La quintessence de l’art floral en compagnie de Perrine Buquet

nbesse Par Le 01/05/2026

Dans Portraits

UK - De son nom d’artiste Pée, Perrine propose une balade champêtre au cœur du monde floral. Des cadres lumineux, des sujets des plus photogéniques pour des peintures colorées et pleines de vie.

L’inspiration de Perrine ? La flore locale, cévenole et des paysages méditerranéens en général, avec quelques incursions dans le monde unique et passionnant des fleurs et autres plantes.

Bd perrine pee butinerie

 

Rencontrée à l’occasion de son exposition Butinerie, au Jardin médiéval d’Uzès d’avril à mai 2026, Perrine nous enchante au travers de cadres rafraîchissants.

Sobres, rappelant les herbiers de toujours pour certains, 100 % colorés pour les autres, les peintures découvertes au jardin médiéval nous font voyager et prendre un bain de nature où le côté sauvage des sous-bois et des sentiers apaisent et charment…

Img 2845 perrine arbousier

 

Rencontre florale

Bonjour Perrine,,

Racontez-nous votre vie avant de devenir Pée…

Depuis mon enfance à Saint-Quentin-la-Poterie, je peins. Et c’est pour l’art que je me suis ensuite installée à Paris, pour 20 ans, initialement inscrite en maîtrise de littérature générale et comparée à la Sorbonne.

C’est d’ailleurs à Paris que j’ai initié cette série, avec Hymen, une acrylique sur châssis où figurent les fleurs de virginité auréolées de sang vital. Elle était liée à trois archétypes féminins de même format.

 

 

 

Langage des sentiments et de l’amour dès lors que je porte, sur moi, à l’autre, ou reçoit une fleur.

Rose rouge de l’amant, bouquet lancé des noces, don de l’enfant à sa mère, fleur séchée, couronne mortuaire,

le monde floral traduit nos sentiments.

 

Img 2976 perrine expo jardin medieval editedJ’ai terminé Hymen de retour sur mes terres, à Saint-Quentin-la-Poterie, là où la luxuriance de la végétation en floraison ont été une source de joie et d’inspiration. Contempler, comprendre la structure d’une espèce… J’ai souhaité témoigner de cette joie simple d’une nature prolixe et toujours renaissante, comme une ode à la vie.   

Vous êtes principalement inspirée par la flore de la nature gardoise et cévenole, mais ce n’est pas seulement. Comment travaillez-vous au choix de vos sujets, des thèmes ?

La littérature classique a toujours imprégné les motifs de mes peintures. Les figures de femmes et de divinités, depuis l’antiquité, ont été des sujets de recherche et d’expression.

Le féminin et le thème floral sont intrinsèquement liés depuis l’antiquité pour émerger au Moyen-Age en une symbolique qui a infusé la trame de nos récits.

La fleur, analogie de la femme comme par exemple dans le Roman de la Rose, qui inspire encore vaudevilles et comédies cinématographiques.

 

Des peintures façon herbier, d’autres fortement colorées, quelles sont vos techniques ? Quelles peintures conviennent le plus à votre travail (peinture à l’eau pour l’aquarelle, acrylique…) ?

Je peins à la peinture acrylique, au pinceau, plus ou moins en eau, sur des papiers de 180 à 300 grammes. Pour les dessins botaniques, comme pour les compositions, un tracé au crayon HB, nettoyé et couvert d’un gesso, puis des couches d’acrylique se superposent.

Nous vous avons découvert grâce à l’exposition Butinerie au Jardin médiéval d’Uzès. Comment se déroulent ces collaborations ?

C’est au vernissage de l’exposition aux Truffières d’Uzès que Marylène a apprécié mon travail. De plus, le thème floral cadrait parfaitement avec le site bucolique du jardin médiéval.

 

 

Mes séries sont autant de fils, qui s’enchevêtrent, et tissent la trame de mon expression picturale, toujours en échos à nos cultures,

depuis l’antiquité jusqu’à aujourd’hui, où la technologie semble nous déconnecter du sens profond de nos gestes, paroles,

qui pourtant, agissent depuis les profondeurs de notre inconscient collectif.

 

 

Img 1049 perrine romarinDepuis le rendez-vous pris, j’ai réalisé les dessins botaniques pour le Pays Cévennes, notamment les simples qu’il a paru évident d’intégrer à l’exposition. Le câprier est ainsi une mise à l’honneur du jardin médiéval, qui a su entretenir et bouturer, une vraie prouesse, un superbe câprier. Quant aux deux marguerites enluminées à la feuille d’or, les dernières de la série Butinerie, elles demeurent au côté d’Hymen, pour leur symbolique virginale, établie par notre médiéviste, Michel Pastoureau.

Des projets de formations ou stages peinture, ou bien des balades sur le terrain pour mieux comprendre votre approche de la nature ?

Pour le moment, je ne propose ni formation ni stage mais certains de mes dessins botaniques de simples, exposés au jardin jusqu’au 10 mai, sont également visibles sur les pupitres du circuit pédagogique aux abords des Thermes à Allègres-les-Fumades.

 

Remerciements à Perrine Busquet pour sa collaboration à UzEssentiel.

La bonne adresse : Retrouvez Perrine Pée sur Instagram. Contact : perrinebusquet@gmail.com.

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