depuis la place dampmartin, uzès©nb UzEssentiel

Le sentier découverte des ocres, à Saint-Laurent-la-Vernède

Balade nature aux couleurs automnales à seulement 11 kms d’Uzès.

 

les ocres saint laurent la vernede©nb UzEssentiel

 

Au programme, visite aux ocres de Saint-Laurent-la-Vernède, un sentier découverte qui entraîne le promeneur sur un « ancien site industriel d’extraction d’ocres » *.

Plus petit que le site des ocres de Dions, l’endroit est cependant un beau terrain de jeu pour les amateurs géologues... et tous les autres.

 

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EXPLORATION DES PETITS CANYONS DE SABLE OCREUX

Après avoir récolté l’ocre pendant 30 ans, l'entreprise qui gérait la production ferme ses portes aux alentours de 1960 *.

Elle abritait alors « une usine d’extraction et de préparation de produit minéral dite usine Raydor », qui avait commencé son exploitation « vers 1931 à Goudargues » *.

 

Le saviez-vous ? C’est au début du 20e s que se situe l’apogée de l’exploitation d’ocres en France

Les étapes de fabrication des ocres sont l'extraction des sables ocreux, le lavage, la décantation, le séchage, la calcination, le broyage et le conditionnement **.

 

VISITE

C'est depuis le chemin de la Durance que l'on rejoint le sentier découverte, en contrebas. En y descendant par des petits escaliers en bois, parfois ensevelis sous le sable et les végétaux, on se retrouve bientôt au milieu de monticules aux couleurs variant du jaune clair au brun-rouge, selon la luminosité.

Au gré de la marche, on arrive bientôt aux ruines de l’ancienne usine, située de l'autre côté de la dépression géologique. Des bassins de décantation en béton, un ou deux bâtiments, demeurent. C'est presque tout ce qui reste de l’exploitation de sable ocreux, qui s’étendait du temps de son activité sur quelque 52 000 m2.

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Dans notre pays, c'est le Vaucluse qui est « la première région productrice d'ocre en France (environ 2 000 tonnes par an) » (Terresetcouleurs.fr), bien que des gisements d’ocre se trouvent un peu partout sur le territoire, notamment dans les Ardennes, le Périgord, la Nièvre, le Berry, la Bourgogne, la Drôme, et le Gard **.

 

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Aujourd’hui, la végétation a repris ses droits dans les sables de Saint-Laurent-la-Vernède. Appréciant cette terre si particulière, les pins sylvestre, les châtaigniers et les nombreuses bruyères jouent avec les reflets ocreux des petits canyons. On retrouve aussi, selon la saison, quelques cyclamens sauvages, appréciant ces sous-bois à la lourde frondaison, offrant un terrain dense et humide, idéal pour se développer.

 

L’ocre dans les livres

En 2006 paraît « Au pays de l'ocre rouge » de l’écrivain, poète et dramaturge sud-africain Zakes Mda.

Mais aussi, pour en savoir plus sur ces beaux pigments « Histoire de l'ocre à travers des recettes », de Félicien Carli, architecte passionné d’histoire et de matériaux, publié en 2015. Félicien Carli  a d'ailleurs « créé en 1995 l'association Terres et Couleurs pour la promotion des ocres et des terres colorantes ».

Et « Ocres et terres, secrets d'ateliers... » de Jean-Claude Pelletier, publié en 2011 par l’association, dans la collection Les Cahiers de Terres et Couleurs.

 

La bonne adresse : Chemin de la Durance, Saint-Laurent-la-Vernède.(2008).

Sources : Inventaire du petit patrimoine, Pays Uzège-Pont du Gard, recensement et étude du petit patrimoine et du patrimoine public (2008), *Panneaux sentier découverte.

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