Forêt de Massargues, à côté d'Aubussargues

La Yegros, l’Argentine aux portes d’Uzès

Chanteuse compositrice argentine, La Yegros est originaire de la province de Buenos Aires. 

Album la suelta la yegrosDiffusant les rythmes argentins au cœur de ses compositions, sa passion pour la musique se note dans chacune de ses partitions.

Entre chamamé, cumbia, musique traditionnelle, et chant lyrique

Influencée par le chamamé, mosaïque de musique traditionnelle, la cumbia colombienne, qu’elle écoutait en famille, Mariana Yegros se dirige dès le lycée vers le chant lyrique.

Rejoignant le groupe argentin De la Guarda à la fin des années 90, elle y rejoint des artistes aux multiples facettes, alliant classique et musique plus contemporaine.

2013, vers une carrière en solo

Se lançant dans une carrière solo en 2013, Mariana adopte le nom de scène La Yegros. Viene de mí arrive ainsi sur les platines.

Camarada de rebelión, florcita
Macumba en la despedida
No digas siempre, no digas nunca (Viene de mí)*

(Camarade de rebellion, petite fleur, Macumba en disant adieu, Ne dis pas toujours, ne dis pas jamais)

La musique qui accompagne cet album reprend les accents latinoaméricains que La Yegros affectionne, tout en y ajoutant un rythme pop. Le succès est au rendez-vous grâce, entre autres, aux clips chamarrés et inventifs.

Sort ensuite Magnetismo en 2016, le son y est résolument moderne (comme les notes de guitare électrique dans la chanson Atormentada) sans toutefois oublier les touches plus traditionnelles (l’accordéon si prisé en Argentine, ou bien les percussions notamment) chères à la chanteuse.

Yo soy mujer hijita de la calle
Debajo del tatuaje que me cruza el talle
Yo siento que late la naturaleza 
(Sube la presión, Album Suelta)*

(Je suis femme, fille de la rue, Sous le tatouage qui parcourt ma taille, Je sens battre la nature)

Puis sort en 2019 Suelta, encore plus mature et inventif que les précédents, et où l’on retrouve 10 nouveaux titres, dont Sube la presión, Alegría et Tenemos voz (voir extrait ci-dessous).

Layegros c guilhemcanal 06Questions réponses

Vous serez en concert à L’Ombrière d’Uzès fin novembre, quels titres allez-vous présenter à cette occasion ?

Nous allons présenter des chansons de notre tout dernier album, Suelta, mais aussi des titres de nos premier et deuxième disques, qui ont souvent été joués et ont eu beaucoup de succès auprès de notre public. Certains titres seront des versions différentes, plus dansantes adaptées au live.

Parmi tous les titres que nous jouerons, il y aura notamment Viene de Mi, Chicha Roja, Trocitos de madera. Il y a aura aussi quelques surprises.

La Suelta est votre tout dernier album. Préparez-vous en ce moment de nouvelles chansons ? Si c’est le cas, quelle sera la différence avec les 3 premiers ?

Nous sommes en effet en train de travailler à un nouvel album et réfléchissons au caractère à donner à ce quatrième disque. Nous le saurons bientôt.

Vous êtes profondément inspirée par les sonorités d’Amérique du sud, notamment d’Argentine, votre pays, mais aussi de Colombie et du Brésil et vous y ajoutez des touches modernes, avec des sons tour à tour pop, funky, alliant des instruments comme la guitare électrique. Comment procédez-vous pour combiner toutes ses sonorités ?

D'un certain côté, c'est un travail intuitif. Combiner la musique électronique avec des sons folkloriques mène à une sonorité qui me correspond totalement, et je me sens comme un poisson dans l'eau. Peut-être que le fait de venir d'une famille profondément enracinée dans la musique folklorique tout en étant en même temps influencée par une ville telle que Buenos Aires, très connectée à la modernité, fait que le "mix", le mélange, soit très naturel et harmonieux dans ma façon de l'exprimer musicalement.

Ensuite, en travaillant avec mes collègues argentins, Daniel Martin, compositeur de Viene de Mí et d’autres magnifiques chansons, et Gaby Kerpel, producteur de tous mes disques et avec qui nous composons aussi, nous avons trouvé une personnalité propre à nos mélodies qui fait de nos concerts un voyage unique en compagnie du public.

Alors qu'en Europe on trouve cela un peu exotique, l’utilisation de l'accordéon fait que le public retrouve une musique familière et populaire qui les relient à leurs propres racines, et qu'ils se sentent comme à la maison.

Collaborez-vous parfois avec d’autres artistes, lors de vos concerts ou pour vos disques ?

Oui, pour chaque album. Nous aimons inviter des musiciens pour qu'ils nous apportent leurs propres couleurs et talents.

C'est le cas par exemple de la chanteuse écossaise Soom T, du groupe colombien Puerto Candelaria, du compositeur argentin Gustavo Santaollalla, de la chanteuse bolivienne Miss Bolivia, et de bien d'autres.

Avez-vous d’autres dates de concerts prévues en France ? A l’étranger ?

Cette année, notre dernier concert sera celui d'Uzès. Je retourne en Argentine après 2 ans d'absence, due au confinement.

Le concert de L'Ombrière sera donc un spectacle très spécial pour nous.

 

Vifs remerciements à La Yegros et à François Guéritot, La Yegros Management, pour leur collaboration à cet article

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !