Les Monuments aux morts du Gard

Les cérémonies commémoratives du 8 mai, au Carré Militaire et à la cathédrale Saint-Théodorit d’Uzès, à Saint-Quentin-la-Poterie, mais aussi celles prévues en juin, sont l’occasion de revenir sur l’histoire des monuments aux morts du Gard.

coq monument aux morts©nb UzEssentiel

 

Celui qui se trouve sur l’esplanade d’Uzès, avenue de la Libération, a été conçu par l’architecte uzétien Albin Pialat, dont le fils Jacques était mort au combat en 1914. Le monument aux morts, surmonté d’un coq, est orné sur ses côtés de plaques commémorant les morts pour la France de 14/18, 39/45 mais aussi les AFN, les anciens combattants d’Algérie – 54/62. Inauguré le 24 avril 1921, le monument vient de fêter son 105e anniversaire.

 

monument aux morts Uzès©nb UzEssentiel

 

En décembre 2021, le monument aux morts de Meynes-Montfrin a été inauguré,

suite aux travaux de rénovation de l'ouvrage suivis par le Souvenir Français.

Le piedestal, surmonté par la sculpture d'un poilu de Jean Merignargues, date de 1920. *

 

 

Parmi les autres monuments aux morts du Gard, certains sont désormais protégés par les Monuments Historiques.

C’est le cas du monument aux morts d’Alès, square de Verdun, édifié en 1925 par l’architecte Pierredon et le sculpteur Merignargues, de celui à l’entrée du cimetière de Beaucaire (1921), que l’on doit à l’architecte Raphel et au sculpteur Sudre, de celui de Gallargues (1923/1929), place de la Concorde, de l’architecte Chabert et du sculpteur Landowsky, de celui de La Grand-Combe (1922), place Jean-Jaurès, que l’on doit au sculpteur Real del Sarte **.

 

 

Maxime Real del Sarte (1888/1954)Sculpteur parisien, né d’un père sculpteur et d’une mère peintre, est formé à l’école des Beaux-Arts de Paris. Mobilisé pendant la première guerre mondiale, blessé lors de la bataille de Verdun en 1916 où il perd son avant-bras gauche, c’est un fervent militant nationaliste. Après la guerre, il se consacre à l’édification de plusieurs Monuments aux morts. Chevalier de la Légion d’honneur, il est aussi décoré de la Médaille militaire en 1916 et de la Croix de guerre 1914/1918, palme de bronze. ***

On lui doit les sculptures de nombreux monuments aux morts français et étrangers : Ceux de Stavelot en Belgique (1921), de Viviers en Ardèche, de Ganges dans l’Hérault, de Langogne (1922) en Lozère, mais aussi celui de Lille, celui de Saint-Jean-de-Luz (1920, primé la même année) dans les Pyrénées-Atlantique ou encore ceux de Rouen (1925 et 1931), en Seine-Maritime ***…

 

 

Toujours aux Monuments Historiques, il y a celui de Nîmes, square du 11 novembre 1918 (1923), que l’on doit à l’architecte Castan et au sculpteur Carli, celui de Saint-Hippolyte-du-Fort (1926), place du 8 mai, du sculpteur Delandre, et celui de Saint-Jean-du-Gard (1922), place Carnot, où l’on retrouve le sculpteur du monument aux morts de Nîmes.

Sources : *revue Le Souvenir Français nº526**Monuments Historiques, *** zonefrance media, *** Monuments aux morts France – Belgique, Université Lille.fr.

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