiqué de presse du Louvre, Exposition 9/03-30/05/16 Hubert Robert, Un peintre visionnaire, wikipedia.fr

    A lire aussi : https://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Ile-de-France/Actualites/Portraits/Hubert-Robert-peintre-paysagiste-et-artiste-visionnaire

    Visuel Le pont du Gard, Hubert Robert, Public domain, via Wikimedia Commons