les gorges du Gardon, depuis la Maison du castor, à Collias

Tourisme

  • La Maison du castor, à Collias

    Gorges collias(UK version) Nouvelle réalisation du Syndicat mixte des Gorges du Gardon, La Maison du Castor de Collias a ouvert ses portes le 1er août dernier.

    « Lancée fin 2017 la Maison du castor de Collias est une réalisation du Syndicat Mixte des Gorges du Gardon »

    Construit à l’emplacement d’un ancien octroi, l’espace muséographique consacré à l’un des animaux emblématiques des cours d’eau Extrait du film documentaire sur le castor nbde la région s’étend sur 320 m2 et s’intègre parfaitement à l’environnement naturel préservé des gorges du Gardon.

    A découvrir en fin de visite les castors du sculpteur Pascal Josse et l’atelier Adess – spécialistes depuis 2008 des muséographies en France et dans le monde entier

    La Maison du castor complète l’offre touristique et éducative de la Maison des gorges du Gardon de Sainte-Anastasie, et permet aux visiteurs de s’approcher sans difficulté du rongeur, le plus grand d’Europe.

    En vous promenant le long des rives du Gardon, observez à distance, pour ne pas déranger le déranger, les amas de bois secs.  C’est peut-être l’entrée du terrier d’un castor. Aujourd’hui, 72 terriers se trouvent sur les rives du Gardon, avec un total de 50 individus.

    Visite guidée de la Maison du castor

    Salle 3La Maison du castor, ce sont 7 espaces pour découvrir le castor européen, un rongeur qui avait presque disparu au 19e s. Réintroduite dans le Rhône au début du 20e s avec 270 castors, l’espèce est revenue peu à peu peupler le Gardon, où elle habitait déjà il y a 15 000 ans.

    Entre espace muséographique à proprement parlé, jardins – où l’on découvre les empreintes du castor ou ces arbres taillés en sablier, aux pieds en pointe de crayon et des branches taillés en sifflet et écorcé, des passerelles au grand belvédère avec vue 4* sur les gorges du Gardon, visite guidée de la Maison, de sa petite histoire à son rythme de vie le long des saisons.

    Le saviez-vous ? - « A l’origine, les Gaulois nommaient le castor beber en vieux français… Le nom castor apparaît au Moyen-Age, mais ne sera couramment employé qu’à partir de 1753, avec la définition du nom scientifique de l’animal, Castor fiber…», - Le castor est devenu l’emblème officiel du Canada en 1975.

    Espace muséographique, jardins, passerelles et vue imprenable sur les gorges du Gardon

    Passerelles nb« Zoom sur le castor, Quels sont les signes de sa présence ? Quand et où observe-t-on le castor ? Dans quel environnement vit-il ? Qu’est-ce que la ripisylve, cet écotone spécifique situé à la frontière entre terre et eau ?... A cela s’ajoutent une vingtaine d’activités interactives (odoramas, dispositifs tactiles, théâtre, optique, des jeux sur ordinateurs...), et un Kino-castor », où visionner un documentaire très complet sur la vie du rongeur. Mention spéciale pour les excellentes photographies et vidéos des bords de la Cèze, qui accompagnent le reportage.

    La Maison du castor fait la part belle aux activités ludiques pour les plus jeunes, comme le toboggan-tube, « qui évoque la fameuse coulée du castor, ces cheminements que l’animal emprunte sur la berge.

    La sensibilisation pédagogique est quant à elle assurée au travers d’un programme spécifique, comme le castor en dessins animés pour une découverte ludique de l’univers du plus gros rongeur d’Europe

    Bois tailles lddr 1« Le projet répond à plusieurs objectifs environnementaux en termes d’intégration, d’économie des ressources naturelles, d’économie d’énergie fossile »

    Sauvegarde de l’environnement – en conservant par exemple le maximum d’arbres lors du chantier de construction, économie des ressources naturelles – utilisation de matériaux locaux comme le bois de châtaignier des Cévennes, d’acacia, la pierre de la carrière de Vers Pont du Gard pour les terrasses en pierre sèche, le nouveau musée s’adapte à merveille à la « topographie accidentée de la parcelle ».

    De plus, l’installation de panneaux solaires thermiques, d’une ombrière en panneaux photovoltaïque au-dessus de l’espace K’S Dalle – où déguster des produits bio de la région, de même qu’un dispositif de récupération de l’eau de pluie et des toilettes sèches complètent l’installation très écologique du lieu.

    Le fonds européen de développement régional (le FEDER), l’Agence de l’eau, la Région Occitanie et l’Etat ont permis, au côté du Syndicat mixte des gorges du Gardon, de concrétiser le projet de la Maison du Castor, un projet dont les premières ébauches datent de plus de 15 ans.

    A savoir : Le théâtre de verdure de la Maison du castor peut accueillir jusqu’à 120 spectateurs pour des concerts, des pièces de théâtre, des débats, des films. L’endroit est donc parfait pour de petites manifestations culturelles, entre autres.

    Le K’-Store : En dehors de la sélection de livres consacrés au castor, à la région et à la nature, le K’-Store présente un beau panaché de produits bio locaux.

    La bonne adresse : La Maison du castor, 2 route de Nîmes (au bout du pont qui enjambe le Gardon), à Collias. Ouvert du 1er mars au 31 octobre, du mercredi au dimanche de 10 h à 18 h. Entrée 6 €, 4€ de 6 à 17 ans, les étudiants, les demandeurs d’emploi et les groupes à partir de 15 personnes. Billet combiné avec La Maison des Gorges du Gardon, à Sainte-Anastasie.

    Parmi les activités organisées par le Syndicat Mixte des Gorges du Gardon, les visites guidées – A la découverte du castor (en juillet). Une newsletter et un agenda vous tiennent informés des sorties nature.

    Plus d’informations sur le site du Syndicat mixte des gorges du Gardon

    A voir : l'excellent reportage Le retour des castors, bâtisseurs de la nature, de Klaus Weissmann (2019), sur Arte. Vous y apprendrez, notamment, que la population européenne de castors s’élève à 0,5 millions, issue des 1 200 survivants, ou bien qu’un cm2 de fourrure de castor est composé de… 23 000 poils.

    Remerciements à Lydie Defos du Rau, chargée de mission développement durable, transition énergétique et communication au Syndicat mixte des gorges du Gardon, pour sa collaboration à cet article.

     Visuels MDC Août 2021 ©L.Defos du Rau, ©UzEssentiel.com.

  • En Lozère, les gorges du Tarn

    Dominant les gorges du Tarn, le panorama de Saint Chély du Tarn offre une vue exceptionnelle sur cet espace naturel, « un des 40 grands sites d’Occitanie ».

    Sainte Enimie, cité médiévale théâtre du Festival de la BD en juillet, se trouve tout à droite, en suivant le fleuve, et le village de Saint Chély du Tarn, à gauche.Gorges du tarn bandeau vueLes gorges du Tarn, 20 000 ha et 19 communes

    Les gorges du Tarn, « de la Jonte et des Causses » représente ainsi « un territoire de 20 000 hectares sur 19 communes », et une cours de 53 kms en tout et pour tout : c’est un rendez-vous avec la nature dans toute sa splendeur, et le patrimoine, comme à La Malène, le château de la Caze, Sainte Enimie, etc.

    Depuis le panorama du Saltadou, le panorama de Saint Chély du Tarn, une pause aussi agréable que reposante dans la descente vers Sainte Enimie ou lors du retour vers les Causses, pour passer le col de Coperlac, le regard plonge au fond des gorges, sur 400 m, pour voir le Tarn serpenter le long de la paroi rocheuse abrupte. Quelques canoës s’y distinguent, minuscules taches de couleur qui s’égrènent.

    Gorges du tarn preparation de la barque​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Gorges du tarn vueL​​​​​​​e regard est aussi attiré par le vol des vautours qui ont élu domicile dans les gorges. Disparus de la région au 19e s, réintroduits au siècle dernier, les vautours ​​​​​​​fauves, moines et percnoptères se distinguent dans leur vol lourd, alors que les aigles et autres buses ​​​​​​​planent plus légèrement aux ​​​​​​​alentours.

    V​​​​​​​isite en barque des gorges du Tarn

    Vous décidez de séjourner quelques jours dans les gorges du Tarn, ou de vous y arrêter pour la journée ? Réservez à l’avance votre barque pour la descente du Tarn.

    ​​​​​​​Le spectacle est impressionnant. Comme écrasée par les parois rocheuses verticales qui entourent le cours d’eau, la barque se fraye un chemin le long des rives du ​​​​​​​Tarn, oscillant entre le vert profond de la végétation et la couleur greige des ​​​​​​​murs de calcaire.

    Gorges du tarn vue avec barqueGorges du tarn saut à l'élastique​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Une virée aquatique d’une petite heure sur 8 kms d’avril à octobre, qui ravira petits et grands, et qui suit l’ancien chemin des muletiers, ​​​​​​​au temps où les barques et autres barges remontaient le Tarn à la seule force des chevaux de trait, mouillés jusqu’au garrot : au programme, ​​​​​​​merveilles géologiques, mais ​​​​​​​aussi découverte des animaux qui peuplent cet habitat préservé : canards, poissons, castors, vautours, aigles… A votre appareil photo !

    ​​​​​​​A savoir : envie de sensations fortes ? Voici le saut à l’élastique du 107, qui promet de vous laisser sans voix avec un saut dans le vide ​​​​​​​de 107 m… jusqu’au niveau de l’eau. Parfois, le « sauteur » apparaît à deux doigts de la barque. Stupéfiant selon notre bateleur ! (Le ​​​​​​​107 – Elastic Natural Bungee).

    Pour réserver votre barque : Les bateliers de La Malène, 04 66 48 51 10 (le kiosque pour l’achat des billets et l’embarcadère se trouve en face de l’hôtel Manoir de Montesquiou)

    Idées pour se loger, déjeuner/dîner : Le Manoir de Montesquiou, à la Malène, Le château de la Caze, et à Saint Chély, l’auberge de la cascade.

  • L’abîme de Bramabiau

    L abime de bramabiau entree 1Situé à 77 kms d’Anduze et à 90 kms d’Alès, l’abîme de Bramabiau est un lieu fascinant, au cœur du parc national des Cévennes.

    Non loin des célèbres gorges du Tarn, du Mont Aigoual et de son observatoire, et à quelques kilomètres des Causses, l’abîme de Bramabiau porte un nom occitan, signifiant brame de bœuf.

    Ouvert dès 1925 au public

    L’abîme, ouvert au public dès 1925, s’ouvre sur les entrailles de la terre par une étroite fente que l’on découvre déjà depuis les hauteurs de la route menant au site. Au beau milieu de la gorge verdoyante, on devine alors tout un monde secret.

    Pour le rejoindre, il faut descendre un chemin arboré d’un petit kilomètre, sous les lourdes frondaisons de la végétation humide, où ruissellent deci de là de maigres ruisseaux comme suintant du sous-sol gorgé d’eau.

    Alors seulement, le visiteur arrive aux abords de l’abîme, en traversant un petit pont surplombant la rivière Bonheur qui coule, vive, avant de se perdre dans les champs alentours.

    Le père de la spéléologie française et internationale

    ​​​​​​​​​​​​​​C’est Edouard-Alfred Martel, le père de la spéléologie française et internationale, qui L abime de bramabiau bandeau 2​​​​​​​l’explore en premier en septembre 1884, en essayant de remonter, tout d’abord, le cours de la rivière. Avec l’équipement plus que sommaire de l’époque, il suit ainsi le cours d’eau sur quelque distance.

    Deux ans plus tard, il repart à l’aventure et et décide de tenter de traverser de l’abîme depuis son autre entrée. Il le parcourt alors sur ses 1,3 kms de longueur, et débouche à l’entrée actuelle.

    Edouard-Alfred Martel, originaire de la région parisienne, est considéré comme le père de la spéléologie. On lui doit la découverte de bien d’autres grottes, comme celle de Dargilan, ou l’Aven Armand, havre exceptionnel d’une véritable forêt de stalagmites, en Lozère.

    Trésors géologiques et paléontologiques

    En dehors des trésors géologiques indéniables que conserve ce lieu, l’abîme offre aussi la L abime de bramabiau contre empreinte​​​​​​​possibilité de s’approcher de quelques traces de dinosaures, comme figées dans la roche. Il ne suffit que de lever les yeux. Position surprenante ? Pas du tout. Il s’agit dans ce cas précis de contre-empreintes. Découvertes en 1983 lors de la topographie du site – le réseau Félix-Mazauric », elles sont comme prises en négatif dans la pierre.

    C’est vers la fin de la visite que le guide nous conseille ainsi de lever le regard pour admirer ce vibrant témoignage, vieux de plus de 200 millions d’années, de la présence de ces animaux qui parcouraient alors le lit de la rivière. Une étude est actuellement en cours pour les étudier de plus près et pour en découvrir d’autres.

    A savoir : selon l’époque de l’année où l’on visite l’abîme, le débit du cours d’eau est plus ou moins important. L’automne est ainsi une des saisons les plus propices à la visite, selon notre guide.

    La bonne adresse : Abîme de Bramabiau, Route de Meyrueis, 30750 Saint-Sauveur-Camprieu. Visites en avril, mai, juin et septembre à 10 h 30, 12 h, 13 h 30, 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30. En juillet et août, ouvert de 10 h à 18 h. En octobre et novembre, ouvert de 10 h à 16 h

  • Collorgues, entre château féodal et animaux préhistoriques

    98px blason de la ville de collorgues 30 svgLe chateau feodal ferme collorguesA 12 km d'Uzès, la petite ville de Collorgues est une commune de quelque 600 habitants.

    Un château féodal devenu ferme fortifiée au 16e s

    Son château féodal, devenu « ferme fortifiée au 16e s »  et dont le donjon sera détruit en 1864, est le principal attrait de la commune.

    Datant du 11e s, il appartient tour à tour aux Bruyes de Fontcouverte, aux Segla de Ribaute... avant d'arriver dans le giron de la famille Lacoste.

    Jean-Alexandre de Bouzigues de Lacoste, dernier propriétaire du château, lègue à sa mort, en 1858, ses biens et le château à la commune de Collorgues.

    A savoir : La mairie s'y installe en 2016, avec la bibliothèque municipale et le foyer communal.

    Vers la dalle de Collorgues

    En quittant Collorgues depuis le château, nous suivons le chemin du Bosc. A quelques kilomètres de là, nous rejoignons alors, au cœur de la garrigue, un pan de sol rocheux qui garde la trace du passage d'animaux préhistoriques.

    Mais quels étaient donc ces animaux qui parcouraient la région il y a 35 – 40  millions d’années ?

    Bandeau 2 collorgues
    Empreinte 2Empreinte 3
    Dans tous les cas, ce ne sont pas des dinosaures, car ces derniers avaient disparu, à cette époque, il y a bien longtemps.

    Les animaux dont nous suivons les pas vivaient durant l’éocène supérieur dans « un paysage lacustre et marécageux ». Leurs traces, préservées dans ce sol humide, rappellent alors le passage de carnivores, d’herbivores….

    Comme moulés dans la roche, nous suivons le parcours d’hyaenodons (qui vivaient entre 41 et 21 millions d’années), une sorte de hyène qui pouvait mesurer plus d’un mètre, de paleotheriums (qui vivaient il y a 45 millions d’années), une espèce qu’il est possible de rapprocher des chevaux, et des anoplotheriums (qui vivaient quant à eux entre 33,9 et 28,1 millions d'années).

    Pour les amoureux de préhistoire !

    Source : panneaux explicatifs à côté de la dalle

  • Balade en calèche à l'écurie Font Clarette, à Arpaillargues

    Formé aux Haras d’Uzès, Emmanuel Pédeneau vous accueille dans son Ecurie Font Clarette pour des promenades en calèche dans la campagne aux alentours d’Arpaillargues en compagnie de ses cobs normands, les bais Titan et Ulysse, respectivement 14 et 13 ans.

    Une hippomobile dans la garrigue

    De juin à août principalement, ces promenades à thème – en liberté, autour des capitelles de Blauzac, sont une virée au charme désuet et une activité en famille idéale que cela soit pour 2 h ou pour la journée.

    Testées et approuvées !

    Les promenades en calèche sont parfois gourmandes, comme ces pique-niques d’autrefois ou ces repas aux tables de chefs partenaires, comme Oscar Garcia et Christophe Ducros, de la Maison d’Uzès, pour la très prometteuse promenade truffée par exemple, ou bien Laurent Maire, adepte de la Slow Food.

    La visite des vignobles est un must.

    La bonne adresse : Ecurie Font Clarette, 30700 Arpaillargues,  Tél : 06 24 07 42 62

  • Balade cévenole à Saint-Hippolyte-du-Fort

    Au pied des monts cévenols, Saint-Hippolyte-du-Fort est une belle endormie sous le soleil d’été, rafraîchie par la tramontane.

    Traversée par le Vidourle, la ville « aux 13 fontaines et aux 21 cadrans solaires » se découvre en déambulant, du centre-ville au musée de la soie puis, après avoir rejoint le fort, en suivant le cours du Vidourle.

    Vidourle bandeau uzSuivez le guide

    De la place d’armes, proche de laquelle où vous pouvez laisser votre véhicule, vous pouvez commencer à vous intéresser de plus près certaines des maisons qui l’entourent, et qui comptent parmi les plus anciennes de Saint-Hippolyte-du-Fort.

    Continuez votre visite en entrant dans l’église (17e s) qui s’élève tout proche, et conserve les reliques de Saint Hippolyte, dont elle porte le nom. Construite sur les restes d’une ancienne église, elle est surmontée depuis le 19e s par une flèche élancée.Vue centre ville saint hippolyte 1Direction ensuite la place de la Canourge, avec une des belles fontaines de Saint-Hippolyte. La vue sur l’église est superbe.

    En parcourant les petites rues, nous rejoignons le musée de la soie, installé dans une ancienne filature. La soie est l’industrie cévenole par excellente dès le 18e s. Les Cévennes « assuraient alors plus de la moitié des 26 000 tonnes de cocons » et étaient une « des deux premières régions productrices de soie au monde », surtout entre 1715 et 1855, avant l’arrivée de la pébrine, une maladie qui fait des ravages parmi les vers à soie, et qui ne trouve une solution qu'en 1865, avec l’intervention de Louis Pasteur.

    Musee de la soieEcoles preparatoires militairesFort vauban saint hippolyte du fort 07 2021Juste après, voici, place des enfants de Troupe, l’ancienne école militaire préparatoire de Saint-Hippolyte-du-Fort, une des 6 de France, créée en 1886 par le général Boulanger, alors ministre de la guerre, et qui fermera ses portes en 1934.

    En rejoignant la mairie, voici la fontaine du Griffon, qui précéde l’hôtel de ville depuis le 17e s, date de la reconstruction de ce dernier. Arrive bientôt le boulevard du Temple, et le temple en question (19e s), un des plus grands de France : son orgue en fait le lieu idéal pour les nombreux concerts « organisés par l’Association des Amis de l’Orgue.

    A deux pas, le fort* construit dès 1687 avec les remparts qui protègent la ville pour lutter contre les Camisards :  « Désaffecté à la Révolution, vendu à la ville en 1808 », il échappe de peu à la démolition. Devenu gendarmerie, il est cédé à une entreprise en 1947 qui l’englobe dans ses installations (il est possible de le visiter en semaine).

    Saint hippolyte du fort cour du fort©Pascal robinSt hippolyte du fort cour fort©expression photos j tourelA la fin du boulevard du Temple, le cours du Vidourle se dessine. Le suivre offre une balade bucolique très rafraîchissante en plein été, et permet de découvrir des petits ponts, mais aussi le château des Graves (actuellement en restauration) de style Empire, « copie de la Villa Bonaparte à Rome », inscrit aux Monuments Historiques en 2007.

    Le saviez-vous ? - «Les habitants de St-Hippolyte-du-Fort ne s’appellent pas les Saint Hippolytains mais les cigalois». - Les crues du Vidourle s’appelaient Les Vidourlades.

    De retour vers le centre-ville, et juste avant d’emprunter le pont sur le Vidourle, nous apercevons le château de Planque. Reconstruit au 17e s, il change de propriétaire pour la troisième fois et devient une tannerie. En 1944, il est le siège des Waffen-SS à leur arrivée à Saint-Hippolyte-du-Fort. Aujourd’hui, la demeure appartient à la JEM Ponts de Vie.

    Chateau saint hippolyteTour saint jean viaduc vidourle uz bandeauEn traversant le pont, une belle vue sur le viaduc, construit en 1868, s’offre à vous : 13 arches, 120 m de long, 12 de hauteur, Dominant le Vidourle, il rappelle la ligne qui devait conduire les passagers vers Rodez… mais s’arrêta finalement à Tournemire. Aujourd’hui, c’est une voie verte.

    Dernière étape de la visite, la Tour Saint-Jean, qui jouxte le viaduc. Elle fut construite en même temps que le fort.

    Sources et informations complémentaires : Mairie de Saint Hippolyte du FortOffice de Tourisme du Piémont cévenol

    * Remerciements à l'Office de Tourisme Intercommunal, Communauté de Communes Piémont Cévenol pour les photographies transmises. Photographies du fort par ordre d'apparition©Pascal Robin et Expression photos J. Tourel

    Pour commencer ou finir votre virée cévenole, visite aux Trésors de Tornac

    A 15 km de Saint-Hippolyte du Fort, Tornac est une petite commune dominée par son château médiéval, dont les origines remontent aux 11e et 12e s.

    « Lieu marquant de l’histoire camisarde », aujourd'hui propriété des communes de Tornac et d’Anduze, le château n’est distant que de 3 km de cette dernière.

    Regardant à présent d’un air apaisé le Gardon d’Anduze qui serpente en contrebas, il offre une vue unique sur la petite église de Saint-Baudile, et sur les vignobles environnants.

    Entretenu et sauvegardé depuis les années 70, notamment par l’association Les Amis du château de Tornac - fondée en 1970, le château possède tout ce qui rend un château médiéval un bel ouvrage d’architecture : une tour-beffroi, des salles voûtées, les restes d'un dallage, mais aussi les ruines d’une maison forte Renaissance.

    Changeant de châtelain plusieurs fois au cours des siècles, il est habité jusqu’au début du 20e s.

    Source et plus d’informations : Cévennes Tourisme, SIVU Château de Tornac 

    L’église Saint-Baudile

    Petite église romane à une seule nef, au chevet semi-circulaire en pierre de taille, Saint-Baudile est inscrite aux Monuments Historiques en 1911. L'église, comme posée au milieu des vignes, à deux pas de de Tornac, porte le nom d'un martyr chrétien mort à Nîmes au 3e s.

    Construite au 12e s par des moines, Saint-Baudile apparaît comme paroisse dès 1345, puis dès 1437 sous son nom actuel.

    Détruite au 16e s, reconstruite au 17e, brûlée en 1702, elle est restaurée dès 1984 jusqu’en 1994.

    Source et plus d’information : wikipedia

  • Sauve, cité médiévale

    150px blason ville fr sauve gard svg(UK version) Du pont vieux (12e s) au portalet, de la place Jean Astruc au conservatoire de la Fourche, Sauve mérite d’être découverte au gré d’une promenade nonchalante.

    Cité médiévale du Piémont cévenol, labellisée village de caractère depuis 2018, Sauve est l’ancienne capitale du Salavès .

    Accrochée au massif du Coutach, qui parcourt 25 km depuis Claret avant de finir sa course ici, Sauve est dominée par le château de Roquevaire (17e s) qui dresse ses ruines sur la Mer des rochers.

    Entre Vidourle et Massif du Coutach, un village de caractère

    Sauve a aussi les pieds dans l’eau, et la promenade au bord du Vidourle qui la longe est un moment d’une rare poésie.

    Première possibilité, au départ de la place de la Vabre : on descend juste avant d'emprunter le pont vieux pour rejoindre le centre historique, et l'on découvre la cité médiévale dans toute sa splendeur.

    résurgence du vidourle okconservatoire de la fourcheDeuxième possibilité, depuis le promontoire au bord de la place de l’hôtel de ville, la place Sivel - qui porte le nom de l’aéronaute Sivel originaire de Sauve (1834/1875), ou bien depuis la place à côté de l’ancien hôpital Bossens : on admire alors de haut le fleuve cévenol ondoyant, parcouru par des cols verts et de nombreux poissons. Prenant sa source à une douzaine de kilomètres de là, au-dessus de la commune de Saint Hippolyte du Fort (Porte des Cévennes), le Vidourle est souterrain jusqu'à Sauve, où il y renaît en contrebas de la mairie.

    En parcourant les petites rues et en se glissant sous les portes ouvrant sur les remparts, on rejoint la fusterie, là où les tonneliers – les fustiers, travaillaient le bois, la place Jean Astruc, du nom d’un autre fils de Sauve, célèbre médecin (1684/1766), ornée d’une belle fontaine...

    Il y aussi l’hôtel de la Monnaie du 11e s, la Maison des Comtes ou bien la petite place du Pialo. Sur la place Florian, du nom du fabuliste Jean-Pierre Claris de Florian (1755/1794) également originaire de Sauve, s’élève le temple, restauré en 2008.

    Screenshot 1 bandeau sauve

    Img 20210718 122828 sauve tour vueconservatoire de la fourcheSuivez le guide !

    En tout, ce sont 19 panneaux qui expliquent l’histoire de la cité au promeneur. Pour les compléter voici, au départ de l’Office du Tourisme - installé dans les anciennes cazernes (18e s) des dragons du roi, le panneau présentant la Mer des rochers, un circuit pédestre de 2 km au cœur de la nature cévenole, une véritable bouffée d’oxygène pour les amateurs d’espaces naturels sauvegardés.

    Juste avant de vous élancer sur le sentier, n'hésitez pas à aller visiter le Conservatoire de la fourche, à côté de l'Office du Tourisme, qui met à l’honneur cet outil indispensable aux agriculteurs, spécialité de Sauve, et réalisé à partir de bois de micocoulier.

    Cuisine et vins du Piémont cévenol

    De passage à Sauve pour la journée, profitez-en pour goûter la cuisine locale, Une adresse parmi d'autres, le restaurant Le Bossens, qui a pris ses quartiers il y a 3 ans dans l'ancien hôpital dont il porte le nom. En plein centre historique, il est ouvert d'avril à octobre. Une idée de plat ? Pourquoi ne pas goûter à la panna cotta au chou-fleur, création maison. Côté vin, les crus du Domaine de Cauviac, à Sauve, sont à déguster (Le Bossens, 11 rue Mazan, réservation conseillée au 06 47 06 85 62).

    Le petit plus ? La vue plongeante sur le Vidourle et sur la région environnante depuis la place ombragée où Le Bossens a installé ses tables.

    Le saviez-vous ? « Le Piémont cévenol, ce sont 34 villages typiques ».

    Plus d’informations : Mairie de Sauve, Découvrir SauveOffice de tourisme du Piémont cévenol

  • Narbo Via

    Après le musée de la Romanité à Nîmes qui a ouvert ses portes en 2018, voici venu le temps du musée Narbovia, consacré à l’histoire romaine du Narbonnais, qui a été inauguré en mai.

    Narbo Via, ou l'antiquité romaine en 3 lieux, rend « ses lettres de noblesse à la capitale de la province de Narbonnaise, Narbo Martius ». Installé dans un bâtiment à la hauteur d’un tel projet, Narbo Via se révèle dans cette création du cabinet d’architecture Foster+Partners, et profite des talents du studio Adrien Gardère pour ce qui concerne la muséographie et de ceux du nîmois Jean Capia.

    MosaiqueUne riche collection

    La riche collection est exposée avec, comme « colonne vertébrale… un mur monumental composé de 760 blocs de pierre, issus pour la plupart des nécropoles romaines de la ville antique » et qui « ouvre le parcours » de la visite.

    On retrouve ainsi la cité de Narbo Martius sous l’empire romain, avec notamment « les vestiges monumentaux et les décors fastueux des maisons du Clos de la Lombarde, plus belle collection de peintures gallo-romaines hors d’Italie ». La visite se veut aussi interactive, comme ces restitutions en 3D du port antique.

    Narbo Via, c'est aussi

    Narbo Via, c’est aussi un vaste auditorium pouvant accueillir 200 personnes, des espaces de recherche, des ateliers pédagogiques et des jardins qui peuvent servir de scène pour des spectacles…

    Complétant la visite de Narbo Via, voici l’Horreum, remarqué dès 1838 et inscrit aux Monuments historiques depuis 1961. Ce réseau de galeries souterraines datant « du 1er s avant notre ère et situé à 5 m au-dessous du sol moderne »…« devait constituer les fondations d’un bâtiment, sans doute de type marché » (horreum signifiant entrepôt en latin).

    Le musée d’Amphoralis, à Sallèles-d’Aude, à 12 km « au nord de la capitale antique »… « surplombe un ancien atelier de production d’amphores gauloises », découvert en 1976. Son parc propose de suivre un parcours qui « mène aux restitutions de fours et d’une habitation gallo-romaine, construits à l’identique des vestiges retrouvés » et à un jardin, qui « présente plus de 160 espèces de plantes répertoriées par les agronomes latins.

    A savoir : Narbo Via, c’est un musée tout le mois de juin. Profitez-en !

    La bonne adresse : Narbo Via, 50 avenue de Gruissan, 2 avenue André Mècle, 11100 Narbonne. Ouvert tous les jours sauf le lundi du 1er octobre au 30 avril de 11 h à 18 h et du 2 mai au 30 septembre de 10 h à 19 h.

    L’horreum, 7 rue Rouget de Lisle, 11100 Narbonne. Ouvert tous les jours sauf lundi du 1er octobre au 30 avril de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h, du 2 mai au 30 septembre de 10 h à 18 h.

    Amphoralis, Allée des Potiers, 11590 Sallèles-d’Aude. Ouvert tous les jours sauf lundi et dimanche en basse saison (sauf premier dimanche du mois) du 1er octobre au 30 avril de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h, du 2 mai au 30 septembre de 10 h à 18 h.

    Source : communiqué de presse Narbo Via, photographies Mosaïque découverte à Narbonne (quartier de Bourg), représentant dans le médaillon central Bacchus ivre, qui s’appuie sur un 2e personnage. 2e s ap JC, Arnaud Späni © Narbo Via, Musée © Nigel Young, 

  • Balade à Tharaux

    Tharaux egliseTharaux maison fleurie(UK version) A un peu plus de 30 km d’Uzès, le petit village de Tharaux domine la vallée de la Cèze.

    La visite de ce village perché mérite les efforts pour le rejoindre car il n’est accessible qu’aux riverains. Depuis le 1er parking, tout en bas, ou si l’on a de la chance depuis le 3e  parking, on grimpe à pied en direction de la mairie, à seulement 5 mn, de l'école puis de la place du village, face à l’église.

    Des ruelles enchevêtrées

    Les ruelles se parcourent alors tranquillement, pour se donner le temps d’apprécier le village et la vue qu’il offre sur les abords verdoyants.

    Passant ainsi d’un côté à l’autre de Tharaux, on redescend bientôt par la rue des plaisirs, cela ne s’invente pas puis, en suivant le chemin de la Lône, on rejoint la rivière, véritable havre de paix.

    La rivière, havre de paix

    Tharaux riviereAprès 10 mn de marche entre roseaux, bambous et sous-bois à l’abondante frondaison, la Cèze se dévoile enfin. Ses rives, rafraîchissantes en plein été, sont ponctuées deci delà de promeneurs, de pêcheurs ou de familles qui y trouvent l’endroit parfait pour pique-niquer ou bien tremper les pieds dans l’eau.

    Avec un peu de chance, vous pourrez rejoindre la grotte des fées, étudiée pendant les fouilles archéologiques du début du 20e  s et des années 80 (wikipedia Tharaux) ou bien le trou de la Lune.

    Sur les hauteurs, à peu de distance, et connecté à la grotte, l’aven Grégoire se prolonge sur quelque 2 600 m. ll a été exploré par des spéléologues et des plongeurs professionnels (notamment par la Société cévenole de spéléologie et de préhistoire et les plongeurs de PlongéeSout – Etudes et explorations des réseaux souterrains).

    A savoir :

    Proche de Tharaux se dessinent encore les contours d’une route romaine, « la route des Helviens », qui reliait Nîmes à Alba Helviorium (Alba-la-Romaine) : La « route vieille » de Tharaux « oblique à gauche dans la combe… et surplombe la vallée de la Cèze au quartier appelé autrefois la Régordane »… Plus d’informations sur les Pages histoire de la mairie de Tharaux, comme par exemple la découverte des vestiges de l’église romane de Saint Martin.

    L’été à Tharaux sera culturel, avec au programme un Concert de musique celtique, place de l’église, le samedi 24 juillet de 21 h à 23 h. Soirée littéraire et œnologique samedi 7 août, de 18 h à 22 h. Plus de détails sur le site de la mairie de Tharaux, ci-dessus.

  • De passage à Sanilhac

    Tour du chateau de sanilhacSentier des fileusesSanilhac garrigueDe passage à Sanilhac, pourquoi ne pas en profiter pour visiter la petite commune réunie à sa voisine Sagriès, à 3 km de là, en 1814, sous Louis XVIII.

    Son château en particulier, avec ses chais et l’orangerie attenants, est en quelque sorte le point d’orgue de la visite et le centre névralgique de la commune. Sa façade 18e est dominée par la Tourasse, vestige de l’édifice du 12e. Demeure privée, le château a eu comme seigneur le célèbre Lionel d’Albiousse. Fait étonnant : Une plaque stipule que le château est un vice-consulat du Royaume de Patagonie…

    Au sortir de la ville, avant de reprendre la route pour Sagriès, on oblique sur la droite pour parcourir à pied le sentier botanique qui relie les deux communes, à la recherche de 9 espèces de plantes. Le sentier botanique à proprement dit n’est plus. Cependant Françoise Gabella, une artiste du village, a créé Le sentier des fileuses, souhaitant redonner ​​​​​​​vie à un sentier devenu artistique, « une balade de 3 km dans ​​​​​​​les pas des femmes ​​​​​​​et enfants qui allaient travailler dans les fabriques de Pont des ​​​​​​​Charrettes au bord de l’Alzon au 19e s » à l’époque où « la ​​​​​​​sériculture florissait ​​​​​​​avec les filatures et les faiseurs de bas ».​​​​​​​

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Après avoir repris sa voiture, et avant d’entamer la descente, on se gare à côté du panneau jaune indiquant la table d’orientation. Après quelques centaines de mètres, et avec une imprenable sur le duché, une « table de lecture du paysage » explique dans les grandes lignes la garrigue d’hier et d’aujourd’hui.

  • Immersion médiévale au château d’Allègre

    nature environnante(UK version) Silhouette moyenâgeuse se découpant sur la paroi rocheuse assaillie par la végétation, le castrum d’Allègre se dessine à presque 300 m de haut.

    Un château qui domine le ravin de Serre Fourré

    Dès la route qui mène au site, son profil altier se devine déjà. Au loin, le mont Aigoual, puis le mont Lozère. Il y a aussi le mont Bouquet, qui n’est pas loin.

    Le profond ravin de Serre Fourré que le château longe, aux couleurs d’un vert profond, est marqué de zones de reforestation. Ces étendues naturelles et sauvegardées offrent un panorama admirable et majestueux.

    Inscrit aux Monuments Historiques en 1997

    Le château, qui doit sa renaissance au travail passionné de l’association qui porte son nom, fondée en 1992, est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1997.

    castrumImg 20210606 102917 jardinImg 20210606 111412 partie ancienne chapelleIl se rejoint après une longue rampe d’accès en pierre qui part du parking, et qui, serpentant, mène à la première partie du château, le village dit des chevaliers.

    Village, maisons, ensemble palatial, tours…

    Passant le village et entrant dans le château, on aperçoit sur la gauche un petit jardin de simples entretenu par les bénévoles de l’association Rempart,qui ajoute au cachet historique de l’endroit.

    Sur la gauche, les ruines de la petite chapelle, sans doute du 11e s, sont adossées à la muraille, et attenantes à la porte fortifée du 14e s depuis que la chapelle a « été englobée dans l’enceinte de 1383 ».

    A visiter également la maison Loubier, ancienne tour de garde et siège de l’association Rempart (qui autorise les randonneurs à utiliser la table et la cheminée), la maison dite Laurent Vincent et un ensemble palatial.

    Les tours sudnord...rappellent que les châteaux du moyen-âge ont avant tout un rôle défensif. De la tour sud qui domine le ravin à pente abrupte, à la tour nord où l’on peut observer une archère élancée, ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​l’ensemble est imposant.

    Pour finir, la maison est qui comportait deux niveaux et dont le rôle était de sécuriser ce côté de l’édifice. La maison fait face à la colline Saint Saturnin.

    ​​​​​​​​​​​​​​V​​​​​​​ers la chapelle Saint Saturnin

    Si le cœur vous en dit et s’il vous ​​​​​​​reste un peu d’énergie, vous ne regretterez pas de vous lancer sur le sentier qui ​​​​​​​part du chemin menant au château devant la maison est.

    Il est comme une invitation à rejoindre la chapelle Saint Saturnin, au bout d’un bon kilomètre de marche. Vue imprenable assurée sur les monts ​​​​​​​Img 20210606 103235 table d orientation mont bouquet​​​​​​​alentours à certains endroits .

    La chapelle aujourd’hui restaurée porte le nom du premier évêque et martyr de Toulouse du 3e s.

    A savoir : une table d’orientation que l’on doit à l’Association Château d’Allègre permet de s’orienter et de découvrir les destinations à l’horizon.

    Plus d’informations : Association Château d’Allègre

  • A la découverte de Vénéjan

    (UK version) A seulement 35 km d’Uzès, la petite commune de Vénéjan est un trésor caché.

    Dominée par son château d’un côté et par son église romane Saint Jean-Baptiste de l’autre, Vénéjan apporte calme et sérénité au promeneur d’un jour.

    Screenshot 1 tour de l horlogeImg 20210221 154333 venejan terrasseDe la tour de l'Horloge à Saint Jean-Baptiste

    Si l’on choisit de laisser son véhicule en bas de la commune, la visite commence par la petite place face à la Tour de l’Horloge, emplacement de « la première mairie de Vénéjan ».

    La tour de 1843, aux élégantes fenêtres, est décorée d’une horloge et couronnée de fer forgé.

    On rejoint ensuite la partie haute de Vénéjan via les verdoyants jardins en terrasse qui allient poésie des calades et charme des espaces verts, et mettent en valeur les travaux de restauration entrepris par la municipalité pour redonner vie au patrimoine de la ville dès 1999.

    Regardant d’un regard paisible et attentif les rues en contrebas, l’église Saint Jean-Baptiste et son petit cimetière, désaffecté vers 1860, côtoient ce qui reste d’une tour de guet du 10e s « base de l’ancien donjon qui protégeait la ville ».

    Sur les murs de la chapelle, des peintures murales du 14e s « attestent de l’influence de la Cour papale d’Avignon et de la prospérité qui a régnée sur ce territoire ». Ces peintures exceptionnelles ont sans aucun doute joué en faveur de son inscription aux Monuments Historiques en 1986.

    Img 20210221 154823 eglise​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Du moulin au château

    ​​​​​​​Img 20210221 160041 moulin​​​​​​​Au-delà de l’enceinte de la chapelle se dessine un parc où se dresse le moulin de Vénéjan, de 1813, témoin ​​​​​​​solitaire de l’activité des ​​​​​​​meuniers des anciens temps depuis ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​sa ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​restauration dès la fin des années 90, et son inauguration en 2000.

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Un parking à quelques mètres de là permet de laisser son véhicule et de visiter la ville en partant, cette fois-ci, du haut de Vénéjan.​​​​​​​

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Depuis l’esplanade qui précède la chapelle Saint Jean-Baptiste, on découvre le beau château de Vénéjan, demeure ​​​​​​​historique de la famille de ​​​​​​​​​​​​​​Béziers, puis ​​​​​​​d’Ancezune et de Grignan, lié par son dernier descendant à la Marquise de Sévigné (dont il est le gendre) avant de changer ​​​​​​​encore de châtelains.

    ​​​​​​​Bon à savoir : Pour visiter la chapelle Saint Jean-Baptiste, rendez-vous à la maison d'Art et du Patrimoine de Vénéjan.

    Inscrite aux Monuments Historiques en 1996, la chapelle Saint Pierre du 12e s s’élève au lieu-dit L’Olivette, tout proche de Vénéjan.

    Source : Circuit de découverte de Vénéjan

  • Excursion aux gorges du Gardon par le sentier de Sanilhac

    Screenshot 1 sentier la baumeDirection Sanilhac pour une excursion sportive dans les gorges du Gardon.

    Au départ du parking attenant à la mairie, le sentier menant aux gorges du Gardon oscille entre vignes, garrigue, forêt frondeuse et chute vertigineuse vers la Baume.

    Les deux sentiers vers La Baume

    Si le début du parcours est plaisant et peu coûteux en énergie, il n’en est pas de même par la suite.

    Deux sentiers mènent aux rives du Gardon. Le premier, facile et adapté à tous, est situé à environ 1 km de la mairie, et oblique à droite vers la Baume, à 2 km de distance, au panneau indiquant La Coufine. Le chemin parcourt les sous-bois puis descend gentiment vers les gorges. A mi-chemin, on découvre l’emplacement d’une ancienne charbonnière, soit une ancienne aire de charbonnage, lieu où on préparait le charbon.

    Le deuxième sentier est adapté aux plus sportifs. Il prend son départ aux Condamines, au prochain panneau, à 800 m de La Coufine. Si la descente commence doucement sous les arbres, elle devient de plus en plus abrupte dès que l’on arrive à la paroi rocheuse.

    Img 20210530 173921 sentier accrochesScreenshot 1 bande jauneLes parois calcaires se devinent alors dans toute leur splendeur sauvage, et la vue plongeante sur les gorges est impressionnante.

    Chaussures anti-dérapantes plus que nécessaires pour appréhender la descente, parfois en s’asseyant d’un appui à l’autre, ou en s’aidant des poignées en métal disposées sur le parcours pour offrir un semblant d’assistance.

    Parcours fléché

    Suivre le sentier indiqué par une bande jaune est gage de sureté car impossible de se perdre dans la garrigue sur ce versant-là des gorges en le suivant attentivement.

    Des 172 m d’altitude de ce sentier (un peu plus élévé que celui de La Coufine, à 168 m), on arrive au fond des gorges, à 33 m, soit un beau dénivelé qui prend environ 1 h de marche soutenue.

    L’arrivée plus que méritée sur les berges du Gardon offre un panorama naturel lumineux et imposant, et la promesse d’un repos bienvenu avant de reprendre l’ascension – via, cette fois, le sentier de La Coufine.

    Img 20210530 180308 eglise et grotteLe long de la rive

    Juste en face de notre berge, la rive opposée, avec son lot de visiteurs. Son ancien moulin installé dans une tour et son barrage, que l’on rejoint en ½ h environ via une longue rampe d’accès pierreuse aux abords de Poulx, offre un autre aperçu des gorges.

    Pour notre part, et depuis notre rive, on rejoint un petit moulin après une courte marche sur les rochers aplanis, en longeant le Gardon. Un peu plus loin, une petite chapelle et la grotte de Saint Vérédème, se devinent un peu en hauteur.

    Des nombreuses grottes qui se trouvent dans les gorges du Gardon, celle faisant partie du site de Saint Vérédème se rejoint depuis la chapelle. Cet ermitage, que l’on atteint après une volée de marches, est « composé d’une petite nef et d’une abside en cul-de-four ». Comme incorporée dans la paroi rocheuse, la chapelle est proche d’un petit tunnel taillé dans la roche qui mène à la grotte de Saint Vérédème. Occupée dès la préhistoire, elle porte désormais le nom du saint d’origine grecque Vérédème, qui s’y installe au 6e s avant d’y être rejoint par Saint Gilles.

    A savoir : Sanilhac fêtait Saint Vérédème, patron des bergers de la Crau, le 17 juin jusqu’aux années 60. Devenu évêque d’Avignon, Saint Vérédème meurt dans la ville du Vaucluse en 720 (www.tourismegard.com/).

    Pour ceux qui le souhaitent, un livret de 16 pages et la carte format A3 (fruits du partenariat entre le Conservatoire d'espaces naturels, la Mairie de Sanilhac et le département du Gard) sont en vente à la boulangerie de Sanilhac et à l'office de tourisme d'Uzès et permettent de suivre la visite pédagogique.

    La grotte est inaccessible la majeure partie de l’année - du 15 novembre au 15 mars et du 1er mai au 15 août, du fait de la présence de ses nouvelles habitantes, les chauves-souris cavernicoles.

  • La rue de la Grande Bourgade, à Uzès

    Parmi les quartiers d’Uzès, celui des Bourgades est attractif pour son côté village dans la ville.

    Comme le quartier est mis à l’honneur pendant le Festival Photo des Azimutés édition 2021 (25 mai/26 juin) avec l’exposition de clichés dans la rue de la Grande Bourgade, c’est l’occasion de revenir sur un épisode de l'histoire de cette rue et de faire un zoom sur 3 acteurs de la rue.

    Un quartier hors les murs

    Parcourir la rue de la Grande Bourgade, c’est profiter de son charme discret. Car « connaître l’âme d’une ville, c’est prendre le temps de découvrir ses venelles. Les Bourgades, première banlieue hors rempart d’Uzès créée au 14e s, constituent » en effet « encore un labyrinthe hors du temps ».

    La Grande Bourgade est ainsi le quartier des militaires entre le 16e et le 17e s. Pour suivre un guide expert en la matière, choisissons Lionel d’Albiousse et citons un extrait de son Histoire de la Ville d’Uzès :

    Les casernes « étaient autrefois à la Grande-Bourgade, dans une maison appelée Saint-Eloi. En 1711, un mur s’éboula et tua un tambour. La ville fut obligée de payer 100 livres à titre de dédommagement, au capitaine, Monsieur de Cambis. Au milieu du siècle, on songea à créer de nouvelles casernes. On choisit pour emplacement le cimetière de l’église Saint-Julien », un emplacement occupé désormais par l’extension du lycée polyvalent Charles Gide, à la place de l’ancienne gendarmerie.

    La lecture de l’Abécédaire d’Uzès de Martine Peyroche d’Arnaud éclaire cependant d’un autre jour le lieu : « En 1711, les hommes étaient logés dans la maison Saint-Eloy… La vente de la maison obligea la troupe, en 1749, à se réfugier, rue de la Grande Bourgade, au logis du Merle » (Casernes, p 30 et 31).

    Zoom sur 3 adresses

    Screenshot 1 loc logo ok 1En dehors de l’Hostellerie provençale et de son renommé restaurant Parenthèse (Tél : 04 66 22 11 06, contact@hostellerieprovencale.com), de La boulangerie provençale, de ses croissants (les meilleurs de la ville selon certains) et autres gâteries, du petit restaurant L’Olivier, juste à côté (Tél : 06 20 50 33 57), qui ont tous trois pignon sur rue au tout début de la Grande Bourgade, zoom sur 3 adresses plus en avant.

    Au nº 25, s’ouvre bientôt LOC Immobilier.

    Dans cette toute nouvelle agence immobilière, Nathalie Maharzi propose ventes, locations et gestion locative, saisonnière et annuelle.

    Ses longues années d’expérience dans le secteur de l'immobilier font de Nathalie le parfait interlocuteur pour vous conseiller et vous offrir le suivi personnalisé nécessaire à vos recherches.

    Screenshot 1 perfectly imperfect uzLa bonne adresse : LOC Immobilier25 rue de la Grande Bourgade. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h, le samedi sur rendez-vous. Tél : 07 77 99 39 27 ​​​​​​​ou 09 81 89 04 25contact@loc-immobilier.com.

    ​​​​​​​Au nº 29, voici le concept store Perfectly Imperfect, un nom aussi particulier que la caverne d’Ali Baba qui s’y trouve.

    Dans cet ancien garage reconverti par Nathalie, originaire d’Afrique du sud, des éléments de ​​​​​​​décoration venus du monde entier. Comme ces jetées de lit à base de réséda, ce matériau qui ​​​​​​​représente la modestie dans le langage des plantes et qui apporte un incroyable charme et un moment cocooning intense à un intérieur, avec sa couleur jaune ou verte.

    Quoi d’autres me direz-vous ? Des coussins en kilim, de nombreux objets recyclés, etc, le tout avec un accueil en français et en anglais.

    La bonne adresse : Perfectly Imperfect, 29 rue de la Grande Bourgade. Tél : 06 72 84 10 17, nathalie@perfectlyimperfectuzes.com.

    ​​​​​​​​​​​​​​Petite herboriste fb​​​​​​​Au nº 44, voici la petite boutique des plantes de l’herboriste d’origine belge Katia Ladril.

    ​​​​​​​​​​​​​​« Diplômée des facultés de pharmacologie et médecine du diagnostic, j’ai opté pour la pratique de l'herboristerie, la naturopathie en France afin, ​​​​​​​​​d'une part, de reconnecter le ​​​​​​​​​​​​​​patient avec la nature, mais aussi de pratiquer une médecine douce.

    ​​​​​​​C'est dans ce but que j'anime également des ateliers didactiques et des programmes pédagogiques. Auteur et conférencière, j'aime l'idée de la transmission.

    J'assure des consultations générales mais avec une spécialisation dans la gestion des problèmes de peau, les soins réparateurs, les marques, cicatrices, etc, toujours par des techniques non-invasives et des produits 100% naturels.

    La bonne adresse : La petite boutique des plantes, 44 rue de la Grande Bourgade. Tél : 07 82 72 42 13, ladrilkatia@hotmail.com

  • Les fosses de Fournès

    Vue pitonA une vingtaine de kilomètres d’Uzès, la petite ville de Fournès est voisine d'un trésor géologique peu connu.

    Les fosses de Fournès, espace naturel sauvage

    Sur presque 100 ha, sillons, ravines et fosses entrecoupent un terrain sédimentaire tendre situé juste à côté de la commune, qui domine ce qui semble être un ancien lit de fleuve, planté à présent de ceps vigoureux.

    Difficile d'accès, mieux vaut suivre le parcours proposé pour s'y rendre, le long du chemin de la fontaine de Nocquet. Indiqué au détour du caveau des Vignerons de Remoulins Fournès, le parcours permet de laisser son véhicule près des vignes, aux abords du chemin menant aux Escarpettes.

    Autre solution moins périlleuse, il est également possible de garer sa voiture sur le petit parking de la Grand Rue. 

    Fosses facon talampayaPitons et cheminées de fée

    Le panorama des fosses de Fournès est haut en couleur et en sensations : Pitons pouvant aller jusqu’à 30 m de haut, cheminées de fée comme en Cappadoce, paroi rocheuse aux rainures sillonnant des pans vertigineux et qui rappelle le site argentin du canyon de Talampaya mais en version marne argileuse....​​​​ 

    Trésor géologique

    La couleur de la marne composant l’endroit, délicat dégradé allant du beige au grège, ne fait que raviver le vert profond des vignobles alentours, et de la végétation qui a su conquérir au fil du temps les fosses.

    Un paradis brut colonisé également par de colorés guêpiers qui viennent y nicher du printemps à la fin de l’été, et par une végétation typiquement méditerranéenne : chênes, romarin, thym, bruyère, chardons maritimes et brachypodes profitent au maximum de la fertilité des sols et de l’ensoleillement.

    Vignes et abordsAncien lit fluvial et galets dorés

    Des galets aux teintes dorées peuplent les champs, les vignes et les abords des fosses. Leurs contours arrondis et doux rappellent le passage il y a longtemps d’un fleuve qui les charria sur son cours.

    A savoir : - Pour profiter pleinement du site, il est sage de prévoir de bonnes chaussures de marche et d'éviter les vêtements courts, car l'expédition peut se révéler sportive. « Les argiles présentes sur le site ont permis au village de Fournès de développer une industrie de la terre cuite encore bien présente aujourd’hui ». 

    Remerciement à Pura, pour son étude géologique du site

  • Festival Photo des Azimutés

    Du 25 mai au 26 juin prochains aura lieu la nouvelle édition du Festival Photo des Azimutés.

    Organisé par une équipe de bénévoles passionnés, le Festival a de quoi réveiller cette année les émotions des Uzétiens et des visiteurs, en commençant avec la photographie choisie pour l’affiche de cette 7e édition, reprenant un cliché de la série Mediterraneum d’Edouard Elias, un des photographes accueillis.

    L’association Les Azimutés d’Uzès

    Derrière le Festival Photo des Azimutés se cachent « une vingtaine de bénévoles, investis tout au long de l’année dans les actions de l’association Les Azimutés d'Uzès.

    Garder les expositions, coordonner les plannings, aider à l’administration ou à la communication de l’association, coller des affiches, participer à la scénographie et à la déco… il y a du travail pour toutes les bonnes volontés ! »

    De plus, tous les membres de l’association «  partagent la volonté de développer des actions soutenues par des valeurs humanistes, positives, de coopération, de respect et d’ouverture ». Le résultat de leur investissement personnel est donc une promesse de qualité.

    Tous reliés – Tout est lié

    Sur la thématique de l’humain et des liens, Tous reliés – Tout est lié réserve pour la cuvée 2021 de belles surprises avec la participation des 7 artistes présentés par l’association des Azimutés d'Uzès7 catégories et des photographies qui donnent l’occasion de réfléchir à un monde nouveau et à « la capacité de l’homme à témoigner de l’entraide et de la solidarité mais aussi à nourrir des relations positives et harmonieuses. Espérant ainsi nous sensibiliser, nous donner envie d’agir à notre tour et de créer le meilleur ensemble ».

    Alain Keler dévoile ainsi dans la cour de l’Hôtel de ville sa Grande et petite Histoire, Edouard Elias - Mediterraneum, Didier Bizet - Les derniers vivants de la Taïga, Thomas Cytrynowicz – Migration nomade et Flore-Aël Surun (que l’on verra également du 25 au 29 mai au Lavoir) – Chamane-Lumière se partagent la scène de la Médiathèque, alors que Denis Meyer - Le village des Pourgues expose dans le quartier des Bourgades et Emile Loreaux – Envoyé spécial met en lumière le passage marchand.

    « Rencontres / Week-end d’ouverture : vendredi et samedi 28-29 mai »

    Parmi les lieux d’exposition, la Médiathèque d’Uzès offre un espace particulièrement adapté au thème.

    Quant au centre-ville d’Uzès, il constitue un parcours artistique intéressant allant « de la cour de la mairie au passage marchand, du quartier des Bourgades, qui s’associe pour la première fois à l’événement, au lavoir qui accueillera également la première semaine une exposition qui sera ensuite transférée sur la terrasse de la Médiathèque ».

    Entre rencontres avec les artistes, « documentaires et films en lien avec les séries photographiques », le week-end d’ouverture du Festival augure de beaux moments avec, par exemple, les dédicaces organisées à La librairie de la place aux herbes le 29 au matin, ou des ateliers comme celui animé par Flora-Aël Surun, Jouer avec la lumière, du 30 au 31 mai.

    Expositions uzesPrésentation

    Didier Bizet, diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts et en Histoire, se consacre depuis 2015 à la photographie après avoir travaillé dans des agences publicitaires. Récipiendaire en 2020 du Sony Award pour sa série Baby boom, l’artiste est interpellé par la société d’aujourd’hui, comme le prouve ses nombreux travaux sur les pays de l’ancienne Union soviétique.

    Après « 20 ans dans le secteur de l'Économie Sociale et Solidaire » et dans le monde de l’activisme « dans des collectifs de luttes non-violentes », Denis Meyer se lance dans « la photographie documentaire et le photojournalisme ». Faisant partie du Studio Hans Lucas depuis 2016, il rejoint le collectif de presse Extra-Muros en 2019. Il suit le premier confinement aux travers de quelques arrêts sur images et s’intéresse à la crise des gilets jaunes. A l’international, on le retrouve aux côtés des enfants du Yawenta Children’s Center en Ethiopie, à Addis-Abeba ou bien aux côtés des pêcheurs des îles Feroé…

    Le photographe et réalisateur, spécialiste en Relations Internationales, formé au journalisme cross-format à Associated Press, Thomas Cytrynowicz travaille sur des projets ayant pour base le monde. Entre le Vietnam, le Ghana avec la série Une Danse de Vie et de Mort ayant reçu le prix TAPSA scholarship en 2017, ou bien La Vallée des nuages dans l’Himalaya. Un autre regard sur l’humain.

    Émile Loreaux a quant à lui un talent totalement inclassable et tellement divertissant. Un autre point de vue sur la société, rafraîchissant. Jouant sur le décor autant que le sujet, Emile Loreaux s’amuse avec des thèmes comme la connaissance (comme le magazine Famille et éducation, mars avril 2021), les nouvelles technologies (Le Monde « Allô Allô Monsieur l’ordinateur, novembre 2018), ou bien l’écologie et la vie côté bio (Vegan, Le Monde, février 2016) et ses clichés sur les jardins familiaux de Nantes.

    En dehors de ces 4 photographes membres de Hans Lucas, « plateforme multimédia qui regroupe plus de quatre cents photographes en France et à l'étranger », on retrouve Edouard Elias, qui a déjà participé à l’Édition Spéciale des Azimutés l’an passé, et dont le paysage maritime provenant de sa série Mediterraneum est repris par l’affiche du Festival 2021. Acteur et spectateur du monde d’aujourd’hui, il « témoigne des crises sociales et humanitaires à travers le monde : guerres, exodes, répression, pauvreté ». Après avoir été retenu 11 mois en otage par l’Etat Islamique lors de sa couverture de la guerre en Syrie, il couvre pour « les plus grands médias nationaux différents lieux de crise et de combats… ». Son regard sans fausse note retient l’attention de la communauté artistique avec, entre autres, le prix Sergent Vermeille.

    Alain Keler, photographe à l’agence Sygma et Gamma, co-fondateur de l’agence Odyssey images, fait partie depuis 2008 de l’agence M.Y.O.P. Récompensé dès les années 80 par le prix Paris-Match pour « L’Ethiopie sous la pluie », lauréat en 2004 de la fondation 3P à Paris pour le projet « Le pays de la terre qui brûle », ou la complexité du conflit israélo-palestinien, il réalise aussi des documentaires et a publié 4 livres, dont « 1982, Journal d’un photographe », avec 47 de ses clichés (2015).

    Pour finir, voici Flore-Aël Surun. Formée à la photographie à Paris, primée en 1999 par le prix spécial du jury au Festival d’Angers du scoop et du journalisme, sa série sur la paix mondiale commencée en 2002 l’a menée à rejoindre la marche bouddhiste dans le désert du Negev… Sa série sur les « Totems », des photomontages inspirés par l’expérience chamanique, rappelle le lien étroit existant entre les êtres et « leur essence animale », tout comme ses prenants clichés de « Sur-vie sous », travail réalisé lors de son séjour en Roumanie en 1997, à mettre en parallèle avec série « Sur-vie sous » de 2007.

    Remerciement à Dominique Nouzille , de l'Association des Azimutés d'Uzès, pour sa collaboration à la réalisation de cet article.

    Source : Les Azimutés d'Uzès

  • Le parc naturel régional

    Le projet du parc naturel régional, qui deviendrait le 57e PNR de France, est accueilli favorablement par la majorité des communes incluses dans son périmètre.

    Le parc naturel régional, un véritable travail d’équipe

    Le Pôle d’Equilibre Territorial et Rural (PETR) Uzège Pont du Gard qui supervise le projet du parc travaille de concert avec la Région, les Communes et Communautés de communes, les autres acteurs publics locaux (SPL Destination Pays d’Uzès - Pont du Gard, Syndicat mixte des Gorges du Gardon…) et le secteur associatif (comme l’association de Saint Quentin la Poterie - Les Amis du Parc Naturel des Garrigues).

    L’écriture de la charte, indissociable à la création d’un parc naturel, est également un ouvrage commun. Elle fixe notamment « les objectifs à atteindre, les orientations de protection, de mise en valeur et de développement du parc, ainsi que les mesures qui lui permettent de les mettre en œuvre. Elle permet d'assurer la cohérence et la coordination des actions menées sur le territoire du Parc par les diverses collectivités publiques ». Sa validité de 15 ans permet, au bout de ce laps de temps, de « redéfinir son nouveau projet et de reconduire son classement »¹. 

    Les avantages d’un parc naturel régional

    Les « plus » d’un parc naturel régional sont nombreux. En plus d’une plus grande visibilité touristique, le développement dans le domaine économique peut améliorer le bassin de l’emploi.

    Les parcs naturels régionaux font également l’objet de subventions pour la durée de leur charte. Ces subventions sont allouées par l’Etat, mais aussi par le département, la région, voire même des acteurs privés. Elles soutiennent activement le virage plus prononcé du parc naturel vers la protection de l’environnement, l’agriculture biologique, la transition vers l’agro-écologie (comme c’est le cas pour le parc naturel régional du Morbihan), le développement des circuits courts, le soutien aux jeunes urbains désirant reprendre une exploitation dans la Ducherégion, l’expérimentation de cultures anciennes (comme dans le parc naturel régional du Luberon) ou la valorisation du patrimoine végétal, l’énergie verte, etc.

    L’interaction avec les groupes scolaires dans le cadre d’actions pédagogiques est aussi prévue. Elle prépare en quelque sorte les générations futures aux enjeux d’un parc naturel dans le long terme.

    Des atouts importants

    Le périmètre actuel du parc, de plus de 720 000 ha, est encore sujet à discussion.

    Il inclut le duché d’Uzès, labellisée Ville d’Art et d’Histoire depuis 2008 et Grand Site Occitanie.

    ​​​​​​​Etang capelle​​​​​​​Un riche patrimoine historique et naturel

    Son centre-ville, dont nous devons la restauration dès le début des années 60 au ministre André Malraux et à la loi éponyme pour la préservation ​​​​​​​du patrimoine historique, est ​​​​​​​exceptionnel : De nombreux hôtels particuliers, comme celui de Chambon La Tour, qui accueille aujourd’hui la ​​​​​​​Maison d’Uzès, ou celui de Castille en face de l’évêché, la célèbre Place aux Herbes, la Tour Fenestrelle, seul campanile rond à la mode de Ravenne de France, 3 tours seigneuriales - la tour de l’Evêque, la tour du Duc et celle du Roi…

    Mais Uzès, c’est aussi des sites naturels proches.

    Citons par exemple la Vallée de l’Eure, vaste espace naturel et sauvage aux pieds du duché, où se découvre le tout début des conduites qui menaient l’eau de l’Alzon vers le Pont du Gard.

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Mont bousquet​​​​​​​De même, à un peu plus de 13 km, l’étang de la Capelle (photo), inscrit au Réseau Natura 2000 et deuxième zone humide de la région : Son ponton de 100 m de long permet depuis peu de « marcher sur les eaux », une façon originale de visiter ce vaste site, pouvant s’étendre sur 60 ha selon les saisons.

    ​​​​​​​​​​​​​​Ou bien encore les gorges du Gardon - réserve de biosphère depuis 2015, gérée par le Syndicat mixte des Gorges, qui s’étendent sur près de 14 000 ha, et ajoutent au cachet tourisme naturel de la région, tout comme les fosses de Fournès, à une vingtaine de kilomètres d’Uzès, et ses pitons arides d’argile blanche, un écosystème apprécié de la faune et de la flore, sans compter le Mont Bouquet (photo), haut lieu du parapente, ou les vastes espaces de garrigue.

    ​​​​​​​Trois Beaux Villages de France médiévaux

    La Roque-sur-Cèze (photo), Montclus, et Lussan, labellisés Beaux Villages de France, sont également présents dans le Parc Naturel.

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​La Roque-sur-Cèze, labellisé en 2007, est un village hissé sur un éperon rocheux. Les cascades du Sautadet non loin, surnommées Le saut du diable, ajoute à son charme et ​​​​​​​​​​​​​​La roque sur ceze​​​​​​​en font une étape importante dans la visite du Gard.

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Monclus, labellisé quant à lui en 2012, est surmonté des ruines de son château. La fin des gorges de la Cèze à deux pas, véritable havre de paix ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​pour randonneurs et disciples ​​​​​​​du kayak, sont spectaculaires. Du haut des promontoires, la vue plongeante sur le site est vertigineuse.

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Lussan, labellisé en 2016, à une vingtaine de kilomètres d’Uzès, offre au visiteur, en dehors de son cachet historique, un aperçu de ce qu’était le monde des filatures de soie, activité qui cessa peut avant le 20e s. Une promenade à Lussan implique presque obligatoirement une visite au site minéral des Concluses, à seulement 5 kilomètres de là : en ​​​​​​​descendant à pied un dénivelé de plus de 200 m l’on rejoint de profondes gorges et un paysage lunaire une fois le lit de la rivière asséché.

    Patrimoine gardois

    En dehors de l’incontournable site du Pont du Gard inscrit à l’Unesco, il ne faut pas oublier l’important patrimoine historique du Gard en général, avec des villes ​​​​​​​touristiques de premier plan comme Nîmes, ville porte du Parc Naturel, en partie comprise dans le périmètre, ou Vézénobres. De même, Pont Saint-Esprit, Porte ​​​​​​​d’entrée de la Provence ​​​​​​​occitane, est riche de douze monuments historiques, dont la collégiale du 12e s et la Maison des Chevaliers qui accueille le musée d’art sacré du Gard (photo), et Bagnols-sur-Cèze, ​​​​​​​avec son Hôtel Gast de la Ramière du 15e s ou l’ancienne Pont saint esprit​​​​​​​Abbaye des Bernardines de Valsauve du 14e s.

    ​​​​​​​Essor touristique et rénovation des centres-villes

    Il est certain que plusieurs communes gagneraient en essor touristique et pourraient bénéficier des attraits du parc naturel régional, pour rénover leur centre-ville, véritables musées à ciel ouvert sur l’architecture et l’histoire locales, tout comme des communes, inscrites au programme Petites villes de demain, telles qu’Aramon, ou bien Remoulins.

    Remerciements à Sébastien de Vitot, Directeur du PETR Uzège Pont du Gard, pour sa collaboration.

    Sébastien de Vitot est l’auteur du livre « Droit des labels touristiques » (Edts Colibri), sur la réglementation relative au Patrimoine mondial de l’Unesco, aux Plus beaux villages de France, … aux Parcs naturels nationaux et régionaux.

    Source : ¹ https://www.parcs-naturels-regionaux.fr/les-parcs/charte-et-procedure-de-classement/charte-et-procedure-de-classement

  • Balade matinale à Serviers

    Visite de cette petite commune à 7 km d’Uzès, au départ de son église Saint Martin.

    Une église à l'emplacement d'un sanctuaire gallo-romain

    CheminBâtie aux abords d’une esplanade verdoyante et arborée, à l’emplacement d’un sanctuaire gallo-romain, les origines de Saint Martin remontent au 12e s. Détruite à maintes reprises, elle est reconstruite au début de 1662 avec des pierres provenant de la carrière de la Bouscarasse voisine.

    Laissant Saint Martin derrière nous, on rejoint le chemin de Peyregouses en suivant la Montée du Village, et croisons des petites ruelles, comme celle des écoliers ou du four. Les puits, qui s’échelonnent sur la route, sont souvent liés à la légende de la Roumèque, une créature fantastique qui vit près des torrents et des puits.

    Une forêt et le souvenir d'une ancienne poterie

    Au bout de la rue, voici le chemin de Peyregouses, ou le chemin du bois, qui nous entraîne vers l’ancien chemin d’Aubussargues, dans une forêt aux généreuses frondaisons.

    Les pans de roche sur le côté rappellent le travail des mines d’argile et le joli puits surmonté d’un chapiteau rond, ressemblant à un casque antique posé en pleine ​​​​​​​Mines d argile​​​​​​​nature, l’ancienne poterie du Clos de Veyrun et les faïenciers Evesques, active de 1818 à 1912, aujourd’hui en ruine.

    ​​​​​​​La première bifurcation que l’on croise sur le chemin, au niveau du Clos de Veyrun, sépare le chemin de randonnée. D’un côté, ​​​​​​​Arpaillargues à 7 km et Aubussargues à ​​​​​​​​​​​​​​presque 5 km, de l’autre, Serviers et Le Serre, respectivement à 1,7 km et 0,4 km.

    ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​C’est celui de La Serre qui nous ramène vers Serviers, en prenant cette fois-ci le parcours des sources, qui domine le village.

    ​​​​​​​​​​​​​​Le parcours des sources

    ​​​​​​​Depuis ce sentier long d’un peu plus d’1 km, on aperçoit le haut de la tour de l’horloge de Serviers, construite en 1848 et dont le campanile en fer forgé ressemble à celui de Saint Siffret, et Montaren, au loin.

    Pont​​​​​​​Redescendant par les ruelles, on apprécie la déambulation entre les jardins en terrasse du village.

    Un pont médiéval

    ​​​​​​​En quittant Serviers pour reprendre la route de Montaren, on passe trois ponts. Le dernier pont, médiéval, dont les deux arches enjambent la rivière Les Seynes, date du 14e s.

    ​​​​​​​Les cavaliers qui le traversèrent il y a peu lors du concours d’endurance des Haras d’Uzès n’ont guère eu le temps de l’apprécier à sa juste valeur. Modifié au cours des siècles, élargi au 18e s, le pont a aussi perdu ses ​​​​​​​« avant-becs et des arrières-becs sur le pilier central pour le protéger des crues des Seynes ».

    Source : Documentation touristique Culture en Seynes

  • La rivière Les Seynes et le pont romain

    La rivière gardoise Les Seynes s’écoule tranquillement sur 26,7 km et porte le nom de sa source.

    Avant de se jeter dans l’Alzon (dont elle est un des quatre affluents de l’Alzon) aux abords du golf club d’Uzès, on la retrouve à Belvézet, Serviers la Baume, Montaren et Saint Médiers, Uzès et Sanilhac-Sagriès…

    Parmi ses huit affluents, on note le ruisseau de Font Clarette, qui arrose Arpaillargues et Uzès.

    Le débit de la rivière est assez aléatoire, dépendant souvent des pluies du département qui se font parfois rares. Les pêcheurs apprécieront les plans d’eau où taquiner gardons, tanches, perches ou truites arc-en-ciel.

    Pont romain 2

    Un pont romain ?

    Si l’on suit le parcours de Les Seynes et que l’on s’approche d’Uzès, on découvre un peu plus loin que le domaine Malaïgue un pont ancien d’une seule arche. Rejoint en longeant les champs de Malaïgue, ou bien par un chemin non loin de la route du Grand Mas, ou du Mas de justice, il est connu sous l’appellation pont romain. Cependant, c’est sans doute un pont médiéval construit sur des fondations romaines, et qui permettait de franchir la rivière, comme le présente un petit documentaire sur les ponts, réalisé par Michael Palatan.

    Plusieurs ponts, de tailles différentes, permettaient de traverser l’Alzon, ou bien le Gardon.

    Ainsi, le pont qui traversait l’Alzon au lieu-dit « Pont des charrettes » par exemple, construit en complément des ponts plus anciens, permettait, comme son nom l’indique, le passage des charrettes et des convois plus importants, alors que des ponts de taille plus modestes ne laissaient le passage qu’aux cavaliers ou aux muletiers, comme ce fut peut-être le cas du pont sur Les Seynes...

     

    La bonne adresse : Chemin longeant les champs du Domaine Malaïgue, ou bien chemin (juste après le pont de l’ancienne voie ferrée), route du Grand Mas.

    Source : Reportage Michael Palatan, Histoire de ponts : le pont sur l’Esseyne, www.goujonuzetien.com

    http://www.goujonuzetien.com/peche-uzes/sites-et-faune/seynes-et-bourdic/, Les rivières de France https://www.gralon.net/rivieres-france/les-seynes-125282.htm

  • Escalade dans les gorges du Gardon

    Le département du Gard possède plusieurs sites parfaits pour l’escalade, un loisir alliant activité sportive et découverte de l’environnement.

    Les gorges du Gardon, réserve de biosphère, sont parmi les sites les plus courus, avec un accord entre le Syndicat mixte des Gorges et la Fédération Française Montagne Escalade.

    Escalade gorges du gardon 1De nombreuses voies, pour grimpeur novice jusqu’à l’expérimenté

    Plusieurs voies d’escalade sont accessibles, au départ de Russan, après la visite à la Maison des Gorges du Gardon notamment, et le site du Castellas avec 266 voies de plusieurs niveaux.

    Les versants abrupts aux abords du pont Saint Nicolas et le long des berges de Collias réservent aussi des voies d’escalade : les sites de la Rouquette et de la Grotte de Pâques par exemple, et des noms très prometteurs : Jour de printemps, Soleil noir, Larmes de lune. Tout un programme !

    Suivez-le guide

    Le Castellas

    Site proche de Sainte-Anastasie et de Russan, c’est une falaise calcaire de 15 à 40 m, adaptée à plusieurs niveaux de d’escalade. Les 266 voies sont particulièrement adaptées aux grimpeurs confirmés, voire très confirmés.

    Preparation pour l escaladeLe Pont Saint-Nicolas

    Pour ce qui est du site du Pont Saint-Nicolas, il se trouve sur la rive gauche du Gardon. En parcourant les sentiers surplombant les gorges, on peut parfois apercevoir des groupes de grimpeurs se succédant sur les parois. De dimensions plus modestes, entre 10 et 15 m de haut, les 53 voies équipées pour l’escalade sont adaptées pour les bons grimpeurs.

    ​​​​​​​Collias

    Le site de Collias a beaucoup de succès, tant pour l’escalade que pour la varape, d’après les connaisseurs. S’y trouve la célèbre Grotte de Pâques, avec 220 voies entre 15 et 60 m de haut, sur la rive droite du Gardon et le secteur de la Rouquette, avec 100 voies adaptées, entre 10 et 25 m de haut tant aux novices qu’aux grimpeurs confirmés, .

    A savoir : Actuellement, la via Ferrata de Collias est interdite d’accès pour la pratique isolée de l’escalade. Sa réouverture est prévue après des travaux de sécurisation

    Source, plus d’information sur le site du Syndicat mixte des Gorges du Gardon : www.gorgesdugardon.fr/escalade

  • La Gare d’Uzès

    Reprenant le trajet de la voie ferrée Uzès-Beaucaire, la voie verte inaugurée le 30 juin 2020 permet de parcourir quelque 10 km à vélo sur la portion Uzès-Pont-du-Gard. Une aubaine pour les sportifs et les promeneurs en attendant son complément, soit la portion allant jusqu’à Beaucaire par Remoulins, Sernhac et Comps.

    La voie verte prend son départ peu avant la gare de Pont-des-Charrettes, et rappelle le parcours de la ligne de chemin de fer qui continuait vers la gare principale, celle d’Uzès, non loin du Haras national.

    Plusieurs projets en lice

    A l’époque, ce sont les élus locaux qui ont l’idée d'une ligne de chemin de fer. Parmi les projets proposés, c’est celui de 1878 envisageant une gare, alors le terminus, à plus d’un kilomètre de la ville, qui est retenu. Les voyageurs payaient le trajet en omnibus pour s’y rendre, ou profitaient de tout autre transport.

    Inauguration en grande pompe en 1880

    Mise en service en 1880, son inauguration en septembre donne « l’occasion d’une grande fête à Uzès », comme le rappelle Louis d’Albiousse dans son Histoire de la ville d’Uzès, suivi d’un feu d’artifice et d’un bal. Vient ensuite la ligne du Martinet-Beaucaire, d’où part la ligne Uzès-Nozières¹-Brignon.

    Une activité voyageurs de 58 ans

    Cessant son activité voyageurs en 1938, malgré le succès rencontré auprès de la population, la ligne de chemin de fer continue à assurer un service de fret, actif jusque dans les années 90².

    Malgré la volonté de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports de préserver la ligne, celle-ci est désacfectée en 2010.

    Source : ¹la ligne Nozière est active de 1883-1940, ²fermeture de la gare d’Uzès au fret.  

    Plus d’informations sur : la voie verte https://www.uzes.fr/actualites/la-voie-verte-uzes-beaucaire-inauguree, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_du_Martinet_%C3%A0_Beaucaire, http://trains-europe.fr/raildanslegard/gares/uzes.htm

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_d%27Uz%C3%A8s_%C3%A0_Nozi%C3%A8res_-_Brignon, « Histoire de la ville d’Uzès », Lionel d’Albiousse, p325/326, Edts Lacour/Rediviva, Visuel Gare d’Uzès CPArama

  • Visite des jardins de Montaren et Saint Médiers

    Direction Montaren et Saint Médiers pour une escapade nature à moins de 10 km d’Uzès c’est promis, afin de suivre les dernières consignes du confinement d'avril.

    Img 20200714 101633 porte retailleUne oasis de verdure

    A 4 km d’Uzès, les jardins communautaires de Montaren sont une véritable oasis entretenue par quelques habitants du village.

    Créés au 19e s dans le quartier du temple, les jardins sont entourés de murets en pierres sèches et offrent un espace privatif et créatif pour tout jardinier, du passionné à l’amateur éclairé.

    Si dans les années 80 chaque jardin est rattaché à une maison de Montaren, les vocations potagères des habitants ne sont pas toujours au rendez-vous, comme c’est encore le cas aujourd’hui. Les projets d’urbanisme sont quant à eux bien plus dynamiques et espèrent acheter ses carrés verts de choix pour construire.

    Des habitants à la main verte et une association, Citrouille et Compagnie

    Img 20200714 102332 jardin 2 retailleFace à cela, et dans un souci de sauvegarde, la mairie décide d’en racheter une majorité et de les proposer à des habitants ayant la main verte, soutenue par l’association Citrouille et Compagnie, très active à sauvegarder ce patrimoine unique et à entretenir les jardins, et permettre de faire perdurer le lien indéfectible qui unit les jardins aux habitants de Montaren.

    C’est d’ailleurs une des membres de l’association qui nous fait agréablement visiter les jardins. Au détour des sentiers qui les parcourent, on découvre des jardins productifs, d’autres en friche, attendant dans une nonchalance certaine une bonne âme pour redonner vie à ce lopin de terre, comme ce tout jeune jardinier dont nous parle notre guide et qui fait pousser courgettes et tomates.

    Fleurs, fruits, légumes

    Fleurs (rosiers, tulipes, jonquilles…), légumes (aubergines, pommes de terre, courgettes…), fruits (framboises, tomates…), plantes aromatiques locales et résistant bien à la chaleur, l’eau étant précieuse (romarin, thym…) et arbres fruitiers (cerisiers, abricotiers, figuiers, poiriers…) se partagent l’espace et profitent de la culture bio préservant l’écosystème local.

    Envie de les découvrir ? Direction Montaren et Saint Médiers, puis la rue des jardins et vous y êtes !

  • Le site archéologique du Cailar

    Situé au cœur de la Petite Camargue à environ 50 km d’Uzès et à 25 km de Nîmes, le site archéologique du Cailar représente un habitat lagunaire fortifié de l’âge de Fer, qui n’est pas sans rappeler le site portuaire de Lattara, Lattes aujourd’hui.

    Des fouilles archéologiques depuis les années 2000

    Les fouilles archéologiques, entreprises dès 2000 par des archéologues et des géographes, ont mis à jour « un important comptoir de commerce protohistorique, occupé depuis le VIe siècle avant notre ère et très impliqué dans les échanges avec la Marseille grecque et l’ensemble de la Méditerranée ». Sans aucun doute précurseur d’Aigues-Mortes, dont il n’est distant que de 15 km, le Cailar « constitue un chapitre majeur de l’histoire de la Camargue », comme le précise Réjane Roure, enseignante-chercheur au département Archéologie et Histoire de l’Art à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, et responsable des fouilles.

    Le site du Cailar

    Le site protohistorique et antique du Cailar se trouve au confluent du Vistre et du Rhôny, à proximité immédiate de la vaste lagune qui occupait le sud de la région durant l’âge du Fer », et permet « de comprendre que l’évolution du paysage a été très importante dans ce secteur, en relation avec l’évolution du Rhône ».

    Découverte de vestiges notables

    Sous la responsabilité de Réjane Roure, les fouilles de 2002 à 2013 ont permis de retrouver armes et têtes coupées (IIIe av J-.C), et d’étudier des secteurs remontant au IVe, Ve et VIe s av J-.C, proches d’un rempart avec la découverte de vestiges notables comme ce « graffite (voir photographie) prouvant l’usage de la langue et de l’écriture grecque au Ve avant J.-C, ou bien ces milliers d’amphores. En 2019, des niveaux d’occupation ancienne sont étudiés (début du Ve s et VIe s. av J.-C, marqués déjà par Screenshot 1 detail graffite en grec sous un pied de coupe attique rejane rourede nombreuses importations : grecques et étrusques) ».

    La continuité des fouilles en danger

    Malgré les avancées notables des recherches « qui donnent beaucoup d'informations sur l'évolution du paysage et mis en évidence que le site était un port qui ouvrait sur la lagune, comme le port d'Aigues-Mortes à l'époque médiévale », Réjane Roure précise qu'un projet d'un lotissement menace le reste des vestiges archéologiques, situé entre le cimetière et les arènes, et sous le village.

    « Son impact sur les vestiges serait considérable, et empêcherait surtout tout autre projet de valorisation du site. La lutte contre le lotissement est vraiment patrimoniale : c'est pour préserver les vestiges et développer un projet de tourisme culture sur ce site plutôt que douze maisons modernes au milieu du vieux village ».

    Pour soutenir les fouilles archéologiques, « une pétition circule pour sauver le site archéologique du Cailar »¹. Ayant recueilli un grand nombre de signatures, on la doit à Ophélie Laboury-Barthez, chef d’entreprise du Cailar, qui l’a complétée par un recours gracieux contre le permis de construire (France Bleu Gard Lozère (6/12/2019).

    « Une fenêtre sur le site archéologique »

    Les fouilles actuelles, sur la place Saint-Jean, sont toujours la priorité. Les niveaux sur lesquels travaillent l’équipe archéologique sont très anciens et Réjane Roure espère pouvoir continuer les fouilles de mi-aout à mi-septembre cette année.

    Screenshot 1 le site du cailar rejane roureLa protection du Cailar permettrait de le classer « autant au titre de la loi de 1930 (Sites et Paysages) que de celle de 1913 (Monuments historiques), tout en préservant « un terrain situé dans l’emprise d’un site Natura 2000 » souligne Réjane Roure.

    A lire : ¹https://www.camargue.fr/villes-villages/le-cailar

    Remerciements à Régine Roure pour sa collaboration à cet article et la documentation transmise  :

    L’Archéologie nº 156 décembre 2020/janvier-février 2021 « Le Cailar, un comptoir lagunaire » (Régine Roure), Dossiers Archéologie nº398 1 mars 2020 « Face à un projet immobilier, une pétition pour sauver Le Cailar (Martin Koppe)

    La bonne adresse : Le site du Cailar, place de la Saint-Jean ; Le musée de la Romanité de Nîmes pour découvrir des armes du IIIe s av J-.C.

    Plus d’informations sur https://www.asm.cnrs.fr/les-fouilles/le-cailar/109-la-fouille-au-cailar

     

  • Le Cailar, capitale de la Petite Camargue

    Entourée de manades, où les taureaux évoluent en toute liberté depuis le 19e s, la petite commune du Cailar est un reflet de la cohabitation entre les hommes, les taureaux et les chevaux camarguais.

    Manades et course camarguaise

    Pays des Costières, Le Cailar est « qualifié au début du 20e siècle de « la Mecque de la tauromachie camarguaise » par les manadiers et aujourd'hui de « capitale de la Petite Camargue »¹.

    Visite guidée

    Au gré de la promenade, on regarde les décorations des rues et des maisons qui reprennent souvent la croix de Camargue ou le profil taurin, tout en nous dirigeant vers la mairie, du 18e, qui occupe ce qui fut une caserne pour les troupes du roi lors de la lutte contre les Camisards.

    Tout proche, la petite église romane de Saint Etienne, tout en charme discret, date du 11e s.

    Continuant la promenade, on passe près du lavoir Bel-Air (19e s), puis de la tour de l’horloge (1902).

    En revenant vers le parking, on longe les arènes (1905) avant d’arriver au site archéologique du Cailar, jouxtant le cimetière.

    A savoir : Le Cailar vient du bas latin Castallare, camps fortifié.

    A lire : L’encyclopédie de la Camargue, Edts Buchet Chastel

    ¹https://www.camargue.fr/villes-villages/le-cailar

  • La maison des Gorges du Gardon

    En attendant la réouverture des musées que l'on espère prochaine, visite de la Maison des Gorges du Gardon, à Russan

    « Initiées dans le cadre du programme Man And Biosphere (MAB) de l’UNESCO, les réserves de biosphère sont des zones modèles et des laboratoires pour expérimenter des démarches visant à réduire la perte de biodiversité, favoriser le développement durable et améliorer les connaissances scientifiques »* (1)

    La visite de la Maison des gorges du Gardon à Russan est une des étapes importantes pour mieux comprendre le Gardon et la nature qui l’entoure.

    Musée et Réserve de biosphère du Gardon

    Les salles du musée permettent de découvrir l’environnement végétal et animal des gorges, un espace naturel protégé, faisant partie de la réserve de biosphère du Gardon.

    Aujourd’hui, la garrigue du massif du Gardon, en perpétuel changement, « tend à évoluer en forêt de chênes verts et blancs ». On y  observe la flore traditionnelle, comme les incontournables thym et romarin, mais aussi le ciste cotonneux, etc, et proche du gardon, la saponaire, le saule blanc.

    Les gorges du Gardon et ses environs accueillent de nombreux oiseaux (fauvettes pitchou, hérons cendrés, vautours percnoptères et faucons crécerelles dans les falaises, hibou, l’espèce protégé du faucon Bonelli), des mammifères (sangliers, genettes, renards roux, chauves-souris, etc), des reptiles (lézard ocellé, des papillons (proserpine, diane), des insectes (le grand capricorne, et une vie aquatique intense (gardons, truite, brochet, ragondin, le petit crapaud alyte accoucheur.

    Le patrimoine architectural n’est pas oublié, avec des constructions en pierres sèches (murs, capitelles, etc)

    A savoir : Inaugurée en 2016, la réserve du Gardon est comprise dans un Grand Site, surveillé de près par le Syndicat mixte des gorges du Gardon (créé en 1993), comprend, en plus des gorges, « les plateaux, les franges agricoles et les abords des villages.

    « Les Grands Sites de France visent "la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque", pour une partie significative de leur territoire » (https://grandsitedefrance.com/).

    Parmi les quatorze réserves de biosphères de France, le Gard en possède deux : la Réserve des Gorges du Gardon et la Réserve de biosphère de Camargue.

    (1) https://ecoacteur-gorgesdugardon.fr/reserves-de-biosphere/

    Plus d’informations https://www.gorgesdugardon.fr/decouvrir/les-maisons-de-site/la-maison-des-gorges-du-gardon/

    La bonne adresse : La maison des gorges du Gardon, Russan, 2 rue de la pente, 30190 Sainte-Anastasie

  • Le chemin Abraham Mazel, à Uzès

    A quelques minutes en contrebas du cimetière d’Uzès (chemin du Peiroulet), le chemin Abraham Mazel rend hommage à une figure protestante du Gard.

    Connu pour être le premier des camisards, il naît en 1677 à Falguières, proche de Saint-Jean-du-Gard (autrefois Saint-Jean-de-Gardonnenque), dans les Cévennes, alors sous occupation des troupes de Louis XIV « qui veut interdire la liberté de culte aux protestants ».

    En 1702, il « a vingt-cinq ans… et reçoit une « inspiration divine » : il doit libérer les huguenots détenus et torturés par l’abbé du Chayla au Pont-de-Montvert.».

    « Le début de la révolte des camisards »¹

    Le 24 juillet 1702, en compagnie de Pierre Séguier, dit « Esprit Séguier ». Abraham et ses compagnons libèrent les prisonniers et l’abbé est tué, peu après.

    La période la plus violente de la révolte a lieu entre 1702 et 1704. Une paix est pourtant négociée auprès des troupes royales, mais certains des Camisards, dont Abraham, ne la reconnaissent pas et continuent de combattre.

    De la tour de Constance au départ à l’étranger

    Arrêté en 1705, il s’évade le 24 juillet de la même année de la tour de Constance, à Aigues-Mortes, où il est emprisonné. Se rendant aux autorités, il lui est permis de quitter la France pour la Suisse, où il devient officier dans le régiment camisard.

    « Impliqué dans l'affaire de la tentative de débarquement en Savoie des camisards et des partisans savoyards », il quitte la Suisse pour l’Angleterre, à Londres, où il « participe au groupe des « prophètes cévenols ». Revenu en France en 1708, il s’installe quelque temps dans le Vivarais (aujourd’hui l’Ardèche).

    Les Camisards sont battus, la guerre se termine

    Après plusieurs échauffourées à l’été 1709 entre Vivarais et Cévennes, les camisards sont battus près d’Alboussière et dispersés.

    Fait de nouveau prisonnier le 14 octobre 1710 après avoir été dénoncé, il est tué au Mas de Couteau, près d’Uzès, et ne verra pas la fin de la guerre des Camisards, en 1711.

    A lire : https://www.humanite.fr/des-camisards-aux-maquisards-577625, « Mémoires sur la guerre des Camisards », Abraham Mazel, Élie Marion, Jacques Bonbonnoux ; préface, Philippe Joutard (https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/0015047944)

    A voir : la maison natale d’Abraham Mazel, proche Saint-Jean-du-Gard (achetée en 1995 par l’association Abraham Mazel pour en faire « une maison vivante des résistances).

    A visiter : l’association Abraham Mazel http://www.abrahammazel.eu/

    Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham_Mazel (4/02/21), Abraham Mazel, http://www.abrahammazel.eu/en-remontant-le-temps/ (Jacques Verseils)

  • Les vins bio du Monastère de Solan

    Situé à un peu plus de 16 km d’Uzès et à 15 km de Bagnols-sur-Cèze, le Monastère orthodoxe de Solan est comme enchâssé dans le décor naturel et verdoyant des abords de La Bastide d’Engrais, sur les contreforts de la vallée de la Tavel.

    A sa visite, aventure tant spirituelle que touristique, s’ajoute la découverte de ses vins, qui relève quant à elle de l’aventure gustative.

    17 sœurs orthodoxes vivent selon les préceptes du monachisme orthodoxe et « partagent leur temps entre prière et travail de la terre »

    Rythmant leur journée de travail entre respect de la vie monastique et soins apportés à la culture du domaine, les sœurs entretiennent depuis 1992 3 hectares de potager et de verger, 5 ha de vignoble et 40 ha de forêt, placés sous la protection de Saint Gilles, patron du domaine du Monastère.

    Au fur et à mesure des années, les sœurs ont réaménagé les terres, notamment le vignoble, veillant à conserver les caractéristiques du domaine, les cépages d’origine, n’hésitant cependant pas à faire place à la nouveauté. Dans les vignes, le Pinot noir a su s’acclimater dans une terre qui n’est pas la sienne, s’accordant très bien aux assemblages, alors que le Merlot qui n’a pas été retenu.

    Une production certifiée Agriculture biologique depuis 1993

    Grâce aux précieux conseils de pépiniéristes et de cultivateurs locaux, de professionnels rencontrés lors des salons de producteurs bio, mais aussi grâce aux formations organisées par la Chambre d’agriculture du Gard, les méthodes de production du domaine ont également évolué. Tant pour le potager, le verger que pour les vignes, aucun herbicide ni produit de synthèse n’est utilisé. « Du sol à la récolte, tout est bio ».

    Ainsi, pour amender la terre, pour lutter contre les nuisibles et les mauvaises herbes, on se dirige plutôt vers le fumier, le paillage de la terre, ou bien les haies pour attirer oiseaux et certains insectes. Et si les vignes sont attaquées par le mildiou, cuivre et souffre soignent les ceps avec des extraits de plantes ou bien des roches broyées.

    Des vendanges participatives

    Lors des vendanges de septembre, le raisin est récolté quelques jours par semaine à la main, le matin, pour conserver le fruit frais et éviter un début fermentation trop rapide. Avec l’aide de bénévoles de l’association « Les Amis de Solan », de stagiaires et d’autres bonnes volontés, le raisin arrivé à pleine maturité est trié pour ne garder que le meilleur.

    Après cela, c’est la mise en bouteille qui est un autre moment phare de la production viticole. Toute la production est réalisée au monastère, par les sœurs, à différents moments de l’année, selon les cuvées : en fin d’hiver pour le rosé et le blanc, en fin de printemps pour la cuvée Saint-Martin, et en décembre de l’année +1 pour les cuvées Saint Ambroise et Saint Porphyre, qui passent un an en barriques.. En tout, ce sont quelque 25 000 bouteilles qui sont préparées.

    Une production de « 35hl/ha » et une gamme de vins très variée

    Les sœurs du Monastère de Solan proposent une gamme de vins variée, aux noms évocateurs des racines orthodoxes du Monastère, et 100 % bio : Rouge comme le Saint Porphyre, blanc comme la cuvée Sainte Catherine, rosé comme le « Mon Bien-aimé avait une vigne », méthode traditionnelle comme la délicieuse et fruitée cuvée Sainte-Sophie ou encore vin apéritif.

    La bonne adresse : Monastère de Solan, 1942 route de Cavillargues, 30330 La Bastide d'Engrais, Tél : 04 6 682 99 12

    Retrouvez les produits du Monastère (confitures, vins, crème d’olives, vinaigres arômatisés, pâtes de fruits, mais aussi de l’artisanat, des livres, des cd) au domaine de mai à août de 11h à 18h et de septembre à avril : de 11h à 17h. Sur Uzès, il est possible de retrouver les vins du Monastère au Suisse d’Alger (place Dampmartin), les confitures à Malaïgue (face à l’esplanade, 5 Avenue de la libération), confitures, vinaigre, etc., à la cave coopérative de Saint Quentin-la-Poterie (111 avenue Pierre de Camisole).

    Remerciements à Sœur Iossifia pour sa précieuse collaboration à la rédaction de cet article.

  • Vol découverte à l’Aéroclub d’Uzès

    (UK version) Rendez-vous est pris en matinée avec le pilote de l'aéroclub d'Uzès pour un Vol découverte au-dessus d'Uzès et sa région.

    Survol d'Uzès et du Pont du Gard, effet garanti

    C’est une première pour nous de visiter pendant presque ½ h l’Uzège autrement, en prenant de l’altitude. Au programme la cité ducale, mais aussi l’incontournable Pont du Gard, et en passant, plusieurs villages, dont Saint-Quentin-la-Poterie.

    Après une brève présentation de l’avion, son modèle, sa vitesse, son autonomie, les fréquences radio, nous décollons enfin après nous être élancés sur un bon kilomètre.

    Le pilote nous commente le paysage, les villes et villages que nous survolons ou apercevons au loin, avant de nous incliner vers le clou du spectacle : le survol du pont du Gard. Impressionnant de planer ainsi au-dessus de ce gigantesque héritage romain.

    De retour vers l’aéroclub, nous devinons en dessous de nous le parc photovoltaïque de Belvézet, une technologie bien plus proche de nous.

    Atterrissage tout en douceur sur la piste avant un retour au hangar. Rendez-vous est pris pour un autre vol, tant l’expérience nous a enchanté !

    Retour sur l’aventure de l’aéroclub

    Fondé en 1955, l’aéroclub Spiripontain Jean ORIAL de Pont-Saint-Esprit est un peu le précurseur de l’aéroclub d’Uzès, que l’on connaît depuis 1963. Ce dernier, qui accueille son aîné à partir de 2008 sur le terrain d’aviation d’Uzès Belvézet (sur la route entre Uzès et Lussan), reprend son principe : tous les membres sont bénévoles.

    Devenu un seul et même aéroclub en 2010, l’aéroclub d’Uzès accueille tous les passionnés d’aviation, du pilote confirmé au jeune qui souhaite passer son brevet de pilote, en passant par les candidats aux vols découverte.

    La flotte et les installations

    La flotte de l’aéroclub est composée de Jodel D112 (biplace) et de Robin, DR400-120 et DR400-140 (pouvant transporter jusqu’à 4 personnes), soigneusement abritée dans les 4 hangars, tous comme les ULM, qu’ils soient du club ou privés.

    La bonne adresse : En venant d’Uzès, se diriger vers Belvézet et Lussan par la D979. L’Aéroclub se trouve sur votre droite au niveau de la bifurcation pour Belvézet, 04 66 59 65 62.

    A savoir : Les vols découverte reprendront dès que les conditions sanitaires le permettront.

  • Vézénobres, cité médiévale et capitale de la figue

    (UK version) A 11 kilomètres d'Alès et à un peu moins de 40 kilomètres de Nîmes, Vézénobres est une cité médiévale d'Occitanie, dans le département du Gard, et capitale de la figue.

    Installée sur un ancien oppidum, Vézénobres est une destination balade idéale. Si on ajoute à cela un pique-nique familial dans la campagne environnante, la journée se révèle un succès. Air pur allié au côté historique de la cité, Vézénobres nous a conquis, comme ce fut le cas bien avant nous pour les peuples anciens, comme les Celtes ou les Romains. La voie romaine de ces derniers, reliant la région au nord de la France, très courue du 11e au 13e s, englobe le chemin de Régordane, que les pèlerins empruntent encore pour voyager vers Saint Jacques de Compostelle. Le chemin est depuis 2007 un circuit de grande randonnée, le GR 700, qui suit plus ou moins le tracé historique et rejoint le Puy-en-Velay, en Auvergne.

    Deux châteaux et un musée

    Vézénobres a la chance d'avoir deux châteaux. Le château de Girard, avec ses fenêtres à croisée, ses meurtrières, joliment restaurés, date du 14e s. Sa sobre façade, intégrée aux murailles défensives de la ville, domine le champ de figuiers en contrebas. Le soubassement du château, avec ses salles voûtées, est consacré en partie aux expositions temporaires, à l'office de tourisme et au musée de la figue.

    Sur 200 m2, la Maison de la Figue est totalement dédiée à ce bel arbre méditerranéen. On a ainsi l'occasion d'en savoir plus sur les particularités de la figue, phare de l'économie de Vézénobres depuis de nombreux siècles : présentation des variétés de figues, de l'orangée longue d'août à la violette moscatel, de l'exotique jahlash à la moisonnière, la culture, les légendes qui lui sont liées, ou encore apprendre que la production mondiale s'élève à 1, 3 millions de tonnes, et que c'est la Turquie, le pays qui en exporte le plus. En sortant de la Maison de la Figue, il faut descendre vers le verger conservatoire de la figue, qui accueille depuis 2000 " le dédoublement d’une partie de la collection de figuiers du Conservatoire Botanique National situé sur l’île de Porquerolles, une collection riche d’un millier d’arbres présentant plus de 100 variétés, principalement celles propices au séchage auxquelles viennent s’ajouter des variétés plus rares en provenance d’Espagne et de Syrie.

    Située à l'est, à l'entrée de la ville, et également connue sous le nom de la porte de Sabran, la porte de l'horloge fait partie des 5 portes de la ville. Construite au début du 13e s, on y découvre tout en haut un clocher et une horloge, ajoutés au 18e s. La jouxtant, le début du chemin de ronde et les murailles de la ville.

    Un village de caractère

    La cité de Vénézobres, située à 219 m d'altitude, domine la plaine environnante. Elle fait partie des 5 "villages de caractère" du Gard, avec Barjac, Lussan, Dourbies et Sauve.

    Tout en haut de la cité se trouve la porte du fort, la porte de l'aura en occitan, au nord. Elle faisait partie des 5 portes à pont-levis de la fortification. A peu de distance, les vestiges du fort sont à parcourir, avant de redescendre par un petit chemin de traverse sur la cité. En surélévation du site, la table d'orientation érigée par la municipalité en 1968, est idéale pour se situer dans la région.

    Il ne reste plus que des ruines du château de Montanègre, un pan de mur de quelque 30 m de haut. On le connaît aussi sous le nom du château de Fay-Pairaut. Construit au 12e s, il est détruit en 1628.

    Quand à l'hôtel de Montfaucon, la maison d'Adam et Eve, dans la partie basse de la ville, c'est un élégant hôtel particulier de style Renaissance est construit en 1574 pour la comtesse de Vézénobres par François de Montfaucon, qui lui donne son nom. Le fronton de la porte d'entrée, "d'inspiration italienne" et tout en finesse, est à admirer. On doit la restauration de la toiture de la tour "de guette", détruite lors la seconde guerre mondiale, à son nouveau propriétaire, avec le concours des architectes des bâtiments de France.

    A lire aussi : Les recettes à base de figues, section Terroir