Présentation
« Développée en France à partir du début des années 1970 grâce au docteur vétérinaire Dominique Giniaux, qui exerce principalement sur les chevaux » (ioa-osteopathie.fr), l’ostéopathie animalière fait parfois partie de la formation de certains vétérinaires.
Cependant, de plus en plus de professionnels de la santé animale font le choix de se consacrer entièrement à cette pratique médicale, comme Nymphéa Protin, passionnée par les animaux depuis sa plus tendre enfance, qui a décidé de se reconvertir dans ce domaine après une carrière dans la production audiovisuelle.
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Un peu d'histoire : Les origines de l'ostéopathie (du grec osteon - os et pathos - souffrance)
remontent à la fin du 19e s. C'est en effet à cette époque que le thérapeute et chirurgien américain
Andrew Taylor Still (1828/1917), constatant le recours systématiquement
à des médicaments mal adaptés ou mal supportés par les malades,
lance la pratique aux Etats-Unis, prônant ses bienfaits pour soulager le corps humain.
En 1892, il fonde dans le Missouri la première école d'ostéopathie,
la American School of Osteopathy et publie, entre 1898 et 1900, quatre livres sur le sujet.
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Rencontre
« Après 8 années à travailler dans l’audiovisuel à mon compte, j'ai constaté que la profession entrait dans une nouvelle ère, le tout numérique, devenant accessible aux particuliers, ce qui commençait à affecter mon travail. J’ai donc eu envie de retourner à mon rêve d’enfant : l’ostéopathie animalière. Au collège déjà, je souhaitais exercer cette profession mais j'étais loin d’en connaître toutes les facettes sachant de plus, qu'alors, les étudiants devaient partir en Angleterre pour suivre la formation.
J’ai effectué pour ma part ma formation à l’IFOA de Tarascon et n'ai pas décidé de me spécialiser dans une seule espèce, car j’aime justement la diversité que peut procurer mon métier. La richesse des rencontres animalières et humaines, de leurs parcours, de leur vision de la relation Homme/Animal est ce qui rend très intéressant et très enrichissant ma pratique, ma façon de comprendre l’animal, de développer mon esprit et la manière dont j’aborde chaque séance ».
Exerçant son métier depuis 2020 et installée à Uzès depuis fin 2023, Nymphéa a très vite été adoptée par ses patients et... leurs humains : « Chevaux, chiens, chats, animaux de la ferme, ils sont tous les bienvenus ! J’aime leur apporter mon soutien et les soulager de leurs maux. Mon approche, bienveillante avant tout, contribue à offrir sérénité et soulagement lors des séances, tout en apportant un accompagnement sur-mesure aux humains qui les
accompagnent au quotidien.
Je ne me déplace qu’à domicile ou propose des lieux extérieurs dans un environnement calme, propice à la détente, lorsque cela est plus pratique. Je reste généralement une heure sur place. La séance à proprement parler dure donc moins longtemps et dépend de l’animal (espèce, âge, état émotionnel, motif de consultation, s'il est déjà suivi ou non par un professionnel de santé, etc...). Je ne regarde jamais ma montre, parce que naturellement cela dure une heure... mais il m’arrive de rester plus longtemps, surtout si l’humain a besoin de davantage de communication. Je ne néglige jamais cette partie de la séance.
Le nombre de séances dépend souvent de l’animal, c'est lui qui me guide. Bien sûr, un animal sportif, malade chronique, en croissance ou vieillissant, par exemple, aura un suivi plus régulier. C’est en fait... un peu un travail d’équipe, car chaque membre est nécessaire et complémentaire : thérapeute/animal, humain/animal, ostéopathe/humain/animal. Il faut savoir établir une vraie relation de confiance car l’environnement, l’état émotionnel de l’animal et de son humain, l’activité proposée, le suivi vétérinaire (et/ou maréchal, dentiste, éducateur, physiothérapeute ....), toutes ces professions ont un but commun : Le bien-être animal. Cela peut parfois paraître utopique, mais la communication
inter-professionnelle est extrêmement importante dans certains cas. Et les bienfaits de chaque séance peuvent ainsi perdurer dans le temps si les propriétaires des animaux veillent à offrir une certaine hygiène de vie à l'animal ».
Le déroulé d'une séance d'ostéopathie
Après la prise de rendez-vous, où sont abordées des questions pour connaître l'animal, savoir s'il faut le diriger vers un vétérinaire, le motif de la consultation, je me rends sur place pour échanger avec le propriétaire (les habitudes de vie de l'animal, ses antécédents médicaux, développer le motif de consultation etc.. ).
Suivent alors un examen fonctionnel (à l'arrêt puis en mouvement) et un examen d’opportunité, ayant pour but de vérifier l’état de santé de l’animal).
A la suite de ces deux examens, je valide l'aptitude à la séance ostéopathique ou non. Je peux en effet référer à un autre professionnel (vétérinaire généralement) pour un examen complémentaire. Ensuite vient l'examen palpatoire, des tests sur différentes sphères (ostéo-articulaire, viscérale, tissulaire etc...) puis le traitement, toujours adapté à l'animal.
Je propose de plus un compte rendu oral sur la séance afin que le propriétaire comprenne tout ce qui a été fait et je donne des conseils pour les jours suivants la séance ou sur le long terme. Un compte rendu écrit est également laissé aux propriétaires.
Un retour sur la séance est également prévu et effectué une dizaine de jours après mon intervention. Il est important en effet de savoir comment l’animal a réagi suite aux manipulations et s’il est bénéfique de modifier les conseils post séance ou d’en programmer une nouvelle ».
Chevaux, chiens, chats, animaux de la ferme...
« Mes patients sont très variés. En dehors des traditionnels animaux de la ferme comme les chèvres, moutons, ânes, cochons, vaches, lapins, poules et oies, je manipule les tortues, les cochons d’Inde... Tous vos animaux sont à même d’avoir besoin d’un soin ostéopathique. Et, comme indiqué précédemment, chaque prise en charge est différente et bénéficie d’une attention particulière et adaptée.
J'ajoute qu'afin d'apporter le meilleur soutien à mes patients et aux humains, je continue de me perfectionner en ostéopathie, le sujet étant tellement vaste et fascinant. La pratique ne cesse de grandir en matière de connaissances. Quelques exemples ? Et bien il y a la formation sur le corps tenségritif (« la tenségrité, choisie comme modèle biomécanique : une façon de concevoir le corps comme une structure auto-stable dans laquelle tensions et compressions s’équilibrent en continu » (Patrick Chêne), ma première formation après l’école. C'est une ouverture d’esprit, une nouvelle vision du corps et de son fonctionnement, un grand pas en avant dans ma pratique.
J'ai choisi de m'astreindre à une nouvelle formation, chaque année : les fasciae et chaînes myofasciales, le viscéral 3D, la formation tissulaire en trois modules... Nous avons la chance d’avoir dans le Gard un très bon centre de
formation après le diplôme, avec des professionnels passionnants venant des quatre coins de la France.
Toutes ces nouvelles connaissances font que mon métier évolue continuellement et me permet de mieux appréhender les cas parfois compliqués que je rencontre.
Il en va aussi des nouvelles rencontres professionnelles qui permettent d’avoir des échanges avec des ostéopathes qui ont dû faire - ou font face aux mêmes problématiques ».
Le devoir de transmission
En dehors de ses consultations, Nymphéa souhaite transmettre sa passion au travers des cours qu’elle dispense à l’IFOA, l’Institut de Formation d’Ostéopathes Animaliers.
« Oui, en effet, devenue formatrice, j’aime à partager et transmettre mon expérience aux futurs ostéopathes de l’IFOA. Après m’être rendue régulièrement au siège de Barcelone pour enseigner l’anatomie et l’ostéopathie pratique, c’est désormais à Tarascon que j’enseigne mes connaissances en ostéo pratique.
Le partage ne s’arrête pas à l’enseignement. J’aime rencontrer d’autres professionnels du milieu animalier ou proche du secteur, par l’intermédiaire notamment de l’association des Entrepreneuses gardoises : Réunions, tables rondes et un engagement particulièrement important dans le domaine de la santé animale, mais aussi d’autres domaines, liés ou non à la pratique. Là encore, avoir un réseau solide avec des professionnels du monde animalier de confiance est pour moi primordial, afin d'échanger, conseiller et enrichir mes connaissances ».
Vifs remerciements à Nymphéa Protin pour sa collaboration à cet article.
La bonne adresse : Nymphéa Protin. Contact : protin.nymphea@gmail.com , Tél : 06 65 62 30 13. Retrouvez Nymphéa sur Instagram.