Les vignes de Blauzac, près de la colline de la Librotte

Affiche festival

Festival Photo des Azimutés

Du 25 mai au 26 juin prochains aura lieu la nouvelle édition du Festival Photo des Azimutés.

Organisé par une équipe de bénévoles passionnés, le Festival a de quoi réveiller cette année les émotions des Uzétiens et des visiteurs, en commençant avec la photographie choisie pour l’affiche de cette 7e édition, reprenant un cliché de la série Mediterraneum d’Edouard Elias, un des photographes accueillis.

L’association Les Azimutés d’Uzès

Derrière le Festival Photo des Azimutés se cachent « une vingtaine de bénévoles, investis tout au long de l’année dans les actions de l’association Les Azimutés d'Uzès.

Garder les expositions, coordonner les plannings, aider à l’administration ou à la communication de l’association, coller des affiches, participer à la scénographie et à la déco… il y a du travail pour toutes les bonnes volontés ! »

De plus, tous les membres de l’association «  partagent la volonté de développer des actions soutenues par des valeurs humanistes, positives, de coopération, de respect et d’ouverture ». Le résultat de leur investissement personnel est donc une promesse de qualité.

Tous reliés – Tout est lié

Sur la thématique de l’humain et des liens, Tous reliés – Tout est lié réserve pour la cuvée 2021 de belles surprises avec la participation des 7 artistes présentés par l’association des Azimutés d'Uzès7 catégories et des photographies qui donnent l’occasion de réfléchir à un monde nouveau et à « la capacité de l’homme à témoigner de l’entraide et de la solidarité mais aussi à nourrir des relations positives et harmonieuses. Espérant ainsi nous sensibiliser, nous donner envie d’agir à notre tour et de créer le meilleur ensemble ».

Alain Keler dévoile ainsi dans la cour de l’Hôtel de ville sa Grande et petite Histoire, Edouard Elias - Mediterraneum, Didier Bizet - Les derniers vivants de la Taïga, Thomas Cytrynowicz – Migration nomade et Flore-Aël Surun (que l’on verra également du 25 au 29 mai au Lavoir) – Chamane-Lumière se partagent la scène de la Médiathèque, alors que Denis Meyer - Le village des Pourgues expose dans le quartier des Bourgades et Emile Loreaux – Envoyé spécial met en lumière le passage marchand.

« Rencontres / Week-end d’ouverture : vendredi et samedi 28-29 mai »

Parmi les lieux d’exposition, la Médiathèque d’Uzès offre un espace particulièrement adapté au thème.

Quant au centre-ville d’Uzès, il constitue un parcours artistique intéressant allant « de la cour de la mairie au passage marchand, du quartier des Bourgades, qui s’associe pour la première fois à l’événement, au lavoir qui accueillera également la première semaine une exposition qui sera ensuite transférée sur la terrasse de la Médiathèque ».

Entre rencontres avec les artistes, « documentaires et films en lien avec les séries photographiques », le week-end d’ouverture du Festival augure de beaux moments avec, par exemple, les dédicaces organisées à La librairie de la place aux herbes le 29 au matin, ou des ateliers comme celui animé par Flora-Aël Surun, Jouer avec la lumière, du 30 au 31 mai.

Expositions uzesPrésentation

Didier Bizet, diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts et en Histoire, se consacre depuis 2015 à la photographie après avoir travaillé dans des agences publicitaires. Récipiendaire en 2020 du Sony Award pour sa série Baby boom, l’artiste est interpellé par la société d’aujourd’hui, comme le prouve ses nombreux travaux sur les pays de l’ancienne Union soviétique.

Après « 20 ans dans le secteur de l'Économie Sociale et Solidaire » et dans le monde de l’activisme « dans des collectifs de luttes non-violentes », Denis Meyer se lance dans « la photographie documentaire et le photojournalisme ». Faisant partie du Studio Hans Lucas depuis 2016, il rejoint le collectif de presse Extra-Muros en 2019. Il suit le premier confinement aux travers de quelques arrêts sur images et s’intéresse à la crise des gilets jaunes. A l’international, on le retrouve aux côtés des enfants du Yawenta Children’s Center en Ethiopie, à Addis-Abeba ou bien aux côtés des pêcheurs des îles Feroé…

Le photographe et réalisateur, spécialiste en Relations Internationales, formé au journalisme cross-format à Associated Press, Thomas Cytrynowicz travaille sur des projets ayant pour base le monde. Entre le Vietnam, le Ghana avec la série Une Danse de Vie et de Mort ayant reçu le prix TAPSA scholarship en 2017, ou bien La Vallée des nuages dans l’Himalaya. Un autre regard sur l’humain.

Émile Loreaux a quant à lui un talent totalement inclassable et tellement divertissant. Un autre point de vue sur la société, rafraîchissant. Jouant sur le décor autant que le sujet, Emile Loreaux s’amuse avec des thèmes comme la connaissance (comme le magazine Famille et éducation, mars avril 2021), les nouvelles technologies (Le Monde « Allô Allô Monsieur l’ordinateur, novembre 2018), ou bien l’écologie et la vie côté bio (Vegan, Le Monde, février 2016) et ses clichés sur les jardins familiaux de Nantes.

En dehors de ces 4 photographes membres de Hans Lucas, « plateforme multimédia qui regroupe plus de quatre cents photographes en France et à l'étranger », on retrouve Edouard Elias, qui a déjà participé à l’Édition Spéciale des Azimutés l’an passé, et dont le paysage maritime provenant de sa série Mediterraneum est repris par l’affiche du Festival 2021. Acteur et spectateur du monde d’aujourd’hui, il « témoigne des crises sociales et humanitaires à travers le monde : guerres, exodes, répression, pauvreté ». Après avoir été retenu 11 mois en otage par l’Etat Islamique lors de sa couverture de la guerre en Syrie, il couvre pour « les plus grands médias nationaux différents lieux de crise et de combats… ». Son regard sans fausse note retient l’attention de la communauté artistique avec, entre autres, le prix Sergent Vermeille.

Alain Keler, photographe à l’agence Sygma et Gamma, co-fondateur de l’agence Odyssey images, fait partie depuis 2008 de l’agence M.Y.O.P. Récompensé dès les années 80 par le prix Paris-Match pour « L’Ethiopie sous la pluie », lauréat en 2004 de la fondation 3P à Paris pour le projet « Le pays de la terre qui brûle », ou la complexité du conflit israélo-palestinien, il réalise aussi des documentaires et a publié 4 livres, dont « 1982, Journal d’un photographe », avec 47 de ses clichés (2015).

Pour finir, voici Flore-Aël Surun. Formée à la photographie à Paris, primée en 1999 par le prix spécial du jury au Festival d’Angers du scoop et du journalisme, sa série sur la paix mondiale commencée en 2002 l’a menée à rejoindre la marche bouddhiste dans le désert du Negev… Sa série sur les « Totems », des photomontages inspirés par l’expérience chamanique, rappelle le lien étroit existant entre les êtres et « leur essence animale », tout comme ses prenants clichés de « Sur-vie sous », travail réalisé lors de son séjour en Roumanie en 1997, à mettre en parallèle avec série « Sur-vie sous » de 2007.

Remerciement à Dominique Nouzille , de l'Association des Azimutés d'Uzès, pour sa collaboration à la réalisation de cet article.

Source : Les Azimutés d'Uzès

 
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